— Ah ah !! alors on monte jusqu'en haut de la colline alors ! Comme ça on verra les pins qui se sont couchés, avec ce vent, il parait qu'il y en a une palanquée.
— Ok c'est parti.
— Et ce stage du permis ? Racontes, tu l'as réussi ?
Quelques billets: Voyages d'abord et partage d'opinions, de photos, bouquins, et les oliviers !
— Ah ah !! alors on monte jusqu'en haut de la colline alors ! Comme ça on verra les pins qui se sont couchés, avec ce vent, il parait qu'il y en a une palanquée.
— Ok c'est parti.
— Et ce stage du permis ? Racontes, tu l'as réussi ?
Le musée tient son nom à Rudolf Leopold car ce cher Leopold, ophtalmologiste de son métier, était grand collectionneur d'oeuvres d'art qui en détenait plus de 5000. Collection racheté par l'état autrichien pour créer le Leopold Museum.
Comme l'affiche l'annonce, le musée abrite la plus grande collection mondiale de tableaux d'Egon Schiele.
Le grand espace du bâtiment, l'absence de foule stressante, la blancheur ou la neutralité des murs, tout incite à penser que,
tout viennois, tout voisins de Vienne, doit se dire souvent "Tiens si j'allais balader dans Leopold"Alors venez promener avec moi, je partage quelques œuvres avec leurs cartels (en italique rouge)
D'abord des expressionnistes
ALBIN EGGER-LIENZ Stribach près de Lienz, Tyrol 1868–1926 Santa Justina près de Bolzano, Italie Trois moissonneurs (Version I), 1918 Huile sur toile Musée Leopold, Vienne.
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| ALBIN EGGER-LIENZ Stribach bei Lienz/Tirol 1868-1926 St. Justina bei Bozen/Italien Drei Schnitter (1. Fassung), 1918 Three Reapers (Version I) Öl auf Leinwand Oil on canvas Leopold Museum, Wien | Vienna |
CARRY HAUSER Vienne 1895-1985 Rekawinkel/Basse-Autriche Double portrait, 1926 Huile sur toile | Oil on canvas Musée Leopold, Vienne | Vienna.
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CARRY HAUSER Wien 1895-1985 Rekawinkel/Niederösterreich Doppelbildnis, 1926 Double Portrait Öl auf Leinwand | Oil on canvas Leopold Museum, Wien | Vienna |
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Celui-là, expressionniste mais peut-être plus dans le style Art déco. Signé Viktor Franck, Demi-nu féminin, 1930.
RICHARD GERSTL, Smaragda Berg, 1906/07
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RICHARD GERSTL Wien 1883-1908 Wien Selbstbildnis als Halbakt, 1902/04 Semi-Nude Self-Portrait Öl auf Leinwand | Oil on canvas Leopold Museum, Wien | Vienna M637 |
Quelques belles scultures.
Le superbe bronze "Cheval cabré" de HERBERT BOECKL (+ d'infos sur le site clic)
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HERBERT BOECKL Klagenfurt 1894-1966 Wien Springendes Pferd, 1929 Prancing Horse Bronze Leopold Museum, Wien | Vienna |
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| RICHARD LUKSCH (Vienna 1872–1936 Hamburg) Wiener Ziegelfabrik und Baugesellschaft The Insinuation 1902/03 Ceramic (white glaze) |
On peut voir Klimt, bien sûr. En voici juste quatre.
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| A gauche: Le grand peuplier II (Orage naissant), 1902/03 - A droite de la gauche: Un matin au bord de l'étang, 1889 |
Voilà. J'espère que cela n'a pas été trop long et que parmi ces artistes vous avez pris plaisir à en voir ou revoir quelques uns.
Et ? Et Schiele ? Car notre ophtalmologue de renom et grand passionné d’art, entreprendra pendant près d’un demi-siècle une traque effrénée des œuvres de l’artiste avec un seul objectif en tête, lancer une carrière posthume à ce peintre trop longtemps incompris, rassemblant la collection de Schiele la plus importante au monde : ça vaut bien un article à part non ?
A + !
Voilà, sortis du Palais de la Sécession hier après-midi, nous sommes allés détendre nos orteils à l'hôtel après ces quelques km viennois. Et puis sommes allés dîner autrichien.
Dîner dans un resto authentique autrichien, le Waldviertlerhof : schnitzel pour moi et goulash pour ma moitié. Je ne dirais pas que c'est bon, disons que c'est typique, mon ventre ne vous parlera pas autrichien (sauf s'il a des velléités de conter ses borborygmes) le schnitzel est un peu sec et ma moitié a passé la soirée entre les toilettes et le lit... (55 € avec une bière et une bouteille d'eau). Par contre le cadre est très typique, les serveurs également, très corrects, cependant ils doivent certainement ranger leur sourire et leur jovialité dans un tiroir avant de prendre leur service.
Ça me rappelle une villégiature près de Salzbourg chez l'habitant : à 30 ans, j'avais été terrifié par l'accueil glacial de l'hôtesse qui nous logeait ! Bref . Nous voulions du typique ? Ça vaut le détour.
Jour 2
Aujourd'hui nous filons direct au Palais Impérial: la Hofburg.
En fait on pourrait plutôt parler de complexe de palais, je dirais personnellement "quartier palatial" : 2600 pièces réparties dans 18 "ailes". Rien que ça. Et puis il faut ajouter l'église, le centre équestre, etc...
Dans tous ces bâtiments, il y a des musées, notamment les plus vus : le musée Sisi et les appartements royaux, dont je vous laisse quelques photos.
Sissi.
Le musée Sisi nous montre la vie quotidienne de l'impératrice. Tout le monde a en tête, tout au moins en France, Romy Schneider incarnant Sissi, qu'elle était belle ! qu'elle était sympathique ! Alors lorsque j'ai découvert la vraie Sisi, j'ai été déçu : Sisi était déjà moins jolie ! mais ce n'est pas grave, l'impératrice est présentée comme une personne obnubilée par son apparence, de sa beauté, de sa taille de guèpe, de ses cheveux longs d'1,70 m qu'elle faisait brosser pendant 3 heures tous les jours, loin de s'intéresser au peuple, elle fuyait toutes les cérémonies officielles parait-il. Bref pas l'aspect abordable, l'impératrice !
Soucieuse de sa forme physique, elle faisait du sport, musculation, ( ci-dessus, matériel de muscu dans ses appartements) mais aussi marche, équitation, etc.
Les appartements royaux.
Les appartements sont tous, bien entendu, trés bien décorés, mais de pièces en pièces, on se lasse de regarder. D'ailleurs, je me demande comment ils pouvaient supporter ce rouge, ce blanc crème partout !
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| L'empereur François et l'impératrice Caroline Auguste dans une calèche tirée par quatre chevaux lipizzans lors de leur sortie de la Hofburg. Peinture de Johann Peter Krafft. 1826-1830. |
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| Photo du net |
Nous n'avons pas été déçus, pour le même niveau de prix que le Waldviertlerhof, je vous recommande cette adresse !
La suite de la journée dans le prochain billet.
A + !
Oui enfin, pas si tranquille que ça, nous avons quand même marché pas mal pour une première journée ! Aprés s'être reposés chez Aida (voir le précédent article clic). Nous avons continué notre marche vers la cathédrale Saint Etienne.
Elle est presqu'aussi blanche que Notre Dame à nous mais elle en impose avec ses toits aux tuiles vernissées: elle est superbe.
Construite au XIIéme siécle, elle a vécu une vie trépidante grâce aux incendies, aux Ottomans qui la bombardent en 1575, à Napoléon qui ne s'en prive pas non plus en 1809 et puis ça recommence en 1945. Aïe aïe aïe.

Pour l'anecdote, sachez que Wolfgang Amadeus Mozart s'y est marié avec Constance Weber en 1782.
Nous, n'étant pas invités au banquet, et vue l'heure tardive, nous avons trouvé un camion qui vendait des sandwiches aux saucisses, un food truck quoi. Bon sanwich, surprenant quand même ce pain beaucoup plus court que la saucisse...
Ensuite visite de l'Opéra National de Vienne ! Dont vous avez déjà eu l'honneur et l'avantage de voir quelques photos dans le précédent article clic.
Et puis retour tranquille vers l'hôtel. Mais en s'arrêtant par le palais de la Sécession.
Sur son fronton, sa devise : « Der Zeit ihre Kunst. Der Kunst ihre Freiheit » c'est à dire :: « À chaque époque son art, à chaque art sa liberté ». Mais avant d'y entrer, je dois vous préciser ce qu'est la Sécession viennoise (rassurez-vous, moi non plus je n'y connaissais rien avant de googler).
La Sécession viennoise c'est au départ "un groupe d'artistes rebelles envers la conception ancienne des arts" et devenu rapidement un courant artistique qui s'est épanoui en Autriche, plus particulièrement à Vienne, entre 1898 et 1910 et qui a marqué l'Art nouveau en peinture, sculpture, architecture et design décoratif. Elle s'apparente au Jugenstil en Allemagne. De grands artistes y ont adhéré tels que Anton Nowak, Max Lenz, Kolo Moser, Adolf Böhm, Gustav Klimt, etc (clic si vous voulez la liste)
Le bâtiment sert à des expositions temporaires mais abrite aussi d'autres permanentes, ainsi on peut admirer des œuvres ultra connues comme la Frise Beethoven de Klimt. Celui-ci créa cette frise pour la 14e exposition de la Sécession viennoise, conçue comme un hommage au compositeur Ludwig van Beethoven à l'occasion du 75e anniversaire de sa mort.
Elle représente la Neuvième Symphonie et couvre trois pans de mur d'une grande pièce blanche. Ce n'est pas une petite frise, non, les panneaux font plus de 2 m de large.
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| A gauche en haut, figures féminines flottantes. A droite le chavalier d'or. |
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| Génie et Poésie |
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| Hymne à la joie |
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| Le baiser au monde entier |

Ma moitié ayant un penchant certain pour les spas et la balnéothérapie, apprécie les escapades dans les centres des alentours. Moi-même, pas trop inspiré mais aimant néanmoins patauger, j'associe une visite à ces courts séjours (1 ou 2 nuits sur place) et la dernière en date était à Le Barroux.
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| Image empruntée à https://www.ventouxprovence.fr/mont-ventoux-une-destination-a-decouvrir/les-11-villages-perches/le-village-du-barroux.html |
Le Barroux est un sublime village pittoresque de Provence, plus précisément dans la campagne comtadine, il fait bon de s'y promener au calme à cette époque avant l'arrivée des touristes - enfin, je veux dire des autres touristes.
En haut du village comme vous l'avez vu, il y a un château, on l'appelle très originalement du nom éponyme de château du Barroux.
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| Vue du village depuis le château. |
Je ne vais pas vous énumérer les périodes fastes auxquelles font suite celles de désolation, pour ne pas dire démolition mais si cela vous intéresse voici un lien: Provenceguide
Je vais juste vous laisser quelques images.
Voilà. Ah mais non. Pas voilà tout de suite car je ne m'appellerai pas Philfff si je n'avais pas remarqué quelque chose de remarquable à partager !
La Chapelle Notre-Dame-La-Brune.
Pourquoi donc nommer La brune, Notre Dame ? Y aurait-il une Notre Dame La blonde, certainement pas. Il s'agit, et vous l'avez deviné, d'une vierge noire.
La chapelle est un exemple rare des chapelles provençales édifiées pendant les guerres de religion et dédiées à une vierge noire miraculeuse. Une légende datée de 1563 conte l’histoire d’une statue de vierge noire jetée au feu par des Protestants et miraculeusement épargnée.
La chapelle est accollée au château. On peut en voir l'intérieur depuis une porte sans pouvoir entrer pour la simple et désolante raison c'est que ça s'effondre de partout !
La chapelle renferme des peintures murales, classées depuis 1963, qui ont été réalisées entre les XVII et XIX s. et qui représentent (ou représentaient ?) notamment des scènes de la vie de la Vierge.
Les propriétaires ont lancés des actions pour réunir des fonds pour sa restauration:
https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/chateau-du-barroux/102470
https://www.chateaudubarroux.fr/la-chapelle-notre-dame-la-brune/
A + !