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mercredi 16 septembre 2026

L'ALGARVE, UM DESTINO MUITO, MUITO, MUITO, MUITO, BONITO (5).

 Hé ! ça fait beaucoup de muito là ! Il faut que je trouve le superlatif de bonito.

Nous étions à Portimão là (clic) et sommes allés découvrir la ville de Lagoa. La ville est agréable, remplie de boutiques dans ses ruelles, elle charme les dames. Mais trouvons déjà de quoi nous restaurer. J’ai oublié le nom du resto, (peut-être “Meu Limao”) installés dans un patio à l’arrière, loin du brouhaha de la rue et à l’ombre. Le serveur sympathique, aime la France et aime à dire qu’il va la visiter dès qu’il peut. C’est gentil. Poissons grillés, c’est désormais a nossa refeição diária, un pichet de vin de la casa conviendra très bien s’il est frais. . Super, E é mesmo!

Ventres contents, nous retournons dans les mêmes ruelles, sauf que le but n’est pas seulement les boutiques. Car à Lagoa, je ne voulais pas rater l’Igreja de Santo António.

 
On accède d’abord à un petit musée situé dans l’ancienne sacristie; Monnaies anciennes, mosaïques romaines, maints témoignages de l’histoire de la région. 


Puis on arrive dans l’église, et là ! stupéfaction !! devant le contraste entre l’apparence extérieure si simple et la richesse du dedans. Béatitude !! Non ce n’est pas la foi qui me tombe sur les épaules non mais la surprise de voir tant de sculptures dorées qui inonde les murs sous un plafond en trompe-l’œil, donnant encore de la hauteur à l’édifice. Comme la plupart des belles constructions locales, l’église, de 1707, a été reconstruite après le tremblement de terre de 1755 mais a gardé toute la magnificence du baroque portugais.

Dans la section d'Art Sacré du Musée, on peut voir des parties de l'ancien retable, avec la statue de saint Antoine paré d'un ruban rouge, celui-ci représente son écharpe d'officier. 


En effet, l'armée portugaise a officiellement "enrôlé" saint Antoine comme soldat pour solliciter sa
protection divine lors des batailles. En raison de ses grades, la statue de saint Antoine a été dotée des attributs réglementaires de l'armée de l'époque. C'est pourquoi elle porte cette écharpe d'officier en soie rouge (la couleur traditionnelle de l'infanterie portugaise), et tient un bâton de commandement militaire dans sa main. 

Santa Antonio monta en grade, de simple soldat il reçu le grade de capitaine, avant d'être élevé au rang de lieutenant-général.


Curieusement, le grade étant officiel, le régiment versait un véritable salaire au nom de Santa Antonio. Cet argent était collecté par sa confrérie pour financer l'entretien de la chapelle et l'extraordinaire décoration en bois doré (talha dourada) que l'on peut admirer aujourd'hui. Voyez plutôt:


Tahla Dorada


Dés l'entrée, la décoration m'écrase ! Quelle profusion des sculptures très détaillées ! Quels ornements excessivement dorés ! Je me noie dans cette exubérance rococo à la sauce portugaise ! 





Voilà pour Lagoa. Nous avons repris la 2008 garée à un parking gratuit en haut de la ville pour partir à l'assaut des sept vallées suspendues ! Ouep ! dit comme ça on dirait le titre d'un film d'aventure genre "Indiana Jones et les 7 vallées suspendues"  j'aime bien.

Le sentier des Sept Vallées Suspendues est une randonnée côtière de 6 km (12 km aller-retour) entre Praia da Marinha et Praia de Vale Centeanes, randonnée assez renommée pour que déjà en ce mois de juin, nous sommes nombreux à vouloir admirer tous ces points de vues sur ces extraordinaires falaises.

Je vous laisse regarder.



Les infiltrations ont creusé de larges excavations au niveau de l'océan et certaines ont la partie supérieure écroulée, nous pouvons donc voir le fond.


La plus jolie est celle de Benagil : elle a une plage de sable à l'intérieur. Malheureusement accessible seulement par la mer, donc du haut on ne peut rien voir à cause des barrières de sécurité, les photos ci-dessous ont été empruntées.





Le littoral est parsemé de petites plages dont l'accès est plus ou moins secret, comme celle-ci où il faut passer par un minuscule tunnel pour descendre jusqu'à elle.


Voilà; Après le phare, la plage de Vale Centeanes ne sera plus très loin, la fin du périple, demi-tour pour revenir au point de départ.

Superbe !

À + !

mercredi 9 septembre 2026

PETITES MAIS BELLES LECTURES ET ROMANS DE GARE. 1.0

 Il y a deux mois lors de la reprise du blog après une pause, j'ai démarré par ce billet "Dépause et Romans de gare"

Oui, entre deux bons bouquins plus volumineux, je prends une "récré" avec un petit livre, voire même deux...ou trois. J'adore ça.

Néanmoins,demande posée en vain dans le billet mentionné supra : Il  faudrait un blog, juste pour partager ces petites lectures, romans de gare et petites merveilles. Entre le roman de 300 pages et + et les recueils de nouvelles. Un blog de novellas, de romans courts. Oui c'est ça. Mais qui c'est qu'à ça.

Alors en attendant ce blog des pas épais,
 je m'en vais vous présenter ma bibliothèque de ces livres de poches; aucun d'entre eux n'excède 200 pages où alors l'auteur a écrit gros. 
N'hésitez pas à me donner les vôtres pour enrichir ma biblio. 
Je vous avais déjà parler d'un de mes préférés là (clic) : "Le Rivage des Syrtes" de Julien Gracq.

Celui ci-dessous, posé sur l'étagère juste à coté de Gracq, est une belle trouvaille, lue, il me semble, juste après "Les Bienveillantes" de Jonathan Littel, (c'est dire que j'avais besoin d'un peu de détente)  certainement connue de vous, parce qu'elle est parue il y a dix ans, la voici: "La Pièce" de Jonas Karlsson.


Björn est salarié dans l'Administration. L'histoire commence quand il est muté dans un autre service, L'auteur n'approfondit pas le personnage, il nous le laisse découvrir par lui-même. Björn raconte ses journées routinières, ses habitudes.  Björn est maniaque, imbu de lui-même. et n'a que mépris pour ses collègues de travail, lui si brillant, il ne parle à personne. L'atmosphère commence à se dégrader. Mais Björn découvre une porte entre la photocopieuse et les toilettes dont il ignorait l'existence. Il l'ouvre et découvre un bureau vide. Mal à l'aise à son propre bureau et ayant causé des soucis de voisinage, il s'installe dans cette pièce pour mieux travailler. Pas de chaise ? Il prend la sienne.
Et enfin travaille sereinement, rend des dossiers parfaits, à l'écart des autres qu'il ne voit plus. Par contre, ça jase : Pourquoi le nouveau venu reste-t-il toujours planté en plein milieu du couloir à fixer le mur ?

Voilà. Un petit bijou à mon goût. "La Pièce" de Jonas Karlsson. 189 pages.

🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶

Et puis il y a des bouquins d'un autre temps que je n'oserais pas avouer avoir essayer de lire. Un vieux roman de gare, on peut dire ça, mais un roman d'amour et d'aventure ! 

Voici la couverture de "Un cœur qui ne veut pas mourir" ! de Marcel Priollet et Henry de Trémières qui sont en fait la même personne. Oh ! lorsque j'ai commencé à tourner les pages, je me suis dit "Ouh là ! Quelle imagination débordante ! Et j'ai voulu jeter le livre. Et puis à la réflexion, je me suis dit qu'il était intéressant de connaître l'attente des lectrices/teurs dans ces pages en 1948. Je ne vais pas vous faire un synopsis: impossible ! ou alors vous loupez le meilleur ! Mais je vais vous raconter en raccourci, par petits épisodes, à chaque fin de mes articles, vous verrez c'est, ou passionnant, ou consternant. Si vous êtes conquis, je continue sinon dites le moi. 1er épisode. Voici
🪶Ça commence par une histoire d'amour à Marseille, entre Fanchon, violoniste dans l'orchestre SYMPHONICO-JAZZ, et un légionnaire nommé Marco Müller. Fanchon apprend qu'un Marco Müller fut l'amant de sa mère; Elle rompt donc avec le jeune et beau Marco qui part à Fez, elle, devient la demoiselle de compagnie de la princesse Alexandra de Panvéranie en croisière sur son yacht avec son mari, le prince Roland. Celui-ci ressemblant à son légionnaire Marco en un peu plus âgé, Fanchon se persuade qu'il s'agit du Marco Müller qui a séduit sa mère (dite Titine tenancière d'un bouge à Sidi-Bel-Abbes) et donc peut-être son propre père. Oh fan !

Ah mais alors ! "Son" Marco à elle est innocent ! peuchère ! Elle demande alors à la Princesse de l'aide pour le retrouver. Celle-ci accepte car elle a connu Marco avant qu'il ne soit légionnaire et est restée très éprise de lui: Elle décide de débarquer illico du yacht à Tanger avec Fanchon mais prévoit aussi d'évincer celle-ci pour garder son Marco à elle toute seule. Un piège tendu avec la complicité d'un grec nommé Viscopoulos fonctionne, Marco pensant être trompé, ne veut plus de Fanchon, et déçu, il part pour le "baroud" avec son bataillon. 

Le prologue se termine ainsi:
Tout semblait à jamais fini entre Fanchon et son légionnaire…
mais l'Amour abandonne-t-il ses élus ? 🪶

Le suspense reste entier !

À + !