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mercredi 2 septembre 2026

L'ALGARVE, UM DESTINO MUITO, MUITO, MUITO BONITO (4)

Oui ! trois fois muito bonito ! Suite de notre voyage en Algarve, précédent billet ici (clic)
Voilà. Nous avons quitté l'hôtel de Tavira ce matin assez tard. Nous allons passer par Loulé pour déjeuner et plus si affinité avec la météo car les prévisions ne sont pas folichonnes...
Loulé.

On nous avait conseillé la ville pour son marché, on s’est dit on mangera là-bas. Effectivement il est beau ce marché ! Jolis poissons dont j’ignore totalement la plupart des espèces, les crabes bleus sont admirables, j’en aurais bien offert un à ma moitié monté en pendentif.

 Petit tour dans les ruelles jusqu’à l’Igreja de Sâo Clemente, construite sur une ancienne mosquée devenue église au XIIIe siècle, elle mérite le détour pour son clocher, qui n’est autre que l’ancien minaret.

Déjeuner donc au cœur du marché municipal, j’adore ce genre d’endroit tout simple. De petits plats typiques, petit resto où vous avez un côté mer et l’autre terre, poissons ou viandes. Pas de nappe, pas de chichi, mais c’est bon.

Quittée Loulé ! la pluie arrive. Nous décidons d’aller mettre nos valises à l’hôtel à Ferragudo, peut-être que le soleil est là-bas.

Hôtel Bricia Du Mar.

L'accueil n'est pas extraordinaire, l'hôtesse refuse de nous donner les clefs tant que mon épouse ne lui a pas montré sa carte d'identité qui est restée dans la voiture, il faut donc retourner à l'autre bout du complexe hôtelier pour ce faire et revenir, ça commence bien. 

Après avoir investi les chambres. Nous décidons d'aller faire un tour au bord de l'océan.

La côte est assez sauvage. Une longue digue, pas loin, nous invite à s’y promener. Une belle digue !
La belle digue di ♫
La belle digue don ♪
La belle digue di ♫
La belle digue don ♪
Il y avait une fontaine ♫
La digue dondaine ♫
 Ah mais Philfff, ça c'est sur la route de Dijon... 
 Hélas le temps change à mi-digue ! La pluie nous dit coucou et en plus elle insiste. Demi-tour pour l'hôtel, j'en profite pour me retourner sur cette belle digue, un tag m'attire: 
L'hôtesse ! La pluie ! Le tag ! Décidément ! Mais ne voyons pas le verre à moitié vide, heureusement le resto de l'hôtel est bon, David qui prend les commandes mais qui est aussi coach sportif à la salle de muscu est d'une amabilité sans faille et d'un humour bienvenu. Le menu est beau, les plats sont bons mais le choix est court, on se dit qu'on va peut-être revenir une fois mais pas plus.
Le lendemain. Direction Portimao. 
Portimão
Là-bas il y a aussi de belles plages mais nous ne sommes pas très attirés par ce genre de loisirs.  Nous allons à Portimao car nous voulons visiter la sardinerie La Rose transformée en musée. Entrée à 3 €, mais 1,5 € pour les + de 65 ans, franchement — on m'en aurait demandé 15 que j'aurais pensé que ce n'était pas très cher. 
Là-bas, en Algarve, une cheminée sans cigogne, c'est comme une fourmi de dix-huit mètres avec un chapeau sur la tête, ça n'existe pas.

Le musée abrite dans sa première partie vestiges archéologiques mais aussi plus récents tels que l’abattage du bois, de là des souvenirs sur les procédés de construction navale en bois et les différentes industries qui y sont liées. mais aussi le processus de transformation de la figue, qui a donné lieu à la première grande période d'essor économique de Portimão. Des témoignages des navires coulés: ancres, canons, boulets etc.

Ancre en pierre, époque romaine
Puis l’autre partie la plus intéressante : la conserverie. Voici quelques vues.
Le musée est donc sur le port, la conserverie est au bord de l’eau: des cales des bateaux jusqu’à l’entrée de l’usine il n’y a pas 50 mètres.
Les cales sont vidées à la main, les sardines voyagent en téléphérique comme nous à la montagne sauf que nous, on ne nous met pas dans des paniers.
Dès le franchissement de l’ouverture les paniers sont vidés et commence alors tout le process - oh pardon - le procédé de conservation. 

Nettoyage, 
Vidage, 
Étêtage,
Renettoyage, 
Rangeage,
dans les boîtes à sardines, celles-ci partent pour la cuisson. 



Toute une partie de la conserverie est restée dans son jus. Des mannequins montrent comment cela se passait, vous pouvez discuter avec eux, ils sont très à l’écoute, n’attendez pas qu’ils vous répondent.
Pour plus de détails: La vie industrielle et le défi de la mer , le site est excellent.

Suit la partie fermeture des boites etc. Après avoir acheté quelques boites de sardines, il est temps d'aller déjeuner, nous quittons Portimão pour Lagoa.

À + !

Liens:

mercredi 22 avril 2026

TROIS JOURS A VIENNE (5) Schiele & co

 Suite de la promenade dans le Leopold Museum, pour vous montrer de la peinture et des meubles.

On commence par Egon Schiele, dont Arthur Leopold aimait acquérir les tableaux. 

Schiele né en 1890, commence à être connu dès 1910, et reconnu comme « disciple doué » du « prince des peintres », Gustav Klimt. Sa réputation grandit jusqu'en 1918 date à laquelle il meurt de la grippe espagnole : courte carrière me direz-vous, certes, vous répondrais-je. Toujours est-il que, au fil du temps, l'intérêt pour ce peintre décroît. 

Pourtant notre ophtalmo Leopold ayant une bonne vision, passionné, eu l’intime conviction qu’Egon Schiele était un grand artiste, alors que personne ne s’intéresse plus à ce peintre dans les années 1950, "on pouvait le montrer autant qu’on voulait, les responsables du patrimoine s’en moquaient éperdument".  En 1952, la toile « Maison avec linge de couleurs, banlieue II » d'un riche industriel et ami d’Egon Schiele, Heinrich Böhler, est revendue au collectionneur à un prix dérisoire. Après ça, Rudolf Léopold entreprendra pendant près d’un demi-siècle une traque effrénée des œuvres de l’artiste pour finir par être le possesseur de la plus importante collection.

Au cas où le texte ci-contre vous intéresse, je l'ai traduit (pas moi mais Deepl) et collé en bas de l'article. Mais vous n'êtes pas obligés, non, non.

Par contre, regarder les tableaux ça, oui, visite agrémentée de quelques beaux ameublements de deux artistes Josef Hoffmann et Koloman Moser.

Le Croissant de maisons II 

EGON SCHIELE
Tulln/Niederösterreich 1890-1)18 Wien
Der Häuserbogen II (Inselstadt), 1915 Crescent of Houses II (Island Town)
Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Leopold Museum, Wien | Vienna


Fleurs stylisées sur fond décoratif 
EGON SCHIELE
Tulln/Niederösterreich 1890-1918 Wien
Stilisierte Blumen vor dekorativem Hintergrund, 1908
Stylized Flowers in Front of Decorative Background
Öl, Silber- und Goldbronzefarbe auf Leinwand Oil, silver and gold bronze on canvas
Leopold Museum, Wien | Vienna

JOSEF HOFFMANN
Pirnitz/Moravie [aujourd'hui : Brtnice/République tchèque] 1870-1956 Vienne
Ensemble de mobilier provenant de la chambre de la fille de l'industriel textile Max Biach, 1902
Selon le cartel:
Fauteuil :Bois de chêne, laqué, rembourrage avec un nouveau revêtement. 
Bureau: Bois de pin, laqué, métal blanc, nickelé.
Deux armoires: Bois de pin, laqué, marqueterie en bois d'érable, métal blanc, nickelé
Armoire à miroir: Bois de pin, laqué, métal blanc, nickelé, verre de miroir
Meuble de toilette: Bois de pin, laqué, métal blanc, nickelé, verre, verre de miroir, marbre
Penderie avec rideau (reconstruction): Bois de pin, laqué, métal blanc
Table: Bois de pin, laqué, métal blanc, nickelé, marbre
Lit (partiellement reconstitué): Bois de pin, laqué blanc, avec du linge de lit neuf
Rideau (réplique): Tissu  et Petite chaise: Bois de pin, laqué




Autoportraits

Personnellement, j'ai trouvé Schiele particulièrement ingrat avec son image. C'est vrai que sur la photo du haut,non seulement il n'inpire pas la sympathie, mais de plus, il n'a pas l'air d'un Apollon. Mais au delà des critères standards de la beauté, il est absolument magique ce coup de crayon, de pinceau minimisant les teintes et les détails: et pourtant tout y est. 










Et tout est exact, en témoigne le portrait que Max Oppenheimer avait fait de lui en 1910.

Re voici Josef Hoffmann avec son Fauteuil inclinable n° 670, dit « machine à s’asseoir », vers 1905. Bois courbé, hêtre (teinté acajou), assise, dossier et panneaux latéraux en contreplaqué, tige métallique, vis métalliques.

JOSEF HOFFMANN
(Pirnitz/Mähren [heute: Brtnice/Tschechien, Ausführung execution: Fa. Jacob & Josef Ko
Liegefauteuil Nr. 670, so genannte „Sitzmaschine", um 1905 
Fauteuil No. 670, so-called "sitting machine", c. 1905
Bugholz, Buchenholz (mahagonigebeizt), Sitzfläche, Rücken- lehne und Seitenteile aus Sperrholz, Metallstange, Metall- schrauben Beechwood, dark varnish, plywood seat, backrest and side panels, metal bar and metal screws
Leopold Museum, Wien | Vienna

 Les derniers tableaux que je voulais partager: Une femme allongée,
EGON SCHIELE Tulln/Niederösterreich 1890-1918 Wien
Liegende Frau, 1917 Reclining Woman
Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Leopold Museum, Wien | Vienna

Portrait de Wally Neuzil (1912)


 Et un petit dernier : Le Parolier 
 

Extrait du cartel (traduction DeepL)

Dans cette œuvre, réalisée à coups de pinceau rapides et sans esquisse préalable, l’artiste se présente comme un « parolier » dans une posture extrêmement contorsionnée. Sa tête est inclinée de manière peu naturelle vers la gauche et partiellement entourée d’un espace blanc semblable à un auréole, tandis que ses yeux regardent sur le côté sous ses sourcils relevés, avec une expression sceptique. À l’exception d’une veste courte, qui se fond visuellement dans l’arrière-plan, il est nu et pâle. Seuls son pénis et son nombril, placé dans une position anatomiquement incorrecte mais orientant la composition axiale vers les mains, sont représentés d’un rouge éclatant. Conformément à la convention du format carré, Egon Schiele remplit la toile d’une corporéité brute, douloureuse et abjecte, exprimant avec vivacité la crise du sujet. Réalisé au début de l’année 1911, Lyricist a été présenté lors de la première exposition personnelle de Schiele à la Galerie Miethke de Vienne en avril de la même année et reproduit dans la publication qui l’accompagnait, accompagné d’un texte d’Albert Paris Gütersloh (1887-1973). 


Et également un dernier ameublement, non pas de notre Josef plus haut, mais de Koloman Moser, artiste lui aussi dans l'art nouveau: 
Ensemble de mobilier provenant du salon de l'appartement Eisler von Terramare, 1903, Bouleau suédois, ébène, bois de corail, nacre, ivoire, verre biseauté, métal.

Sinon, j'ai bien aimé l'ameublement de l'hôtel, le salon était très cozy !


A + !


Traduction du texte sur la photo de Schiele:
"Egon Schiele est né le 12 juin 1890 à Tulln, troisième enfant d'une famille de chef de gare. Après la mort prématurée de son père, emporté par la syphilis en 1904, son oncle Leopold Czihaczek devint son tuteur. Schiele a commencé à étudier la peinture à l'Académie de Vienne en 1906. Dès 1907, il a rencontré Gustav Klimt, de 28 ans son aîné, qui allait devenir son mentor. En 1909, Schiele a quitté l'Académie et a joué un rôle central dans la fondation du groupe « Neues Kunst», dont la première exposition s'est tenue au salon du marchand d'art Gustav Pisko. Grâce à cet événement et à ses présentations à l’International Kunstschau en 1909 et à la première exposition internationale de la chasse en 1910, il consolida sa réputation de « disciple doué » du « prince des peintres », Gustav Klimt.
L'année 1910 marqua également un tournant artistique radical pour Schiele, qui abandonna le Jugendstil de la Sécession pour se tourner vers son propre expressionnisme, capturant des sentiments expressifs sur la toile. Au cours des années suivantes, les œuvres de Schiele abordèrent la crise de l'individu (masculin) et les questions d'identité, de genre et de corporéité avec un radicalisme sans précédent. Son mécène, le critique et homme de réseau Arthur Roessler, lui a valu des critiques élogieuses et l’a mis en contact avec des collectionneurs durant cette période de grande productivité artistique. En 1911, Schiele a présenté sa première exposition solo à la célèbre galerie Miethke de Vienne. Il a rejoint le groupe d’artistes munichois Sema la même année. 

Avec sa muse et compagne Wally Neuzil, il s'installa à Krumau, en Bohême, où sa mère était née, avant de partir pour Neulengbach quelques mois plus tard. C'est là qu'il fut arrêté au printemps 1912, accusé d'abus sexuel sur mineur, et passa 24 jours en prison. Grâce au soutien de Klimt, il parvint à se refaire une place sur la scène viennoise après ce scandale – qui ne fut jamais complètement oublié malgré son acquittement – et devint membre de l'Association des artistes autrichiens en 1913.
En 1915, peu avant d’être appelé sous les drapeaux, il épousa Edith Harms, une jeune fille issue d’une famille de la classe moyenne. Pendant la guerre, sa productivité avait été réduite, mais 1918 marqua enfin sa grande percée. Encouragé par l'énorme succès de la 49e exposition de la Sécession viennoise au printemps 1918, où il avait vendu de nombreux tableaux, Schiele fonda la Nouvelle Sécession de Vienne, qui se dissout rapidement à la suite d'une scission. Le Sonderbund, pour lequel Schiele avait des projets d’exposition tout aussi ambitieux, fut fondé en septembre de la même année. Quelques semaines plus tard seulement, cependant, la grippe espagnole qui faisait rage allait contrecarrer tous ses projets : trois jours après sa femme Edith, alors enceinte, Egon Schiele mourut le 31 octobre 1918."

mercredi 8 avril 2026

TROIS JOURS A VIENNE (4) Belles vues chez l'ophtalmo.


 Voilà. Sortis de chez Haas Beisl après un très bon cappucino, on s'est dit il nous reste assez de temps pour
"se faire" le musée qui nous tentait le plus : Le Leopold Museum. 

Le musée tient son nom à Rudolf Leopold car ce cher Leopold, ophtalmologiste de son métier, était grand collectionneur d'oeuvres d'art qui en détenait plus de 5000. Collection racheté par l'état autrichien pour créer le Leopold Museum.

Comme l'affiche l'annonce, le musée abrite la plus grande collection mondiale de tableaux d'Egon Schiele. 




Le grand espace du bâtiment, l'absence de foule stressante, la blancheur ou la neutralité des murs, tout incite à penser que, 

tout viennois, tout voisins de Vienne, doit se dire souvent "Tiens si j'allais balader dans Leopold"

Alors venez promener avec moi, je partage quelques œuvres avec leurs cartels (en italique rouge)

D'abord des expressionnistes

ALBIN EGGER-LIENZ  Stribach près de Lienz, Tyrol 1868–1926 Santa Justina près de Bolzano, Italie  Trois moissonneurs (Version I), 1918 Huile sur toile Musée Leopold, Vienne.

ALBIN EGGER-LIENZ
Stribach bei Lienz/Tirol 1868-1926 St. Justina bei Bozen/Italien
Drei Schnitter (1. Fassung), 1918 Three Reapers (Version I)
Öl auf Leinwand Oil on canvas Leopold Museum, Wien | Vienna

*

CARRY HAUSER Vienne 1895-1985 Rekawinkel/Basse-Autriche Double portrait, 1926 Huile sur toile | Oil on canvas Musée Leopold, Vienne | Vienna.

CARRY HAUSER Wien 1895-1985 Rekawinkel/Niederösterreich
Doppelbildnis, 1926 Double Portrait
Öl auf Leinwand | Oil on canvas Leopold Museum, Wien | Vienna

*




Celui-là, expressionniste mais peut-être plus dans le style Art déco. Signé Viktor Franck, Demi-nu féminin, 1930.


VIKTOR PLANCKH
Troppau/Mähren [heute: Opava/Tschechien] 1904- 1941 Athen
Weiblicher Halbakt, 1930 Female Semi-Nude
Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Oesterreichische Nationalbank, Leihgabe im Leopold Museum | Oesterreichische Nationalbank, Loan at the Leopold Museum



RICHARD GERSTL, Smaragda Berg, 1906/07

RICHARD GERSTL
Wien 1883-1908 Wien
Smaragda Berg, 1906/07
Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Privatbesitz, Dauerleihe im Leopold Museum, Wien |
Private collection, permanent loan in the Leopold Museum, Vienna

Encore RICHARD GERSTL avec un autoportrait en demi-nu, 1902/04

RICHARD GERSTL
Wien 1883-1908 Wien
Selbstbildnis als Halbakt, 1902/04 Semi-Nude Self-Portrait
Öl auf Leinwand | Oil on canvas Leopold Museum, Wien | Vienna
M637

Quelques belles scultures.

Le superbe bronze "Cheval cabré" de  HERBERT BOECKL (+ d'infos sur le site clic)


HERBERT BOECKL
Klagenfurt 1894-1966 Wien
Springendes Pferd, 1929 Prancing Horse
Bronze
Leopold Museum, Wien | Vienna

*
Buste de jeune homme de Wilhem Lehmbruck (+ d'infos sur le site clic)

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AUGUSTE RODIN
Paris 1840-1917 Meudon/Frankreich
Das ewige Idol, Entwurf 1893, Guss 1971 The Eternal Idol, Design 1893, cast 1971
Bronze
Leihgabe The Kasser Mochary Family Foundation, Montclair, New Jersey | Loaned by he Kasser Mochary Family Foundation, Montclair, New Jersey




AUGUSTE RODIN
Paris 1840-1917 Meudon/France
L'idole éternelle, esquisse de 1893, moulée en 1971
Bronze
Prêt de la Fondation de la famille Kasser Mochary, Montclair, New Jersey | Prêt de la Fondation de la famille Kasser Mochary, Montclair, New Jersey



Belle mise en valeur du buste en céramique de Richard Luksch ! Ce buste féminin captive par son expression : la femme semble écouter les deux délicates figures masculines nues qui lui murmurent à l'oreille.
RICHARD LUKSCH (Vienna 1872–1936 Hamburg)
Wiener Ziegelfabrik und Baugesellschaft
The Insinuation 1902/03 
Ceramic  (white glaze)

Et puis il y a Oscar KoKoschka !! 
Avec ce tableau dénonciateur "Annexation - Alice au pays des merveilles"


OSKAR KOKOSCHKA
Pöchlarn/Niederösterreich 1886-1980 Montreux/Schweiz
Anschluss - Alice im Wunderland, 1942
Annexation - Alice in Wonderland
Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Wiener Städtische Versicherung AG-
Vienna Insurance Group
Extrait du site du musée :
"Peinture allégorique, « Annexion – Alice au pays des merveilles » (1942). Faisant référence aux trois singes de la connaissance, qui refusent d'entendre, de parler et de voir, l'artiste représenta le ministre britannique des Affaires étrangères, Neville Chamberlain (1869-1940), casqué et moustachu, ainsi qu'un soldat du Troisième Reich et un évêque. Personnifications des trois grandes puissances – l'Angleterre, l'Allemagne nazie et la France – et des trois classes sociales – la société civile, l'armée et le clergé –, ces trois hommes symbolisent les principaux facteurs responsables du déclin de l'Europe. À droite, derrière les barbelés, on aperçoit Alice nue, nommée d'après l'héroïne du roman de Lewis Carroll (1832-1898), "Alice au pays des merveilles". Incarnant à la fois la « vérité » et « l'Autriche », Alice détourne le regard, Vienne s'embrasant derrière elle. L'œuvre représente la critique par Kokoschka de la politique d'apaisement menée par les Alliés face à l'invasion d'Adolf Hitler, et traduit visuellement le cri de protestation désespéré de l'artiste." 
(https://onlinecollection.leopoldmuseum.org/en/search/query=kokoschka&offset=0&limit=30&layout=default)
OSKAR KOKOSCHKA
Pöchlarn/Niederösterreich 1886-1980 Montreux/Schweiz
Selbstbildnis, eine Hand ans Gesicht gelegt, 1918/19
Self-Portrait, One Hand Touching the Face
Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Leopold Museum, Wien | Vienna



OSKAR KOKOSCHKA
Pöchlarn/Basse-Autriche 1886-1980 Montreux/Suisse
Autoportrait, une main posée sur le visage, 1918/19
Self-Portrait, One Hand Touching the Face
Huile sur toile | Oil on canvas
Musée Leopold, Vienne | Vienna


On peut voir Klimt, bien sûr. En voici juste quatre.

LA MORT ET LA VIE
Ce tableau de grand format, dont il existait une version antérieure, aborde le cycle de la vie humaine. L'allégorie de Klimt se compose de la personnification de la mort sur le côté gauche et du cycle de la vie en trois parties sur le côté droit, constitué d'une mère et de son enfant, d'une femme âgée et d'un couple d'amoureux. 

GUSTAV KLIMT Baumgarten bei Wien 1862-1918 Wien
Tod und Leben, 1. Fassung, 1910/11. Reproduktion aus: Die Kunst für Alle, Jg. 28, Heft 21, München 1913, 1913 Death and Life, 1st version, 1910/11. Reproduction from: Die Kunst für Alle, Vol. 28, no. 21, Munich 1913
Heliognoireg vir
Bibliosek, Lory Leopold Museums

Ces deux suivants, franchement il faut les voir sur place, les photos là j'avoue ça ne rend pas.
A gauche: Le grand peuplier II (Orage naissant), 1902/03 - A droite de la gauche: Un matin au bord de l'étang, 1889
GUSTAV KLIMT                                                                          GUSTAV KLIMT
Baumgarten bei Wien 1862-1918 Wien                                        Baumgarten bei Wien 1862-1918 Wien
Die große Pappel II (Aufsteigendes Gewitter), 1902/03                     Ein Morgen am Teiche, 1889 
The Large Poplar II (Gathering Storm)                                         A Morning by the Pond
Öl auf Leinwand | Oil on canvas                                                Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Leopold Museum, Wien | Vienna                                               Leopold Museum, Wien | Vienna









GUSTAV KLIMT
Baumgarten bei Wien 1842-1918 Wien
Dame mit Cape und Hut vor rotem Wintergrund, 1997/98
Lady with Cape and Hat on a Red Background
Olauf Leinwand all on canvas Klint-foundation, Wien Vienna


GUSTAV KLIMT
Baumgarten près de Vienne 1842-1918 Vienne
Dame à la cape et au chapeau sur fond rouge hivernal, 1997/98
Lady with Cape and Hat on a Red Background
Huile sur toile Fondation Klimt, Vienne






Voilà. J'espère que cela n'a pas été trop long et que parmi ces artistes vous avez pris plaisir à en voir ou revoir quelques uns. 

Et ? Et Schiele ?  Car notre ophtalmologue de renom et grand passionné d’art, entreprendra pendant près d’un demi-siècle une traque effrénée des œuvres de l’artiste avec un seul objectif en tête, lancer une carrière posthume à ce peintre trop longtemps incompris, rassemblant la collection de Schiele la plus importante au monde : ça vaut bien un article à part non ?

A + !

mercredi 14 mai 2025

DES LUMIERES DANS LES CARRIERES 2

 J'aurais dû poster ce billet début janvier oui. Procrastination, peut-être. Je n'ai aucune excuse. Ou peut-être que je n'étais pas emballé: je n'ai pas dit Waouh quand j'y suis allé.

Pourtant, ces carrières aux Baux de Provence, immenses salles et leurs hauts murs de 14 m, de cette pierre si blanche, marque l'esprit. Pourtant à revoir ma ribambelle de photos, je me dis que ça vaut le coup de partager. 

En ce mois de janvier, se terminait une double expo: Egypte des Pharaons et Les Orientalistes.



L'Egypte des Pharaons si belle soit elle ne m'a pas séduit. Certes, c'est beau, c'est à la portée de tous, mais trop tape à l'œil.



A posteriori, je pense donc que l'on se lasse de tout et, sans être désabuser, disons que je suis moins sensible à l'effet "exposition  totalement immersive". L'expo des Orientalistes était franchement plus à mon goût.



J'y ai vu des peintures célèbres, que je connaissais ...


Et d'autres que je ne connaissais pas. Pourtant l'orientalisme, ça me plait.

La chasse au lion, Horace Vernet


A + !