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mercredi 9 septembre 2026

PETITES MAIS BELLES LECTURES ET ROMANS DE GARE. 1.0

 Il y a deux mois lors de la reprise du blog après une pause, j'ai démarré par ce billet "Dépause et Romans de gare"

Oui, entre deux bons bouquins plus volumineux, je prend une "récré" avec un petit livre, voire même deux...ou trois. J'adore ça.

Néanmoins,demande posée en vain dans le billet mentionné supra : Il  faudrait un blog, juste pour partager ces petites lectures, romans de gare et petites merveilles. Entre le roman de 300 pages et + et les recueils de nouvelles. Un blog de novellas, de romans courts. Oui c'est ça. Mais qui c'est qu'à ça.

Alors en attendant ce blog des pas épais,
 je m'en vais vous présenter ma bibliothèque de ces livres de poches; aucun d'entre eux n'excède 200 pages où alors l'auteur a écrit gros. 
N'hésitez pas à me donner les vôtres pour enrichir ma biblio. 
Je vous avais déjà parler d'un de mes préférés là (clic) : "Le Rivage des Syrtes" de Julien Gracq.

Celui ci-dessous, posé sur l'étagère juste à coté de Gracq, est une belle trouvaille, lue, il me semble, juste après "Les Bienveillantes" de Jonathan Littel, (c'est dire que j'avais besoin d'un peu de détente)  certainement connue de vous, parce qu'elle est parue il y a dix ans, la voici: "La Pièce" de Jonas Karlsson.


Björn est salarié dans l'Administration. L'histoire commence quand il est muté dans un autre service, L'auteur n'approfondit pas le personnage, il nous le laisse découvrir par lui-même. Björn raconte ses journées routinières, ses habitudes.  Björn est maniaque, imbu de lui-même. et n'a que mépris pour ses collègues de travail, lui si brillant, il ne parle à personne. L'atmosphère commence à se dégrader. Mais Björn découvre une porte entre la photocopieuse et les toilettes dont il ignorait l'existence. Il l'ouvre et découvre un bureau vide. Mal à l'aise à son propre bureau et ayant causé des soucis de voisinage, il s'installe dans cette pièce pour mieux travailler. Pas de chaise ? Il prend la sienne.
Et enfin travaille sereinement, rend des dossiers parfaits, à l'écart des autres qu'il ne voit plus. Par contre, ça jase : Pourquoi le nouveau venu reste-t-il toujours planté en plein milieu du couloir à fixer le mur ?

Voilà. Un petit bijou à mon goût. "La Pièce" de Jonas Karlsson. 189 pages.

🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶🪶

Et puis il y a des bouquins d'un autre temps que je n'oserais pas avouer avoir essayer de lire. Un vieux roman de gare, on peut dire ça, mais un roman d'amour et d'aventure ! 

Voici la couverture de "Un cœur qui ne veut pas mourir" ! de Marcel Priollet et Henry de Trémières qui sont en fait la même personne. Oh ! lorsque j'ai commencé à tourner les pages, je me suis dit "Ouh là ! Quelle imagination débordante ! Et j'ai voulu jeter le livre. Et puis à la réflexion, je me suis dit qu'il était intéressant de connaître l'attente des lectrices/teurs dans ces pages en 1948. Je ne vais pas vous faire un synopsis: impossible ! ou alors vous loupez le meilleur ! Mais je vais vous raconter en raccourci, par petits épisodes, à chaque fin de mes articles, vous verrez c'est, ou passionnant, ou consternant. Si vous êtes conquis, je continue sinon dites le moi. 1er épisode. Voici
🪶Ça commence par une histoire d'amour à Marseille, entre Fanchon, violoniste dans l'orchestre SYMPHONICO-JAZZ, et un légionnaire nommé Marco Müller. Fanchon apprend qu'un Marco Müller fut l'amant de sa mère; Elle rompt donc avec le jeune et beau Marco qui part à Fez, elle, devient la demoiselle de compagnie de la princesse Alexandra de Panvéranie en croisière sur son yacht avec son mari, le prince Roland. Celui-ci ressemblant à son légionnaire Marco en un peu plus âgé, Fanchon se persuade qu'il s'agit du Marco Müller qui a séduit sa mère (dite Titine tenancière d'un bouge à Sidi-Bel-Abbes) et donc peut-être son propre père. Oh fan !

Ah mais alors ! "Son" Marco à elle est innocent ! peuchère ! Elle demande alors à la Princesse de l'aide pour le retrouver. Celle-ci accepte car elle a connu Marco avant qu'il ne soit légionnaire et est restée très éprise de lui: Elle décide de débarquer illico du yacht à Tanger avec Fanchon mais prévoit aussi d'évincer celle-ci pour garder son Marco à elle toute seule. Un piège tendu avec la complicité d'un grec nommé Viscopoulos fonctionne, Marco pensant être trompé, ne veut plus de Fanchon, et déçu, il part pour le "baroud" avec son bataillon. 

Le prologue se termine ainsi:
Tout semblait à jamais fini entre Fanchon et son légionnaire…
mais l'Amour abandonne-t-il ses élus ? 🪶

Le suspense reste entier !

À + !

mercredi 2 septembre 2026

L'ALGARVE, UM DESTINO MUITO, MUITO, MUITO BONITO (4)

Oui ! trois fois muito bonito ! Suite de notre voyage en Algarve, précédent billet ici (clic)
Voilà. Nous avons quitté l'hôtel de Tavira ce matin assez tard. Nous allons passer par Loulé pour déjeuner et plus si affinité avec la météo car les prévisions ne sont pas folichonnes...
Loulé.

On nous avait conseillé la ville pour son marché, on s’est dit on mangera là-bas. Effectivement il est beau ce marché ! Jolis poissons dont j’ignore totalement la plupart des espèces, les crabes bleus sont admirables, j’en aurais bien offert un à ma moitié monté en pendentif.

 Petit tour dans les ruelles jusqu’à l’Igreja de Sâo Clemente, construite sur une ancienne mosquée devenue église au XIIIe siècle, elle mérite le détour pour son clocher, qui n’est autre que l’ancien minaret.

Déjeuner donc au cœur du marché municipal, j’adore ce genre d’endroit tout simple. De petits plats typiques, petit resto où vous avez un côté mer et l’autre terre, poissons ou viandes. Pas de nappe, pas de chichi, mais c’est bon.

Quittée Loulé ! la pluie arrive. Nous décidons d’aller mettre nos valises à l’hôtel à Ferragudo, peut-être que le soleil est là-bas.

Hôtel Bricia Du Mar.

L'accueil n'est pas extraordinaire, l'hôtesse refuse de nous donner les clefs tant que mon épouse ne lui a pas montré sa carte d'identité qui est restée dans la voiture, il faut donc retourner à l'autre bout du complexe hôtelier pour ce faire et revenir, ça commence bien. 

Après avoir investi les chambres. Nous décidons d'aller faire un tour au bord de l'océan.

La côte est assez sauvage. Une longue digue, pas loin, nous invite à s’y promener. Une belle digue !
La belle digue di ♫
La belle digue don ♪
La belle digue di ♫
La belle digue don ♪
Il y avait une fontaine ♫
La digue dondaine ♫
 Ah mais Philfff, ça c'est sur la route de Dijon... 
 Hélas le temps change à mi-digue ! La pluie nous dit coucou et en plus elle insiste. Demi-tour pour l'hôtel, j'en profite pour me retourner sur cette belle digue, un tag m'attire: 
L'hôtesse ! La pluie ! Le tag ! Décidément ! Mais ne voyons pas le verre à moitié vide, heureusement le resto de l'hôtel est bon, David qui prend les commandes mais qui est aussi coach sportif à la salle de muscu est d'une amabilité sans faille et d'un humour bienvenu. Le menu est beau, les plats sont bons mais le choix est court, on se dit qu'on va peut-être revenir une fois mais pas plus.
Le lendemain. Direction Portimao. 
Portimão
Là-bas il y a aussi de belles plages mais nous ne sommes pas très attirés par ce genre de loisirs.  Nous allons à Portimao car nous voulons visiter la sardinerie La Rose transformée en musée. Entrée à 3 €, mais 1,5 € pour les + de 65 ans, franchement — on m'en aurait demandé 15 que j'aurais pensé que ce n'était pas très cher. 
Là-bas, en Algarve, une cheminée sans cigogne, c'est comme une fourmi de dix-huit mètres avec un chapeau sur la tête, ça n'existe pas.

Le musée abrite dans sa première partie vestiges archéologiques mais aussi plus récents tels que l’abattage du bois, de là des souvenirs sur les procédés de construction navale en bois et les différentes industries qui y sont liées. mais aussi le processus de transformation de la figue, qui a donné lieu à la première grande période d'essor économique de Portimão. Des témoignages des navires coulés: ancres, canons, boulets etc.

Ancre en pierre, époque romaine
Puis l’autre partie la plus intéressante : la conserverie. Voici quelques vues.
Le musée est donc sur le port, la conserverie est au bord de l’eau: des cales des bateaux jusqu’à l’entrée de l’usine il n’y a pas 50 mètres.
Les cales sont vidées à la main, les sardines voyagent en téléphérique comme nous à la montagne sauf que nous, on ne nous met pas dans des paniers.
Dès le franchissement de l’ouverture les paniers sont vidés et commence alors tout le process - oh pardon - le procédé de conservation. 

Nettoyage, 
Vidage, 
Étêtage,
Renettoyage, 
Rangeage,
dans les boîtes à sardines, celles-ci partent pour la cuisson. 



Toute une partie de la conserverie est restée dans son jus. Des mannequins montrent comment cela se passait, vous pouvez discuter avec eux, ils sont très à l’écoute, n’attendez pas qu’ils vous répondent.
Pour plus de détails: La vie industrielle et le défi de la mer , le site est excellent.

Suit la partie fermeture des boites etc. Après avoir acheté quelques boites de sardines, il est temps d'aller déjeuner, nous quittons Portimão pour Lagoa.

À + !

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