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mercredi 4 novembre 2026

MARSEILLE UNE EXPO DETAILLE.

 —  Hé vé Phil, tu vois ce reportage sur une expo chez moi à Marseille, et bien j'aimerais bien aller y voir. Ça t'intéresserait ?

— Ah oui René ! Detaille ? je ne connais pas mais ça à l'air bien !

— Bon, je te laisse faire, tu organises alors.

— Pas de souci, On y va avec nos femmes, on se fera un petit resto là-bas après !

Marseille, une expo Detaille ! 

Detaille / de taille : hein elle est bonne non ? Oui à ras les pâquerettes ok. Mais moi j'aime bien, là ça ne m'a pas fait l'effet escompté mais quand je dis une blague nulle à quelqu'un (en le sachant pertinemment) j'adore la façon dont il la reçoit, il s'esclaffe en pensant "qu'il est c.. celui-ci" — oui oui ça se voit dans tes yeux — ou il est plus franc et il me dit avec tact "hum c'est un peu nul non ?" ou même il me dévisage, à savoir si je le fais volontairement ou pas. Et moi c'est ça qui m'amuse ! ah gamin que je suis !

Bon c'est pas tout ça mais j'ai des photos à vous montrer, j'espère que cela vous plaira autant que cela m'a plu. La ville de Marseille organisait du 31/10/25 au 31/10/26 une expo sur une famille de photographes: les Detaille.

Ce sont donc des photos de photos que vous allez voir. 

Le Marseille d'il y a longtemps, pendant des périodes troubles, est très présent dans cette mini expo, oui je dis mini car elle aurait pu être le double que cela n'aurait dérangé personne, 164 ans de photos quand même..

Mais d'abord qui est Detaille ? Commençons par le début. Notre ami Félix Tournachon plus connu sous le nom de Nadar, en 1897 ouvre un atelier de photographie à Marseille au 21, rue de Noailles (rue depuis englobée dans la Canebière, donc le studio serait maintenant au 77, Avenue Canebière, je dis ça juste pour que vous situiez mieux, si vous avez le plan en mains). 

Mais Nadar commence à avoir de l'âge et parle à Frédéric Boissonnas, un photographe suisse, je suis fatigué, veux-tu reprendre mon affaire ? Ce dernier accepte, il a un élève qui a du talent à placer: Fernand Detaille. Fernand et Frédéric reprennent l'atelier de Nadar en 1901, puis Ferdinand Detaille tout seul en 1910. 


DIORAMA    NOAlLLES - CANNEBIERE

OFFICE DE LA PUBLICITÉ LUMINEUSE

NADAR PERE CREATEUR DE LA PHOTOGRAPHIE NADAR DE PARIS

BOISSONNAS ET DETAILLE SUCC.
MARSEILLE
Rue de Noailles
21
TÉLÉPH. 15-47.

      On dit que Marseille est la porte
de l'Orient, le rendez-vous de tous ceux
qui s'intéressent au Commerce et à l'
Industrie, qu'y faire de la réclame, c'est
le faire à la fois dans le monde entier

Voilà commence l'histoire marseillaise de cette famille qui continuera le métier jusqu'à nos jours, Fernand, puis Albert, et enfin Gérard, photographe et commissaire de l'exposition.

Allez, je vous laisse regarder les photos. Mais pas de panique ! pas toutes ! J'ai choisi la période "Ville Ancienne"  surreprésentée, c'est vrai parce que le "boss" c'était quand même Fernand.


La rue de Noailles avec les Nouvelles Galeries, au début et La Canebière ensuite. Juste avant les NG, doit se trouver le studio de Fernand Detaille.

"Les Nouvelles Galeries
Construit en 1894 sur la Canebière, l'immeuble des Nouvelles Galeries, vaste bâtiment à ossature métallique et verrières, abrite l'un des principaux magasins marseillais. Le 28 octobre 1938, un incendie le ravage, détruisant commerces et boutiques et bouleversant durablement l'activité du centre-ville."

L'incendie des Nouvelles Galeries, le 28 Octobre 1938
 Photographie Fernand Detaille. 
 
L'Incendie des Nouvelles Galeries, si ça vous intéresse c'est ici, clic !
 

"Le Building Canebière
Photographie Albert Detaille
Entre 1947 et 1952
Fonds Detaille-Musée d'Histoire de Marseille"

"Le 23 octobre 1938 les Nouvelles Galeries brûlent. Entre 1947 et 1952, Fernand Pouillon et René Egger construisent sur cette parcelle un immeuble de logements et de bureaux, qu'ils nomment << le building Canebière ». Avec sa façade rythmée selon une trame horizontale régulière, l'immeuble se distingue dans le tissu ancien de la plus célèbre artère de Marseille."

On peut voir collé au nouveau bâtiment, avant les bureaux du journal "Le Méridional" la façade du Studio Detaille.
 
Métiers d'autrefois.


En haut: "Spéléologue photographié en studio. Vers 1940."
En bas:"Bassin de radoub. Inspection de la coque d'un navire par un scaphandrier avant mise en cale sèche. Photographie Fernand Detaille. 1905.
Ah et bien déjà les tags sur les murs en 1905 ! Qui a dit "c'était mieux avant" ?
Marchande de champignons 

Le canal de la Douane. Photographie Fernand Detaille. Vers 1912.

Le canal de la Douane était vieux comme le monde: en 1488, le roi Charles VIII décide de faire du quartier bordant le Vieux-Port, une remise pour ses galères avec des tercenaux. Il s'en passa des choses depuis ! (si ça vous intéresse c'est ici, clic !) Toujours est-il que beaucoup plus tard le canal sera comblé, deviendra pour une partie le cours (on dit courss, chez nous) Estienne-d'Orves.
Et sur ce beau cours, sera monté un parking d'une laideur inimaginable; Voyez plutôt:

"Parking aérien Honoré-d'Estienne d'Orves
Photographie Albert Detaille. Vers 1966."

Mais heureusement en 1987, le conseil municipal vote son remplacement par un parking souterrain ! Il sera remonté pour devenir le parking-relais de la RTM (Métro La Rose pour ceux qui ont gardé le plan de Marseille sous les yeux).

Plus sérieusement, photo de personnalités.
"Visite officielle du roi Alexandre Ier de Yougoslavie, accueilli à Marseille par Louis Barthou, ministre français des Affaires étrangères, le 9 octobre 1934
Photographie Fernand Detaille.
Cette rencontre avait pour but de renforcer l'alliance franco-yougoslave. Lors de leur arrivée, les deux hommes sont assassinés par un nationaliste croate, provoquant une crise internationale majeure.
Fonds Detaille - Musée d'Histoire de Marseille"

Ah ! Le Vieux-Port !

Deux gabiers rangeant ou réparant les voiles sur le mât beaupré d'un voilier. Au fond on voit le pont transbordeur.

Le Pont transbordeur. Une nacelle suspendue sous le tablier du pont permet de traverser le bassin du port entre les quais nord et ceux du sud. Construit en 1905, il fut détruit par les allemands en 1944. Photographie Fernand Detaille. Se dessine au loin, la Bonne Mère.

En haut: Visite de Maréchal Pétain, le 4 décembre 1940.
En bas: Un bout d'une vue du quartier derrière le Vieux-Port après sa destruction en 1943.
Photographies Fernand et Albert Detaille.

"La destruction du quartier du Vieux-Port en 1943
Photographie Fernand et Albert Detaille 1943-1944

Entre le 22 janvier et le 1er février 1943, le quartier de l'Hôtel de Ville, autour du Vieux-Port de Marseille, fut détruit par les autorités allemandes avec la collaboration du régime de Vichy. Sous les ordres du général Oberg et du préfet René Bousquet, une vaste opération de « nettoyage » fut menée, officiellement pour éliminer un « repaire de criminels ». Le 22 janvier, une grande rafle entraîna l'évacuation de plus de 20 000 habitants et la déportation d'environ 2 000 personnes. Dans les jours suivants, près de 1500 immeubles furent dynamités, effaçant le plus ancien quartier de Marseille."


Oui, destruction du plus ancien quartier de Marseille.
Dans le quartier du Panier, une plaque avec une statue a été posée, elle dit ceci:

Le samedi 23 janvier 1943, les Vieux-Quartiers du Vieux-Port, berceau de la Ville, sont encerclés par les troupes allemandes. Des arrestations massives sont menées sous la surveillance des autorités nazies et de collaboration françaises réunies à l'Hôtel de Ville.
Le 24 janvier 1943, les 20000 habitants du Quartier Saint-Jean sont raflés. 15000 hommes, femmes et enfants sont transférés de force dans des camps à Fréjus.
Le 1er février 1943 commence la destruction du quartier par dynamitage.
Elle durera 17 jours. 50 rues et 1500 immeubles disparaissent, 14 hectares de ruines bordent le Vieux-Port. En tout, 2000 personnes furent déportées dans les camps de concentration et d'extermination depuis Compiègne et Drancy vers Sachsenhausen, Mauthausen, l'île d'Aurigny, Buchenwald, Sobibor et Auschwitz. Marseille et les Marseillais.es furent victimes de crimes contre l'humanité.
Parcours mémoriel inauguré par
Benoît PAYAN,
Maire de Marseille
lors de la cérémonie de commémoration des 80 ans des rafles de Marseille et de la destruction des Vieux-Quartiers
le dimanche 29 janvier 2023.

La justice française a officiellement qualifié de crime contre l'humanité les rafles du Vieux-Port de Marseille en janvier 1943, lors d'un verdict rendu le 30 septembre 2026. Ouaip, y a pas longtemps !


Sur ce mur, plusieurs petits formats montrent l'après destruction. En haut, la montagne de décombres près du Vieux-Port, on voit ce qu'il reste du pont transbordeur. Au milieu, le Vieux-Port et l'autre "bout" du pont. En bas à gauche, l'autre morceau de photo vue au dessus et à droite un FFI en train de peindre une étoile blanche sur une voiture.

Après, la reconstruction.
Le quartier derrière la Bourse est déblayé, on y fait des fouilles. Au fond, là-bas si vous tournez à droite, vous arrivez sur le Vieux-Port.
Fouilles du site de la Bourse.
Photographie Albert Detaille.
Octobre 1968.
Le cas de l'hôtel de Cabres.

"L'hôtel de Cabre après les destructions du quartier du Vieux-Port de 1943
Photographie Albert Detaille
1947
Fonds Detaille - Musée d'Histoire de Marseille
Pendant la Reconstruction, en 1954, la maison de 650 tonnes est déplacée d'un bloc et tournée de 90° afin de rentrer dans l'alignement de la Grand-Rue."




"Le terrain vague derrière la Bourse. En arrière-plan l'Hôtel des Postes
Photographie Fernand Detaille Vers 1925"





— Vé tu vois Phil, c'est là que j'ai commencé à travailler à la Poste.

"Marthe Ergens interprétant La Marseillaise en brandissant le drapeau français au moment des fêtes de la victoire de 1918 Photographie Fernand Detaille"

J'étais étonné de ne pas voir davantage de vues de Notre Dame de la Garde, j'ai demandé, on m'a indiqué la seule photo ci-dessous. Elle doit dater des années 1860/70, Detaille n'était pas encore là, cette épreuve sur verre devait appartenir à un photographe qui a légué ou donné au Fonds photographique de Marseille, peut-être Adolphe Terris.

Cette épreuve sur verre représente la consécration de la Bonne Mère pendant sa construction.(En mauvais état certes, mais elle existe !) Mais je regrette qu'il n'y a pas plus de photo de la Bonne Mère !


— Alors René ? Elle était bien cette expo ! 
— Oui, mais il manque beaucoup de quartiers ! celui où j'ai passé mon enfance n'y est même pas ni celui de Catoun, elle n'a rien vu !
— C'est vrai tu as raison, c'est ciblé sur certains points mais on n'y voit pas la vraie vie des marseillais, dommage. 


Toutes les photos proviennent du Fonds Detaille - Musée d'Histoire de Marseille

À + !

Comme toujours l'écriture en italique et de cette couleur indique la retranscription d'un cartel, d'une explication donnée près de l'œuvre ou bien d'un extrait de livre d'un auteur mais certainement pas de moi.


Liens:
DETAILLE.pdf

mercredi 28 octobre 2026

LA RETRAITE EN MARCHANT, EN BARJAQUANT. ST JEAN BOUCHE D'OR.

—  Vé vé ! Phil ! les chevreuils là-bas !

—  Où ça ? Je ne vois pas !

—  Plus loin, là-bas en haut de la colline ! Tu les vois ou pas ?  Ils sont trois, un tout petit et deux adultes ... Mais qu'est-ce qu'ils font ?  Oh il y a un renard vé à gauche ! Il veut prendre le petit, les deux grands le protège .. 

—  Et oui je vois bien, René,  ! ça y est un chevreuil charge le renard, regarde, René, le renard fait le tour par en-dessus ! il revient ! prend ton téléphone fais une photo !

—  Ah je l'ai pas pris, tout manière, ils sont trop loin, on n'y aurait vu que tchi et puis  ils s'en vont dans les arbres, quelque chose a dû les effrayer.

—  Tu as eu raison de nous faire marcher par ici, c'était un beau spectacle,  René !

—  Oui et j'ai autre chose à te montrer, vé Phil, cette page que j'ai déchirée dans un magazine, vé ce reportage sur une expo chez moi à Marseille, et bien j'aimerais bien aller y voir. Ça t'intéresserait ?

— Ah oui ! Detaille ? je ne connais pas mais ça à l'air bien !

— Bon, je te laisse faire, Phil: tu organises alors.

— Pas de souci, On y va avec nos femmes, on se fera un petit resto là-bas après ! mais on choisit bien le jour, parce que les manifs...

—  Oui, cent vingt mille manifestants dans Marseille la semaine dernière.

—  Mais le pire c'est les huit mille casseurs qui ont détruit et pillé les magasins. J'espère que le prochain président sera plus ferme avec ces voyous et plus à l'écoute des revendications des lycéens. Pour l'instant, les politiques, ils sont une trentaine à vouloir se présenter aux élections ! 

—  C'est un vrai panier de crabes, Le Pen, Philippe, Attal, Hollande, Retailleau, Tondelier, Cazeneuve, Mélenchon et tous les autres ! Tous ! Ah ça pour tchatcher, ils tchatchent ! Ah oui ! Des saint-Jean-bouche-d'or ! Tous ! Pour l'action, plus personne ! On verra celui qui tirera les manettes l'année prochaine ! 

—  Ne t'énerve pas René ! Regarde où tu marches, tu vas te refaire une faciite ah ah ah !





mercredi 21 octobre 2026

CHEZ MR NOBEL À SANREMO.

 Comme je vous l'avais écris là, à Sanremo, un séjour de repos i.e. sans visite culturelle, sans rando.


Mais quand même, il y a la maison de Mr Nobel,  repartir sans la visiter nous aurait causer quelques regrets, on ne pouvait pas y couper.

Quand on parle de LA maison d'Alfred Nobel à Sanremo, il faudrait préciser sa dernière demeure, car Alfred a bien voyagé et s'est installé dans maints endroits d'Europe, pour venir pour raison de santé, profiter du climat de la riviera italienne. Il y passa cinq ans puis s'en fut tout mouru ici. 

La veille, nous étions arrivés trop tard (les visites sont de 9h30 à 12h30, notez svp): la charmante jeune femme à l'entrée nous avait dit gentiment:

 " Revenez demain !"

Donc donc, comme aime dire Siu, le lendemain à la suite d'une promenade sur le grand marché de la ville où Madame à trouvé quelques beaux articles à bon prix, nous avons visité donc, donc la dernière demeure d'Alfred.

 —  Alfred Nobel qui, rappelons-le, avant d'inventer le prix Nobel, inventa la dynamite —

Elle est située sur le corso Cavallotti (la Villa, pas la dynamite) au numéro 116, près de la villa d'Ormond dont nous avons traversé le parc ici (clic), près aussi des superbe villas où ont séjournés le peintre Józef Ignacy Kraszewski,  et l'écrivaine et pionnière du mouvement féministe Lésia Ukrainka, 



C'est une villa de style difficile à dire vraiment. Les façades ont l'allure d'une villa de la renaissance italienne. 


Trois tours octogonales de style plus où moins mauresque garnissent trois angles. 



L'une est sertie de galets et couronnée d'un joli parapet en métal. Des photos explicites ici (clic) et là (clac).


J'ai trouvé l'intérieur assez sobre mais le mobilier marie bien le style de l'époque tout en étant fonctionnel: un style masculin. 



Il avait d'ailleurs surnommé sa villa « Mio Nido », un nom qu'il a fini par abandonner après qu'un ami lui a fait remarquer, en plaisantant, qu'un nid se construit à deux — une façon indirecte de souligner sa solitude sentimentale à cette époque de sa vie.



Maman Nobel

La chambre. C'est dans son lit que Nobel expira son dernier souffle.


Le grand salon sert à des concerts.

Dans la bibliothèque bien chargée.




Ça c'est de la dynamite !


Un espace est dédié à son laboratoire.

2.1.5 La troisième grande découverte
En 1877, Nobel fait sa troisième grande découverte : la gélatine explosive. La nitroglycérine, mélangée à un certain pourcentage d’éther et de coton colloïdal dissous dans de l’alcool, donne naissance à une substance gélatineuse dont le pouvoir explosif est bien supérieur à celui de la nitroglycérine pure. La gélatine explosive présente d’autres avantages : elle est imperméable, stable et difficile à enflammer. La gélatine explosive est de loin supérieure à la dynamite, en particulier pour faire sauter de vastes zones rocheuses.


Le testament et le prix Nobel.

Le premier est largement exposé à maint reprise dans la villa.

6.1.1

Les dernières volontés de Nobel

Alfred Nobel stipule dans son testament que les intérêts de sa fortune devront servir à financer chaque année cinq prix récompensant des réalisations d'une grande utilité pour l'humanité : dans les domaines de la physique, de la chimie, de la physiologie ou de la médecine, de la littérature et des activités en faveur de la paix. Depuis 1968, le prix Nobel d'économie, décerné par la Banque de la République de Suède, vient s'ajouter aux cinq prix Nobel. Qui décerne les prix ? Les prix de physique, de chimie et d’économie sont décernés par l’Académie suédoise des sciences ; celui de physiologie ou de médecine par le Karolinska Institutet de Stockholm ; celui de littérature par l’Académie de Stockholm et celui de la paix par une commission norvégienne, le Norska Stortingets Nobel-kommitté. Les prix, la renommée et les distinctions ne cessent de croître En 2000, le montant s’élevait à environ 0,87 million d’euros. Chaque lauréat reçoit la même somme d’argent, un diplôme et une médaille. La cérémonie de remise des prix a lieu chaque année à Stockholm et à Oslo le 10 décembre, jour de la mort d’Alfred Nobel. Jusqu’en 2000, seize Italiens avaient reçu le prix Nobel.

Première cérémonie de remise des prix Nobel en 1901.

Voilà ! Sinon les jardins sont très beaux, comme pour la Villa Ormond, ils descendaient jusqu'à la mer mais furent coupés plus tard par une avenue.

 À + !

Comme toujours l'écriture en italique et de cette couleur indique la retranscription d'un cartel, d'une explication donnée près de l'œuvre ou bien d'un extrait de livre d'un auteur mais certainement pas de moi.

mercredi 14 octobre 2026

VISITE DE SANREMO ET SON COLLÈGUE SANTO STEFANO AL MARE

Cet été, pour échapper aux canicules successives, nous nous sommes dit "Allons vers des endroits plus tempérés", Nice ou Menton offraient des températures plus douces moins agressives mais la villégiature dans ces coins-là coûte si l'on s'y prend au dernier moment. Alors nous avons poussé plus loin: ma moitié, toujours de bon conseil, me dit "Et si on allait à Sanremo ? " Sanremo ? super: connais pas ! Nous avons chercher un bon hôtel et avons trouvé juste à coté: le Best Western Anthurium à San Stefano al Mare.

Un hôtel avec un bon rapport qualité/prix. N'hésitez pas à demander un devis sur leur site: nous avons eu un tarif moins cher qu'annoncé sur des sites comme Hotel.com avec même le petit-dèj inclus !

L'avantage de cet hôtel, c'est la quasi proximité de la belle piste cyclable - éloignée de toute voie automobile - qui longe la côte ligurienne: la piste de Ponente, que l'on peut parcourir sur plus de 20 km. Le désavantage peut être son restaurant - qui se veut un tantinet gastronomique - est très bon sauf qu'il sert aussi les petits déjeuners si bien que l'on se retrouve avec des tartelettes aux fruits minuscules, des tranches de tranches de tranches de pains bien loin de nos baguettes, des œufs brouillés dans un dé à coudre etc. 


La piste cyclable est très belle mais là c'est la vue du littoral que l'on peut y voir.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Santo Stefano al Mare petite localité très calme sur la riviera italienne est parfaite pour un séjour reposant
que l'on veut s'accorder: juste de la balade, un peu de plage, un peu de bicyclette (électrique of course à 30 € la journée) et des petits restos (mais légers hein?) pas de musée, pas de visite culturelle: le repos de la tête et  du corps.




Là, la piste cyclable est à coté, ici c'est la voie piétonne, mais on s'est posé sur un banc pour la pause. Humm ! Peut-on dire "on s'est pausé" ?

Nous aurions pu aller je pense jusqu' à Sanremo en vélo mais, on s'est dit que si on achète quelques souvenirs là-bas, nous serions peut-être  embêter selon le volume des achats.

L'après midi: direction Sanremo en voiture, Simone.

À l'inverse de Santo Stefano et son coté paisible, Sanremo est LA ville avec le tumulte, le brouhaha, la circulation dense assortis. Sur la grande avenue appelée "corso Cavallotti" Nous pouvons voir en passant de belles villas à l'architecture fin 19ème. Ce devait être un des corsi où habitaient des célébrités: il faudra que je me renseigne. Un grand parc nous invite, le temps de trouver une place pour garer titine et nous y allons : Ce sont les jardins de la villa Ormond (clic), Mr Ormond était un richissime homme d'affaires, producteur de cigares et amateur d'art, peut-on y lire. 

La villa, de style plutôt renaissance, n'est pas ouverte au public, elle abrite les bureaux de l’Institut international de droit humanitaire.


Le parc est riche en espèces botaniques exotiques, les arbres sont âgés et ont pris de sérieuses dimensions. Ce qui nous frappe - à part le soleil - c'est la majestuosité des magnolias, je ne connait pas leur âge mais ils en imposent !

Certains d'entre eux ont commencer à attaquer la terrasse ! Lorsqu'on entre dans le parc, on découvre un grand bâtiment: c'est un pavillon des expositions, qui sert aussi de salles pour différentes activités sociales, culturelles et sportives. Les abords de la villa sont bien entretenus, par contre dès qu'on s'éloigne les jardins semblent négligés, en témoigne le petit bassin alimenté par une cascade qui me semble d'une nudité banale avec ses tortues émigrées de je ne sais où.

Le parc s'étendait à l'origine jusqu'à la mer, mais il est coupé maintenant par une avenue. La partie basse est agréable aussi à parcourir. 

Après avoir acheté quelques abricots gros comme mon poing et succulents, nous marchons jusqu'à l'église orthodoxe russe (clic).

La voilà.

Construite et consacrée en 1913 grâce à la générosité de l'importante communauté russe de Sanremo, de la Ligurie et de la Côte d'Azur voisine, d'après les plans de l'architecte russe A. Choussev et sous la direction des travaux de l'ingénieur P. Agosti, l'édifice s'inspire du style moscovite avec ses cinq coupoles polychromes en forme de bulbe. 





"Saint Tsar Nicolas II"


Très finement décorée, elle est petite mais elle est superbe. Sur la belle plaque du Rotary club il est indiqué:
Construite et consacrée en 1913 grâce à la générosité de l'importante communauté russe de Sanremo, de la Ligurie et de la Côte d'Azur voisine, d'après les plans de l'architecte russe A. Choussev et sous la direction des travaux de l'ingénieur P. Agosti, l'édifice s'inspire du style moscovite avec ses cinq coupoles polychromes en forme de bulbe.

Une bien belle visite très intéressante, cette église ! d'autant plus que la crypte est inclus dans la visite, ce que l'hôtesse d'accueil nous rappelle à la sortie. Il est 12h00, nous remontons le corso Cavallotti pour rejoindre la voiture et nous passons devant la maison d'Alfred Nobel ! Ah pétard ! On avait dit ici repos du corps et de l'esprit, mais repartir sans visiter Alfred, nous aurait causer quelques regrets, on ne pouvait pas y couper. Malheureusement les visites sont de 9h30 à 12h30: la charmante jeune femme à l'entrée nous dit gentiment:

 " Revenez demain !"

À + !




J'me disais "Mais pourquoi donc Sanremo s'écrit en un seul mot ?" pourquoi pas San Remo ?

La ville s'appelait à l'origine Villa Matutiae. Vers l'an 980, elle est renommée Civitas Sancti Romuli en hommage à un évêque de Gênes, saint Romolo, mort là en pèlerinage. Le dialecte ligure a déformé « San Romolo » en « San Rœmu », puis en « San Remo » vers le XVe siècle.

Il n'existe donc aucun saint « Remo » — c'est une simple déformation phonétique de « Romolo ». Le hameau d'origine s'appelle d'ailleurs encore aujourd'hui « San Romolo ».

Pendant des siècles, « San Remo » (deux mots) et « Sanremo » (un mot) ont coexisté, y compris officiellement. En 1928, l'État italien impose « San Remo » en deux mots, mais l'usage local résiste et continue d'écrire « Sanremo ».et en 1992, une délibération municipale publiée au Journal officiel italien fixe définitivement « Sanremo » en un seul mot comme forme officielle.


Comme toujours l'écriture en italique et de cette couleur indique la retranscription d'un cartel, d'une explication donnée près de l'œuvre ou bien d'un extrait de livre d'un auteur mais certainement pas de moi.