Deux pas de danse
Demain l'année qui vient
En cette fin 2025, un haïku, même mauvais s'imposait ! Passez de bons moments de fin d'année en famille ou devant la télé, je ferme les écrans ! on se retrouve l'année prochaine !
Quelques billets: Voyages d'abord et partage d'opinions, de photos, bouquins, et les oliviers !
En cette fin 2025, un haïku, même mauvais s'imposait ! Passez de bons moments de fin d'année en famille ou devant la télé, je ferme les écrans ! on se retrouve l'année prochaine !
— Hé Phil ! comment tu vas ? Ah ah ! tu n'as pas froid comme ça en bras de chemise ?
— Moques-toi René ! Et oui bonnet, cache-col et gants ! c'est le minimum à cette température. Comment tu fais en sweat ? Tu vas attraper la mort !
— Allez on marche ! on fait le petit tour, je dois terminer enfin mes olives aujourd'hui.
— Tu vas en faire combien.
— Oh deux tonnes pas plus. Comme d'habitude. — Alors tu l'as lu ton Zucman ? Dis-moi.
— Oui, en fait le livre est très court, 60 pages.
— Et il dit quoi ?
— En fait il parle d'abord de la contribution de chaque classe, toutes taxes incluses et toutes aides sociales aussi. Il parle de 30 % pour les classes populaires et
— Hé, vé ! la-bas !
— Où ? Quoi ?
— Sur les arbres là droit devant.
— Oh René, ne me refait pas le coup des amandons ! Tu veux savoir pour Zucman ou pas ?
— Oui oui ! continue…
— Bon, 30 % pour les classes populaires et 46% pour les classes moyennes, c'est pas énorme ça ? Pour 1000 euros gagnés tu..
— Et oui, c'est ce que je pensais.
— Oui il ne te reste que..
— C'est des arbousiers au fond, vé ! ils sont cafis vé ! Viens on va se res-tau-rer ! Hum elles sont sucrées ! Tu vois Phil, ces arbres-là c'est peut-être les seuls que tu peux voir avec ses fruits et ses fleurs en même temps.
— Ok. Alors adieu Zucman et vive l'arbouse.
Ecrire à la main, ça a commencé ici (clic si vous voulez tout comprendre) sinon ça se peut se résumer à ceci :
Newsweek écrit ceci : "Les scans du cerveau montrent que l'écriture engage plus de parties du cerveau que de taper. Bonus pour la stimulation cérébrale: il est plus facile de se rappeler quelque chose une fois qu'il est écrit sur un papier."
Belle écriture chère Marlou ! J'aurais tant aimé écrire comme ça ! c'est clair, c'est franc, c'est ouvert, certainement tout comme toi. J'en profite pour te remercier pour le lien. Mais que dit ton haïku ?
Hij vindt zijn stoel zo mooi
dat hij er niet in gaat zitten
maar er tegenover.
Il trouve sa chaise si belle
qu'il ne s'assoit pas dessus
mais en face.
Ah ah elle est bonne celle-ci ! Il fait sourire ce haïku mais quand on y pense, la réalité pas n'est loin: combien d'objets n'utilise-t-on pas parce qu'ils sont "trop" beaux ? par exemple, combien de belles vaisselles dorment dans les buffets ?
Il est plein de légèreté en apparence mais pourtant profond, elle est belle cette chaise, elle lui plait et il ne veut surtout pas l'abimer au point de ne pas l'utiliser !
Mais pourquoi donc ? Et bien pour qu'elle dure, qu'elle dure ! elle est fragile en fait comme la vie ! et, vous voyez où j'en viens:
Merci encore d'avoir participé Marlou, ce fut un vrai plaisir ! Les haïkus c'est captivant ! Je me rappelle en avoir écrit deux dans ce blog, il y a un certain temps déjà:
https://philfff.blogspot.com/2013/05/revolution-en-cours-haiku-libre.html
https://philfff.blogspot.com/2014/07/haiku-du-dimanche-thessa.html
Et surtout les haïkus de Marlou: https://marlou-witzel.blogspot.com/2025/11/een-haikoot.html
A + !
Et non je ne suis pas photographe ! mais, une fois n'est pas coutume, je tenais à partager ces clichés pris bien au chaud derrière ma fenêtre, le soleil se reflétant dans les vitres masquait ma présence à la vue de l'oiseau..
C'est une huppe fasciée, tous les ans elle vient nicher dans le jardin à l'automne et tous les ans je ne me lasse pas d'admirer son plumage avec sa huppe sur la tête si belle quand elle l'érige. Fasciée signifie en zoologie, marquée de bandes.
| La huppe pique son bec incurvé dans la terre meuble à la recherche de quelques larves |
| Elle en a trouvé une ! |
| Et hop ! engloutie ! |
| N'est-elle pas belle ? À + ! |
Ecrire à la main, ça a commencé ici (clic si vous voulez tout comprendre) sinon ça se peut se résumer à ceci :
Newsweek écrit ceci : "Les scans du cerveau montrent que l'écriture engage plus de parties du cerveau que de taper. Bonus pour la stimulation cérébrale: il est plus facile de se rappeler quelque chose une fois qu'il est écrit sur un papier."
Imprévisible est la réponse, quand la demande, dans un esprit de liberté, stipule que toute forme d'écrit est acceptée.
J'avais bien imaginé toutes sortes de texte, poèmes, chansons, billet d'humeur, etc. mais pas ça. Comme quoi chaque personne a une approche cognitive particulière, a son propre "esprit". Cette personne, au vu de ses minutieux travaux, je la pensais appliquée, et son petit papier me le confirme, au premier regard, la page reflète l'ordre, tout est bien rangé ! (c'est comme si elle avait appuyé sur la touche "justifier") et l'efficacité, juste les mots justes, pas de périphrase.
Mais ce n'est pas le propos: car le voici: elle nous propose, malicieuse, une ronde ludique où le lecteur s'amuse à vérifier l'exactitude du texte que nous annonce son titre: L'absence de la voyelle.
Mais pas seulement !
Elle a la subtilité (futée que tu es !) de me défier à continuer le poème avec les voyelles restantes ! Ah le piège !
Mais bien sûr, je la relève, cette amusante mission !
Rimbaud a coloré les voyelles, notre auteur, lui, les enlève pour montrer ce qu'elles cachent :
Derrière l'absence du A, une atmosphère lugubre et glaciale !
Sans A
Lorsque le E se dérobe, apparait le tableau d'un paysage vespéral, bucolique,
Sans E
et puis quand le I s'éclipse c'est devant le romantisme des sentiments.
Sans I
Et voilà ! Si vous n'aviez pas d'idée sur le texte à écrire, en voilà un, vous pouvez relever le défi : Sans le A, sans le E ? le I, le U ? le O ? le Y ? ah non celle-là trop facile !
À + !
Comme toujours l'écriture en italique et de cette couleur indique la retranscription d'un cartel, d'une explication donnée près de l'œuvre ou bien d'un autre auteur mais certainement pas de moi.
Ils en ont parlé à l'assemblée, le coté gauche en a rêvé, le coté droite l'a combattue, le centre l'a boudée, les lobbying sont puissants, les autres se sont positionné pour appuyer ou contrer les uns. Bref la taxe Zucman n'est pas passée pas même la version allégée.
En parlant avec les uns et les autres, je me suis rendu compte que je (que nous) parlions de choses sans vraiment les comprendre; Zucman ? Et si la recette était bonne ? J'ai voulu en savoir plus et j'ai décortiqué un peu son petit fascicule, si court (une trentaine de pages !) que je ne sais pas en fait si cela en valait la peine pour vous. Pour moi oui. Alors je partage ce que j'ai pioché.
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| (Les milliardaires ne paient pas d'impôt sur le revenu et nous allons y mettre fin. Gabriel Zucman, 60 pages. Aux éditions Seuil. |
Les chiffres qui suivent prélevés dans le 1er chapitre, sont issus d 'études de chercheurs dont les qualifications ne permettent à mon avis aucune contestation.
"la puissance publique prélève entre 30 % et 50 % du revenu national en impôts et cotisations sociales."
"Sur les 2 440 milliards d’euros de revenu national en 2024, la puissance publique a prélevé 1 250 milliards d’euros en cotisations sociales, taxe sur la valeur ajoutée (TVA), impôt sur le revenu et sur les sociétés, taxe foncière, et autres impôts divers et variés. Soit un taux de prélèvement obligatoire de 51 %"
"Qu’on en juge : si tous nos milliardaires partaient demain s’installer aux îles Caïmans, la perte de recettes fiscales pour le Trésor public hexagonal serait infime, de l’ordre de 0,03 %."
Sur les 2 440 milliards d’euros de revenu national en 2024, la puissance publique a prélevé 1 250 milliards d’euros en cotisations sociales, taxe sur la valeur ajoutée (TVA), impôt sur le revenu et sur les sociétés, taxe foncière, et autres impôts divers et variés. Soit un taux de prélèvement obligatoire de 51 %
(Revenu national = l’ensemble des revenus touchés par les personnes résidant en France, quelle que soit leur nature : salaires, intérêts, loyers, revenus d’indépendants et bénéfices d’entreprises, que ces derniers soient distribués ou réinvestis)
" l’Insee publie en effet depuis 2019 une estimation officielle du taux de prélèvement obligatoire des différents groupes de revenus (à l’exclusion des ultra-riches)"
D'où Zucman nous annonce une répartition en trois catégories de classes,
nous prévenant bien que ce sont des taux moyens : " Tout le monde ne paie pas 45 % d’impôt au sein des classes populaires, par exemple."
Il entame ensuite une correction de ces taux par le fait que chaque classe perçoit des aides, les populaires en premier : " allocations logement, revenu de solidarité active, allocations familiales, prime d’activité, etc"
D'où un nouvel ajustement où les Classes populaires ont un taux de prélèvement tombant à 30 % , celui des Classes moyennes à 46 %.
Constat : "toutes les grandes catégories sociales paient beaucoup d’impôts en France."
Mais là il ne parle pas du taux des ultrariches qui est le sujet du prochain chapitre :
Dans ce petit chapitre, Zucman nous explique le chemin pour arriver à ce taux de 13 %. L'INSEE ne donnant les chiffres que pour les autres classes, les calculs ont été faits par des chercheurs universitaires "Car des économistes ont pris le relais là où la statistique publique s’arrête, au prix d’un travail titanesque. En France, ce sont quatre chercheurs de l’Institut des politiques publiques (IPP).."
La conclusion est que le taux de prélèvement obligatoire des milliardaires est de 25 % mais comme ce sont des sociétés internationalisées, ceux-ci paient une partie (12 %) à l'étranger; il reste donc un taux de 13% pour la France.
Là, Zucman nous explique pourquoi les milliardaires échappent à l'impôt.
Pour faire simple, j'ai comprimé le paragraphe au maximum:
- les milliardaires français se sont acquittés de 2 % à peine de leurs revenus et de l’ordre de 0,1 % de leurs patrimoines ce qui représente 0,03 % des recettes fiscales de la France.
- Les milliardaires tirent leurs richesses des sociétés qu’ils possèdent. Les actions de ces entreprises constituent plus de 90 % de leur fortune et leurs bénéfices plus de 90 % de leur revenu.
- Pour échapper à l'impôt, ces revenus sont déposés dans des holdings où ils seront, calculs faits, imposés à 1,25 %.
L'exemple est très parlant:
"Concrètement, un magnat de l’industrie du luxe peut recevoir 3 milliards d’euros de dividendes en quasi-franchise d’impôt. Là où l’actionnaire lambda devra s’acquitter d’un impôt forfaitaire (« flat tax ») de 30 %, le milliardaire paiera 1,25 %."
Il conclut ainsi:
Plus d’un siècle après sa création...l’impôt sur le revenu demeure une révolution inachevée : les milliardaires n’y sont pas encore entrés.
Ce chapitre est difficile à résumer, tout y est important et je ne suis pas très heureux de faire un choix.
"Pourquoi est-ce un problème ? Dit simplement, parce qu’il s’agit là d’une violation fondamentale du principe d’égalité devant l’impôt, qui se trouve depuis la Révolution française au cœur de notre contrat social. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 pose en effet le principe de l’égalité devant les charges publiques dans son article 13."
Evolution de la fortune des ultrariches:
En 1996 : 6 % du PIB
En 2010 : 12 %
En 2024 : 42 % !!!!
42 % qui s'ils étaient imposés rapporterait env. 0,8 % du PIB soit env. 20 milliards: à vous de juger.
Il pose une question qui interpelle :
"Quand faudra-t-il que cette dynamique explosive cesse avant qu’elle ne finisse par miner définitivement nos idéaux démocratiques ? Quand la fortune des ultra-riches aura dépassé 50 % du PIB ? 100 % ? 200 % ? Quand ces derniers posséderont non pas 80 % des médias privés mais les détiendront tous ? Ou bien faudra-t-il attendre qu’ils acquièrent également ceux qui aujourd’hui appartiennent encore à la sphère publique ? Qu’ils possèdent non seulement des rues entières de Paris, mais encore des quartiers ou peut-être demain des arrondissements tout entiers ?"
Après passés deux chapitres dont le titre résume bien le contenu:
On en vient à la proposition de Zucman :
Le principe : Pour une personne immensément fortunée, l’imposition personnelle ne devrait pas pouvoir tomber en dessous d’un plancher incompressible.
La proposition : Une imposition personnelle minimum fixée à 2 % du patrimoine, et que les « personnes immensément fortunées » soient définies comme celles dont la richesse s’élève à 100 millions de dollars ou plus.
"J’estimais qu’une telle mesure pourrait rapporter entre 300 et 380 milliards de dollars chaque année à l’échelle planétaire – 67 milliards d’euros au niveau européen, d’après les calculs réalisés avec mes collègues de l’Observatoire européen de la fiscalité".
Si cette proposition avait été adoptée elle aurait pu générer env. 20 milliards d’euros par an. Mais pourquoi ce seuil de 100 millions pour cette imposition ? Zucman l'explique plus loin:
" Les contribuables dont la fortune approche les 100 millions tendent à s’acquitter déjà de montants significatifs d’impôt sur le revenu ; ils seraient ainsi relativement peu concernés par le dispositif que je propose, ce qui permet de limiter les effets de seuil. Plus de 80 % des recettes de l’impôt plancher proviendraient des milliardaires – là où la richesse se concentre et les revenus s’évanouissent."
Se fondant sur le patrimoine et non sur le revenu, l’impôt plancher sur les ultra-riches, permet de contourner "les formes possibles d’optimisation fiscale, qu’elles passent par des holdings, des trusts, des sociétés écran ou des conglomérats eux-mêmes."
Ecueil à surmonter :l’exil fiscal.
Zucman propose ceci, à l'instar des USA, dont les ressortissants paient leurs impôts quelque soit le pays où ils vivent :
"les contribuables (exilés) concernés par l’impôt plancher continueraient à y être soumis pendant 5 ans après un départ, seuil que l’on pourrait porter à 10 ans. On pourrait également imaginer que l’impôt s’efface progressivement au cours du temps : une personne ayant vécu 50 ans en France continuerait à y payer une fraction…"
Pas con. (oh pardon !)
Dernier chapitre. dont je ne reprendrais que quelques mots.
"L’impôt plancher constituerait bien sûr une petite innovation dans l’organisation de la solidarité nationale, et on peut comprendre que les personnes concernées s’y opposent avec toutes les armes à leur disposition. La création de l’impôt sur le revenu, elle aussi, suscita en son temps l’ire des grandes fortunes, et Joseph Caillaux, qui n’avait rien d’un révolutionnaire, fit face à des attaques d’une violence inouïe….Pierre angulaire de la fiscalité moderne, il contribua au développement de l’État social, le moteur de la croissance économique contemporaine. En dépit de ses lacunes, personne aujourd’hui ou presque ne le remet en cause. Comme son illustre prédécesseur qu’il ne fait que parachever, l’impôt plancher sur les ultra-riches finira lui aussi par s’imposer pour ce qu’il est : une évidence."
Et puis même s'ils partaient ? tous ? ils ne représentent actuellement que 0,03 % des recettes fiscales de la France. S' ils se dégageaient de leurs investissements en France ? Les actions, obligations, par exemple, qu'ils vendraient seraient de toutes façon acquises par d'autres acheteurs et selon la "mécanique" proposée par l'auteur, il n'y aurait pas d'incidence sur les entreprises concernées.
La taxe Zucman a été débattue, acceptée à l'assemblée, puis refusée au sénat, écartée sous le gouvernement Bayrou,plus récemment reproposée pour finir par être remplacée par une transformation de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) en impôt sur la fortune improductive sans qu'il y ait une étude sérieuse sur son efficacité, certains parlant même d'un rendement inférieur à l'IFI actuel ! Et qui de plus, ne cible plus les ultrariches mais passe de quelques 1800 personnes contribuables (dont la fortune est sup à 100 millions) à 180 000.
Merci Mr Zucman pour cet éclairage. (Les milliardaires ne paient pas d'impôt sur le revenu et nous allons y mettre fin. Gabriel Zucman, 60 pages. Aux éditions Seuil.)
Comme toujours l'écriture en italique et de cette couleur indique la retranscription d'un cartel, d'une explication donnée près de l'œuvre ou bien d'un extrait de livre d'un auteur mais certainement pas de moi.
Ecrire à la main, ça a commencé ici (clic si vous voulez tout comprendre) sinon ça se peut se résumer à ceci :
Newsweek écrit ceci : "Les scans du cerveau montrent que l'écriture engage plus de parties du cerveau que de taper. Bonus pour la stimulation cérébrale: il est plus facile de se rappeler quelque chose une fois qu'il est écrit sur un papier."
De ces combats, Ungaretti en sera profondément marqué (comme tous ceux qui ont combattu me direz-vous).
https://it.wikipedia.org/wiki/Giuseppe_Ungaretti
https://www.studenti.it/ungaretti.html
Cette compagnie développe des randonnées ou des balades théâtrales dans le si beau décor des collines de Provence. Mais pourquoi donc en Provence me direz-vous (ou pas). Té ! parce que, tout simplement elle se consacre aux œuvres de Marcel Pagnol (clic).
Nous avions déjà profité de leurs spectacles les années précédentes, difficilement car la demande est forte pour réserver et les représentations vite complètes, "La Fille Du Puisatier" était géniale à voir, et Naïs très très émouvante, au dénouement, les femmes pleuraient, les hommes n'en menaient pas large.
Mais cette fois-ci, c'était différent, ils jouaient "Le Château De Ma Mère" (clic).
Une balade théâtrale, c'est pas compliqué, on se balade, on s'assoit: ils jouent une saynète, on se relève, on se balade dans la belle nature, passe au-dessus des canaux d'irrigations et rebelote on s'assoit et ils jouent...
Nous sommes installé devant la belle façade du château de Vauclaire et deux comédiens nous ont "pris en mains"; Petites plaisanteries pour chauffer l'ambiance, puis incarnant Mr Jouve et Baptistin Faure, ils attendent Marcel Pagnol pour lui présenter le château qu'il a acquis sans le voir, pour en faire ses studios de cinéma.
Sur ces entrefaits, Marcel arrive et donne le top pour le début de l'histoire : "Nous sommes en 1941, Marcel Pagnol vient d'acquérir, sans l'avoir vu, un vaste domaine pour y implanter sa cité du cinéma dont il rêve depuis des années. Aujourd'hui, est le grand jour, il va enfin la découvrir en compagnie des personnels des studios Marcel Pagnol. Mais au moment de commencer la visite, Marcel reconnait ce lieu. Il entraîne alors les spectateurs et son équipe dans une déambulation dans le temps et les souvenirs. Le voyage pour 1905 commence…"
Certes, avoir lu le livre auparavant est un +, mais de fil en aiguille, de clairière en clairière, le spectateur comprend tous ces souvenirs de l'enfance de Marcel.
L'accent est mis sur le chemin fastidieux que la famille Pagnol, père, mère et ses deux fils, doivent parcourir à pied pour rejoindre la maison de campagne le weekend.
Ils rencontrent alors Bouzigue, ancien élève de Pagnol père, instituteur, leur confie une clef qui leur facilite le trajet car elle permet un raccourci en suivant le canal de Marseille mais à travers des propriétés privées.
Ces traversées dans les jardins de somptueuses bastides et châteaux vont être la cause de rencontres pas toujours agréables.
Très peu de temps est consacré à l'amitié qui lie Marcel à son compagnon de jeu Lili passant l'été à piéger les petits oiseaux dans l'immense garrigue provençale et leur grand désappointement quand la fin des vacances approchent.
J'ai bien aimé l'histoire de la rencontre avec le méchant gardien d'un château voisin, dont la vue inquiète la femme de Pagnol, bien jouée et l'on se régale. Le gardien leur adresse un procès-verbal qui met Joseph Pagnol, le père, dans tous ses états pensant à sa carrière d'instituteur. Il terrifie également Augustine l'épouse qui s'évanouit.
L'épilogue si touchant dans le livre ne m'a pas vraiment ému, peut-être une mise en scène un peu maigre, entre le récit de Marcel et le chant de sa mère qui entonne "le temps des cerises" ? Je suis loin d'être un expert cependant je dirais que ça "flotte" un peu, n'ayant pas le terme "pro" pour traduire mon sentiment.À + !
Comme toujours l'écriture en italique et de cette couleur indique la retranscription d'un cartel, d'une explication donnée près de l'œuvre ou bien d'un extrait de livre d'un auteur mais certainement pas de moi.
L'ouverture du moulin m'a paru plutôt hâtive, le 11 octobre, et si beaucoup ont attaqué dare-dare la cueillette, nous avons attendu jusqu'à ces jours derniers pour commencer: les olives étaient très vertes et aucune n'avait viré (passé du vert au violet).
En générale, c'est la variété "Aglandau" qui murit la première et c'est donc par elle que l'on attaque
(enfin on attaque c'est une façon de parler, on attaque oui, doucement, doucement).Et enfin la variété "Cayon", une petite olive ronde.
Ecrire à la main, oui, je reviens là-dessus, car certains m'ont envoyé la photo de leurs belles écritures en email, et je me devais de - uno, les remercier et, -deusio, poursuivre ma quête à vous entrainer avec moi dans ce petit jeu. A ceux qui m'ont envoyé leur texte et à ceux qui me l'enverront par email (fan2lithium@gmail.com) j'aimerais les publier avec leur consentement, of course.
Ecrire à la main, ça a commencé ici (clic si vous voulez) et ça se résume à ceci :
Newsweek écrit ceci : "Les scans du cerveau montrent que l'écriture engage plus de parties du cerveau que de taper. Bonus pour la stimulation cérébrale: il est plus facile de se rappeler quelque chose une fois qu'il est écrit sur un papier."
Alors voilà je persiste - et j'espère que vous ferez de même - cette fois-ci avec un petit billet d'humeur à la suite: ça me soulage.