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mercredi 4 mars 2026

L' ANECDOTE. LA RAISON DU PLUS FAIBLE.

  L'anecdote. Au cours d'une visite, d'un voyage, dans un livre, un film il y a toujours quelque chose qui saute aux yeux, un petit quelque chose que l'on pourrait qualifier d'anodin mais qui vous interpelle, un détail, une peinture, un parfum, que sais-je, anecdotique certes, mais qui restera un point d'ancrage dans votre mémoire en rapport avec le lieu, le livre, le film...Ici c'est une photo, une citation dans une expo tout en haut du Mont Ventoux qui m'a interpelée.


Oui oh là ! ça va ça va ! je le sais que la photo est floue ! Désolé j'ai pas fait exprès ! Voici le texte:

- Selon Darwin la loi du plus fort serait le moteur de l'évolution. Nous vivrions alors dans une nature cruelle mut par le seul instinct de survie de l'espèce et de l'individu. Plaisons nous à croire un instant qu'il en fut autrement et qu'une raison du plus faible existe...

Tout au long de l'histoire de la vie sur terre, la ou les plus gros et les plus forts n'ont pus sa résister ... Ce sont souvent les créatures les plus humbles qui ont survécu. C'est aussi parmi les plus faibles que sont nées les plus belles histoires de solidarité. Et c'est enfin chez les plus vulnérables que l'ingéniosité adaptative a développé ses plus grandes inventions - 
La raison du plus faible 
Jean-Marie Pelt

 Certes, selon vos goûts et passions, vous allez me dire "intéressant ! " ou bien "ok d'accord, y a pas de quoi en faire un fromage" Et bien personnellement, ce passage d'un livre a toqué à ma petite tête surtout "les plus faibles que sont nées les plus belles histoires de solidarité.et "les plus vulnérables que l'ingéniosité adaptative a développé ses plus grandes inventionsA partir de là, je me suis dis, il faut que je lise un peu cet auteur, et chemin faisant, me suis décidé à partager quelques extraits avec vous.

Jean-Marie Pelt a écrit trois volumes, une trilogie : La Loi de la jungle, La Solidarité et La Raison du plus faible, pour but de montrer que la nature ne se réduit pas au règne des plus forts comme le sous-entend Mr Darwin, il met aussi en œuvre des mécanismes d'inhibition de l'agressivité, de coopération et de solidarité. Bref, ce n'est pas passionnant en soi, mais il suffit d'ouvrir le dernier volume "La Raison du plus faible" et vous voilà captivé par les exemples multiples expliqués par l'auteur où le fort est, au mieux, allié au faible, et même en symbiose, au pire (pour lui) tributaire de ce dernier. De la bactérie originelle jusqu' à l'homme, tous les règnes y passent.

On connait tous la fable du chêne et du roseau (clic) le faible se plie et résiste au vent tandis que le fort... Je vais vous citer trois exemples assez originaux, pas plus, pour ne pas vous lasser, lus dans ce livre.

L'exemple du champignon.

Lorsqu'on retourne le sol, on peut voir ces filaments blanchâtres qui sont en fait des réseaux micellaires. Certains de ces champignons pour exister ont une fonction indispensable au chêne vert : ils puisent la nourriture carbonée dans les racines des arbousiers, arbustes caractéristiques du maquis corse. Celui-ci se trouve alors défavorisé au profit du chêne, et l'on passe du maquis à la forêt. Les champignons alimentent si généreusement les chênes verts que ceux-ci finissent par prendre la place des arbousiers.

Assistance mutuelle entre faible et fort mais au détriment de l'arbousier ! Cruelle nature.

Plus cruelle encore ici les mouches minuscules de la famille des Cécidomyidés (Cécidomyidés: ne cherchez pas à comprendre, c'est juste décoratif)

Ces mouches s'attaquent aux champignons, et non l'inverse, comme le ferait croire le nom de l'amanite tue-mouches qui, en réalité, n'en tue aucune. Ces mouches ont deux modes de vie différents : elles sont capables de se reproduire sexuellement, comme tout un chacun, en formant des œufs; mais d'autres ne suivent pas ce processus habituel : elles ignorent la sexualité. Ces femelles ne pondent pas d'œufs mais transforment des cellules de leur abdomen en embryons qui se développent à l'intérieur du corps de la mère, trop jeune pour avoir formé un utérus, et donc incapable de les nourrir. Aussi, pour assurer leur croissance, dévorent-ils les entrailles de leur génitrice jusqu'à la vider de toute substance. Lorsqu'ils naissent, quelques jours plus tard, après avoir envahi le corps de la malheureuse, il ne reste d'elle, leur unique parent, que l'enveloppe chitineuse, ce squelette externe léger propre aux insectes et si différent de la lourde charpente des vertébrés. Car les insectes ont leur corps dans leur squelette quand les vertébrés ont leur squelette dans leur corps…

Troisième et dernier extrait de ce petit trésor de vulgarisation bio. Celui-ci plaira à tous j'en suis sûr:

L'exemple du calamar hawaïen au clair de lune.
C'est l'histoire d'un calamar hawaïen nocturne: il redoute la lumière du jour pendant lequel il se cache sous le sable. La nuit, monsieur calamar remonte à la surface pour trouver sa nourriture, montée périlleuse pour lui car en se déplaçant à la surface de l'eau, au clair de lune, il projette sur le fond une ombre qui permet à ses prédateurs nageant sous lui de le repérer et de le happer. Le calamar a donc trouvé une parade à cette menace. Il s'est transformé en émetteur légèrement lumineux produisant une lueur diffuse qui se confond avec les reflets de la lune sur l'eau. Impossible dès lors de le repérer et de l'attaquer : il est devenu invisible. Pour produire sa lumière, le calamar a besoin de l'aide d'une bactérie appropriée : Vibrio fischeri, Les vibrions, comme leur nom l'indique, « vibrionnent », affectant la forme d'une virgule. Les jeunes calamars viennent au monde sans leurs vibrions symbiotiques. des processus d'attraction chimique attirent les vibrions vers le calamar qui leur réserve un organe ad hoc. Les vibrions se dirigent vers cet organe spécialisé, s'y introduisent, perdent leur flagelle, s'immobilisent, réduisent leur taille et commencent à émettre une lumière qui se confond avec l'éclat de la lune. Voilà le calamar camouflé et les vibrions à l'abri à l'intérieur d'un hôte qui leur assure protection et nourriture. 


Jean-Marie Pelt montre que, dans la nature, la loi du plus fort n’est pas la règle dominante.
À travers de nombreux exemples tirés de la biologie et de l’écologie, il explique que la coopération, la solidarité et l’équilibre sont souvent plus efficaces que la compétition pure.

En dernière partie, il parle de l'homme et compare un "fort" l'éblouissant Napoléon qui voulut conquérir l'Europe par la force mais au final échoua et un "faible" le mal connu Robert Schuman à l'origine de la construction européenne par son discours historique du 9 mai 1950. 

Mais le monde ne reconnaît pas que la force morale. Il aime les héros, auraient-ils couché des millions de morts sur les champs de bataille. En France, Napoléon est de ceux-là tandis que le discret Robert Schuman n'occupe qu'un très humble strapontin dans la considération de nos concitoyens...

Voilà ! J'avais à cour de parler de ce livre avec vous mais je ne vous en tartine pas davantage ! 

À  + !

ADDENDUM.
Suite aux commentaires avisés concernant la justesse du texte inscrit sur la pancarte, je rajoute cette correction. Ce texte, je l'ai cherché dans le livre (numérique) de J-M Pelt sans le trouver, et ça me tracassait un peu. J'ai donc cherché sa provenance sur le net et j'ai trouvé. Il s'agit d'une "adaptation" très approximative de la quatrième de couverture: 

Alors que l'on s'apprête à célébrer en 2009 le cent cinquantième anniversaire de la théorie de l'évolution fondée par Darwin dans L'Origine des espèces, ce nouvel essai de Jean-Marie Pelt s'emploie à récuser la fameuse " loi de la jungle " qui, dans une nature réputée " cruelle ", serait le seul moteur de l'évolution. Il montre qu'il existe une raison du plus faible : tout au long de l'histoire de la vie sur terre, des premières bactéries jusqu'à l'homme, là où les plus gros et les plus forts n'ont pas su résister aux grands cataclysmes et aux changements climatiques, ce sont souvent les créatures les plus humbles qui ont survécu. C'est aussi parmi les plus faibles que sont nées les plus belles histoires de solidarité, par la symbiose. C'est enfin chez les plus vulnérables que l'ingéniosité adaptative a développé ses plus belles inventions. Notre société humaine, livrée à un esprit de compétition exacerbé, où les " tueurs " de la guerre économique sont venus renforcer les rangs des guerriers dans la lutte pour le " toujours plus ", est promise aux mêmes cataclysmes, financiers ou nucléaires, si elle n'entend pas cette leçon de la nature qui fait de l'égoïsme la maladie mortelle des plus forts et de la solidarité la force indéfectible des faibles. Dans cet ouvrage fourmillant d'anecdotes puisées au cœur du monde végétal et animal, Jean-Marie Pelt s'en donne à cœur joie pour nous raconter l'extraordinaire énergie des petits, réputés faibles...
(https://www.fayard.fr/livre/la-raison-du-plus-faible-9782213636863/)

Ou dans la version poche:

Plus de cent cinquante ans après la publication du célèbre ouvrage de Darwin, De l'origine

des espèces, Jean-Marie Pelt s'emploie à récuser la fameuse « loi de la jungle » qui, dans une nature réputée « cruelle », serait le seul moteur de l'évolution.
Il existe bien une raison du plus faible: tout au long de l'histoire de la vie sur Terre, des premières bactéries jusqu'à l'homme, là où les plus gros n'ont pas su résister aux cataclysmes et aux changements climatiques, ce sont souvent les créatures les plus humbles qui ont survécu. Notre société humaine, dans laquelle règne un esprit de compétition exacerbé, court à la catastrophe si elle n'entend pas cette leçon de la nature qui fait de l'égoïsme la maladie mortelle des puissants et de la solidarité la force des faibles.
Un ouvrage fourmillant d'anecdotes puisées au cœur du monde végétal et animal.
(https://www.cultura.com/p-la-raison-du-plus-faible-9782253129745.html?mkpOffer=disabled)


Voilà donc la loi de la jungle transformée empiriquement en loi du plus fort et le sens du texte en est erroné. Merci à Siu et à LGDA.

mercredi 25 février 2026

LA RETRAITE EN MARCHANT, EN BARJAQUANT. LE SANGLIER.

— Allez René, on fait le grand tour de la colline, j'espère que l'on va voir des chevreuils ! Au fait, les sangliers sont revenus chez toi ?

 Oh fan ! ils ont tout retourné autour des oliviers ! Et chez le voisin du grand pin, c'est pire c'est sa pelouse qui est labourée, Phil !

— Il y en a beaucoup cette année et ils n'ont peur de rien ! 

— A la dernière battue, je te l'ai déjà dit on en a tué 14 , mais on en a vu plus d'une centaine. Peur de dégun non, d'ailleurs le fils d'un collègue s'est fait déchiré la cuisse par un mâle, il a eu de la chance...
L'année dernière ils en ont tués plus de 500 autour et il y en a de plus en plus, qui viennent détruire les champs !

— Et ils viennent dans les potagers, éventrent les poulaillers pour manger le maïs...

— Tiens vé la mare tu vois l'eau est triboule, vé les traces ! ils sont passés par là il n'y pas longtemps vé le trou dans le grillage de Loulou j'te dit ils sont partout !

— Oh purée ! regarde là-bas il vient vers nous !

— Il est de l'autre coté du grillage, je ne comprends pas pourquoi il vient, Ah regarde de l'autre coté il y a ses petits ! C'est une femelle, elle veut les protéger.

— Et comment on appelle la femelle du sanglier ?

— On ne l'appelle jamais Phil ! On s'escampe, on s'escampe avant qu'elle passe le trou et nous charge ! 




À  + !

triboule : très trouble

s'escamper : fuir



mercredi 18 février 2026

LE CERVEAU SENIOR, A LA RETRAITE. ÉCRIRE A LA MAIN 9

Écrire à la main, ça a commencé ici (clic si vous voulez tout comprendre) sinon ça se peut se résumer à cela : 

Newsweek écrit ceci il y a longtemps déjà : "Les scans du cerveau montrent que l'écriture engage plus de parties du cerveau que de taper. Bonus pour la stimulation cérébrale: il est plus facile de se rappeler quelque chose une fois qu'il est écrit sur un papier." donc je persiste et vous avec moi, je vous en remercie, à poursuivre ma quête et vous entrainer dans ce petit jeu. À ceux qui m'ont envoyé leur texte et qui récidiveront comme à ceux qui vont me l'envoyer, ce sera par email (fan2lithium@gmail.com) je les publierai avec leur consentement, of course. Tout ceci restera anonyme (ou pas si vous le dites). 


 Je remercie d'abord son auteur, de s'être plié à cet exercice, j'ose espérer, non pas sous la contrainte, sinon que les moyens de coercition n'étaient pas trop cruels, ne connaissant pas très bien le caractère de la solliciteuse, mais écrit plutôt par sympathie envers une amie, merci donc pour cela et aussi pour le choix. 

Hou la la ! Mais quel beau et singulier manuscrit ! une perle ! et  le premier qui doute de mon jugement doit d’abord douter de lui-même ! (je ne sais plus qui a dit ça mais rassurez-vous ce n'est pas de moi)

Je ne sais pas si la page est jaunie par le temps ou si c'est sa couleur naturelle car nous voyons ces feuilles scolaires maintenant de toutes les couleurs; je ne pense d'ailleurs pas que c'est un devoir de classe: la prof aurait crié au scandale d'avoir écrit AVANT la marge rouge. Et si l'auteur n'est pas élève, étudiant, alors il est prof. For sure dirait l'autre enlunetté provisoire.
Le texte, oh ! mais qu'est-ce ?  Ah Mic ! Quel micmac ! (oui facile je sais) Le palimpseste d'un texte ancien en caractères cunéiformes ? Non, hiéroglyphique non plus n'est pas le mot, Illisible ? pas davantage, disons absconsément élégant ! - Beau compliment pensez-vous , mais réel ! 






Voyez  ! Même en négatif, penchez la tête, non, même pas, je le fais pour vous : on dirais un Soulages !






Mais restons positifs. Eût-il été écrit en vert, ç'eût été une prairie ! Comme celle de la Capra de Umberto Saba: bien fournie et bien grasse car notre chèvre s'en repaît.




Il est écrit en vers et j'aurais - et surement vous - consacré quelque temps à le lire précisément si je ne connaissais pas parfaitement le poème de Rimbaud.  

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,     
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :

Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud . mars 1870
Sensation.

Ah Rimbaud ! Moi qui l'ai compris (enfin un peu) à 17 ans alors que lui était déjà un génie à 15, oui, je suis un attardé scolaire, insensible à la littérature, seul Prévert m'avait tapé sur l'épaule en disant Hé pas mal hein ? Mais d' Arthur c'est une baffe rimbaldienne que j'ai reçu au point de retourner, pour le lire, à la bibli du lycée ( Mr Philfff je veux bien que vous entriez mais pas de bruit n'est-ce pas ? Mon indiscipline me précédait. ) Bref on est pas là pour moi mais pour lui.

Quel choix ! Deux quatrains d'alexandrins - oui bon - Mic casse les codes il l'a partagé différemment, sachant que le premier quatrain parle du départ et le second plutôt du voyage, je trouve que la démarcation est floue et qu'il n'a pas forcément tort, non mais bon Arthur c'est Arthur ! 

Sensation. En veux-tu, en voilà. J'adore ce texte soir d'été, fraicheur du sol, vent frais, l'amour dans l'âme, le désir d'aller loin, une fuite ? une fugue ? Une errance, un bonheur sensuel. L'énumération n'est pas exhaustive.

Mais comme disait Napoléon, une vidéo YouTube vaut mieux qu'un long discours alors voici :







Merci aussi à Mic pour  les superbes créations 
de papiers découpés qui décorent mon billet ! 
À  + !



mercredi 11 février 2026

RACKETTER LE MONT VENTOUX.

 C'était décidé. Dès le Mont Ventoux enneigé nous irions racketter ses chemins et leur dérober cet état précaire d'immaculée moquette blanche par notre irrépressible plaisir à marcher dans ce blanc pur comme Sylvain Tesson (clic) - mais nous-même dans le confort, oui ! 

Bref, nous irions faire un peu de raquettes.

La neige est arrivée et a recouvert de son blanc manteau pô pô pô ! qu'est-ce que c'est ringard cette expression là, Philfff ! Fais plus simple ! La neige est bien tombée sur le sommet du mont Ventoux : c'était le moment opportun d'en profiter.

Le parking étant quasiment vide, nous ne serions pas nombreux sur ces chemins, c'était une bonne chose.

Le problème, à la montagne c'est que ça grimpe, mais pourquoi les montagnes ne sont-elles pas plates? Et au début, mon épouse devait m'attendre car je m'emberlificotais avec mes raquettes, faute de pratique, de plus, il me fallait éviter les crottes de chiens dont les maitres ne prennent pas la peine de ramasser: ça commence bien, moi qui le voulait ce beau manteau blanc (et oui j'l'ai dit quand même) me voici plutôt sur la couche de mon dernier petit-fils : rien qu'à regarder on devine le menu. Bref passons. 

Enfin plus haut, c'était plus propre. Le blanc, que le blanc. Bon oui et le vert des sapins, oui, et puis le bleu des lichens qui les habillent, oui. C'est beau c'est nature. Après pique-nique et redescente tranquilo, tranquilette, nous sommes allés voir cette petite maisonnette en bord de route parce qu'un personnage peint sur la façade nous intriguait.


"Le gradient bioclimatique du mont Ventoux

sous la plume de Jean-Henri Fabre - 1879

Une demi-journée de déplacement suivant la verticale fait passer, sous les regards, la succession des principaux types végétaux que l'on rencontrait en un long voyage du sud au nord, suivant le même méridien...

En bas, dans les haies, vous avez récolté les fleurs écarlates du grenadier, ami du ciel africain; là-haut vous récolterez un petit pavot velu qui abrite ses tiges sous une couverture de menus débris pierreux, et déploie sa large corolle jaune dans les solitudes glacées du Groenland et du Cap Nord, comme sur les pentes terminales du Ventoux.

Souvenirs entomologiques

Jean-Henri Fabre (1823-1915)

"Un grand savant qui pense en philosophe, voit en artiste, sent et s'exprime en poète" Jean Rostand"

De chaque coté de la façade, il y avait donc ce gradient bioclimatique du mont Ventoux. 

Très intéressant, nous voyons les changements de végétations selon l'altitude. Les arbres, mais pas seulement : les fleurs aussi.

Une autre photo du gradient affiché à l'intérieur, plus parlante peut-être:


A l'intérieur, nous avons des exemples de la flore.


Les fleurs du pierrier
Une délicatesse trompeuse Une détermination redoutable
Elles paraissent fragiles, perdues dans cette mer de calcaire broyé par le froid hivernal. Mais détrompez-vous, aussi belles et délicates soient-elles, elles sont d'une extrême détermination. Elles ont un unique objectif, une quasi obsession, se reproduire.


En voici quelques unes.

Campanula Alpestris / Campanule des Alpes






Saxifraga opppositifolia / Saxifrage à feuilles opposées










Euphorbia seguieriana / Euphorbe de loiseleur















Papaver alpetris / Pavot du Groenland 










Paronychia kapela / Paronyque de Provence














Myosotis alpetris / Myosotis alpestre









Kapela gallo provencialis / Ibéris  Candolle




A part la campanule, les autres sont pour moi une découverte, je n'en ai jamais vu dans la nature.

Et puis un petit texte vers la sortie m'interpelle :

Mais ça, je vous en parlerai plus tard car sinon je vais écrire un article trop long ! 

À  + !

Comme toujours l'écriture en italique et de cette couleur indique la retranscription d'un cartel, d'une explication donnée près de l'œuvre ou bien d'un extrait de livre d'un auteur mais certainement pas de moi.

mercredi 4 février 2026

LE CERVEAU SENIOR, A LA RETRAITE. ÉCRIRE A LA MAIN 8

 Ecrire à la main, ça a commencé ici (clic si vous voulez tout comprendre) sinon ça se peut se résumer à cela : 

     "Les scans du cerveau montrent que l'écriture manuscrite engage plus de parties du cerveau que de taper sur le clavier. Bonus pour la stimulation cérébrale: il est plus facile de se rappeler quelque chose une fois qu'il est écrit sur un papier." 

Donc je persiste et vous avec moi et je vous en remercie, à poursuivre ma quête et vous entrainer dans ce petit jeu. 

A ceux qui m'ont envoyé leur texte et à ceux qui me l'enverront par email (fan2lithium@gmail.com) j'aimerais les publier avec leur consentement, of course. Tout ceci restera anonyme (ou pas si vous le dites).  

Carnet de visites d'exposition

Peut-être dans un élan de bonté, peut-être dans un esprit de e-camaraderie (oui mot inventé pour l'occasion, comme e-learning, email ou e-commerce), ou juste parce que ma sollicitation était un chewing-gum collé à sa chaussure (elle qui marche moult kilomètres par jour) je ne sais pas, mais le fait est qu'elle a répondu à ma demande ! Elle l'a fait ! Elle qui n'avait en fait aucunement besoin de stimuler ses neurones davantage par l'écriture à la main puisqu'elle écrit, elle a écrit (et elle écrira certainement) tout le temps !  

Comme on peut le constater, à première vue, ce n'est ni un poème, ni vraiment un texte; 
Ce ne sont point des vers non, alors si ce n'est ni des vers et ni de la prose ?  

Il faut bien que ce soit l’un, ou l’autre. dit le Maître de Philosophie à Monsieur Jourdain

Pourquoi ? Répond Monsieur Jourdain : 

Maître de Philosophie : Par la raison, Monsieur, qu’il n’y a pour s’exprimer que la prose, ou les vers.

Il n’y a que la prose ou les vers ? S'étonne Monsieur Jourdain:

Maître de Philosophie : Non, Monsieur : tout ce qui n’est point prose est vers ; et tout ce qui n’est point vers est prose.

TISSER -                    MANUFACTURE DES                                                                        GOBELINS
dernière Salle Denim
1 tr grande tapisserie Le Corbusier
en face      2 tapissenes tissées
aux gobelins d'un autre indrr
Y≠   Barrada   +   photos
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mur avec           18 photos de mains
            d'ouvrières du visage
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de Jeanne Vicerol fils tricolor
fleurs de la villa Medicis

tricotissage                


ulerie Guerrier Gardien V
                 perles                          
fil as exploration Amerique Latine et Benin
personnages ont été brodes par les arbrari
du Kaliath Institut de Ludernou
-------------------------------------------------------------------
Défilé haute Couture                  
réinterpréter le Sari     
Schiaparelli       buste orné des     
anneaux de Saturne                        
Stitching code       Suhadh Gupte       
--------------------------------------------------------------------
   Robe- sari rose    Christian Dior       
                              The Golden Ascendant. 
                                 Gaurav Grufta              

Robe du soir   Y saint Laurent    

Chanel ( organza orange tunique bermuda




Enfin, prose oui mais un peu brouillon quand même ! Brouillon ? mais c'est normal, c'est une prise de notes. Et d'ailleurs, pas tant que ça, vé ! cette jolie photo  sur une nappe bien repassée - oh je sens que l'on va parler tissus, ma belle ! -  nous montre deux pages de son carnet, témoin indissociable de ses explorations muséales...

Ah taisez-vous !

— Allo ? Qui est à l'appareil ? 

— C'est moi qui vous appelle ! Le carnet ! via mon ami le smartphone. Taisez-vous donc, vous allez raconter des inepties.

— Bon alors vas-y toi, carnet, raconte nous l'histoire de cette double page.

— Monsieur le Carnet s'il vous plait, nous ne sommes pas de la même origine, petit homme de province.

— Oh pardon ! Môssieeu le Parisien !  Je suis votre obligé, narrez nous donc la visite relative à ces notes, s'il vous plait. Et d'abord on dit en région et non pas en province ;) 

— Bien. Sorti enfin de l'obscurité de la poche, je découvre que nous sommes dans la Manufacture des Gobelins. Ah ! Génial ! On va me chatouiller les pages à l'envie ! C'est parti ! Moi, fidèle réceptacle des observations de ma propriétaire, coincé d'une main avec mon ami le smartphone en dessous pour la rigidité... 

— Moi je vous trouve déjà très rigide...

— Diantre ! Ne m'interrompez pas je vous prie. L'autre main me gratouille ostensiblement, me gribouille frénétiquement de notes: vite ! vite ! oui ! efficacité avant toute chose !  Je la vois bien ma scribe ! 

— Ah non seulement vous parlez mais vous voyez aussi !

Pffff ! Ignorant !  J'entends même ! Je la vois bien ma scribe ! De solides chaussures de randonnée aux pieds, sac à dos avec bouteille d'eau, mouchoirs, parapluie, carnet et stylo de rechange et certainement même un casque de chantier avec lampe frontale au cas ou il se présenterait une œuvre dans un coin sombre et mystérieux à explorer ! vite ! Virevoltant d'une œuvre à l'autre, bousculant la foule qui m'agace un peu (mais pourquoi viennent-ils en même temps que nous ?) 

— C'est un ballet-visite frénétique qui vous énivre, quoi !

Taisez-vous. oui comme tous les autres ! mes pages sont des témoignages d'innombrables visites éclair: ma détentrice est Forest Gump.

— Ouh ! Les visites sont riches en annotations d'œuvres alors, vous devez être très content !

— Oui, toutes ces notes ! Il y a tant de pièces à voir, tant d'items à contempler puis à choisir les préférés pour les annotés en mes pages...

— Bon on a assez parler de vous ! Racontez nous l'écrit ! l'écrit ! 

— Oh oh ça va, ça va, un peu d'urbanité s'il vous plait ! Bon l'écrit. certes, il faut avouer, les observations sont bien rangées cependant je trouve que moi étant un beau carnet bien relié, elle ne me cajole pas assez : les phrases galopantes se rient de mes lignes directrices et les traits de séparations ne sont loin d'être tirés au niveau à bulle: on dirait la mer, moi je les ai vu les vagues à Saint Vaast-la-Hougue ! hé ! la vraie mer n'est-ce pas, pas la Méditerranée ! 

— De la part d'un carnet citadin, je ne relève même pas l'offense.

— Tout est écrit dans le feu de l'action, en veut pour preuve qu' en dépit de mon format 13 x 21 cm (ou alors format A5), je ne compte qu'une quinzaine de lignes écrites par page : Représentez-vous la taille des lettres ! l'espace perdu résultant de la rapidité de la prise de notes ! Bref, elle me gaspille pffff (exaspération) Je vais vite finir sur l'étagère...

— J'espère bien. Mais ? Vous n'en faites pas un peu trop ? 

—  Humm pas sûr. En tout cas, de toutes les expos que j'ai couvert, je sais que celle-ci a produit un billet riche et passionnant nous avions tellement aimé ces tissus ! Des créations comme vous pouvez lire dans ces notes de bien d'immenses talents:  Le Corbusier, Saint-Laurent, Chanel, Gufta, Dior, etc. Personnellement j'ai été très intrigué par la Vénus Ouverte de Jeanne Vicerial qui a dérangée ma proprio et son smartphone qui l'a carrément ignorée, il faut vous dire que lui, il passe sa vie devant un écran... Ah les jeunes ...

— Et bien merci cher Oh il a raccroché.

Voilà mes amis, pour honorer ce cadeau manuscrit, nous avons fait le maximum , moi en conversant avec ce carnet et vous en faisant l'effort (mais ne vous obligez surtout pas !) de lire mes disgressions.

Merci beaucoup à toi qui m'a permis de pondre cet article et à tes encouragements ("c'est brouillon à souhaits") Je ne mets pas de lien vers ton billet sur cette expo, je le ferai que si tu me l'y autorise.

Une petite précision, parce que comme le carnet, pardon Monsieur le Carnet, la Vénus Ouverte m'a intriguée et après avoir vu la présentation sur YouTube je vous partage quelques détails.





"La Vénus Ouverte est une sculpture vestimentaire anatomique réalisée avec les fleurs cueillies puis séchées des jardins de l’académie de France — villa Médicis durant le confinement.  Hommage à « la Venerina » de Clemente Susini, (clic) pièce emblématique de l’histoire de l’anatomie."






À  + !

mercredi 28 janvier 2026

LA RETRAITE EN MARCHANT, EN BARJAQUANT. LE PRESQU'ACCIDENT.

 Salut Phil ! Tu vas bien ? 

—  Ça va René, J'ai fait des devis pour ma salle de bains, c'est hors de prix ! Je vais la refaire moi-même. Ce matin je vais préparer pour casser tout le carrelage mural, alors ça va si on ne fait que le petit tour ?

— Ok pas de souci, Allez on marche boulègue il fait pas chaud !

— Quelles nouvelles depuis vendredi ?

  Et bien figure toi que j'ai failli avoir un accident hier, enfin, un accrochage.

— Oh pas de mal alors ?

— Non non, la voiture était garée sur le parking et nous on sortait du supermarché

— Et bien vas-y ! Raconte René ! Ne me fait pas languir comme ça !

— On sortait donc d'Aldi avec Catoun quand on voit une camionnette qui recule et percute l'avant de notre Twingo ! puis commence à repartir !

 Oh elle voulait partir ni vue ni connue ?

— Et juste se garer mais Catoun a cru qu'elle se sauvait et vive comme pas deux, tu la connais, Phil, elle court devant la camionnette pour la stopper en criant ! Et vas-y qu'elle tape sur le capot ! Moi je lui dis arrête arrête il se gare !! Le conducteur sort s'excuse presqu'à genoux, aplati comme une carpette ! mais elle continue à crier ! Moi je lui dit arrête ! arrête !

 Il a fait le constat ?

— Attends ! C'est qu'elle l'injuriait ! Mais moi je lui dis arrête arrête !! Je la tirais par la manche !

— Mais enfin elle n'avait pas tout à fait tort René !

 Attends ! Je lui dis arrête arrête, ce n'est pas notre Twingo, regarde elle est là derrière l'autre rangée !

— Oh fan ! Comment vous avez fait ensuite ?

— Et bien que veux-tu ! On s'est excusé, aplatis comme deux carpettes...quelle honte ! Un presqu'accident je te dis !


À  + !

mercredi 21 janvier 2026

LE CERVEAU SENIOR, A LA RETRAITE. ÉCRIRE A LA MAIN 7

Ecrire à la main, ça a commencé ici (clic si vous voulez tout comprendre) sinon ça se peut se résumer à cela : 

Newsweek écrit ceci il y a longtemps déjà : "Les scans du cerveau montrent que l'écriture engage plus de parties du cerveau que de taper. Bonus pour la stimulation cérébrale: il est plus facile de se rappeler quelque chose une fois qu'il est écrit sur un papier." donc je persiste et vous avec moi et je vous en remercie, à poursuivre ma quête et vous entrainer dans ce petit jeu. A ceux qui m'ont envoyé leur texte et à ceux qui me l'enverront par email (fan2lithium@gmail.com) j'aimerais les publier avec leur consentement, of course. Tout ceci restera anonyme (ou pas si vous le dites).  

Et voilà. 
Elle a récidivé.
Cela faisait si longtemps que je devais vous la montrer cette page, mais lent comme je suis, vous avez dû attendre. Mi scusi.

Et voilà, elle nous revient et comme précédemment, même façon de remplir rapidement l'espace. Il me semble qu'elle a clamé le poème devant la page blanche et les mots chantés en ce langage italien (Ah que j'aime entendre parler les italiens !)  se sont placés sur le papier, bien ordonnés, structurés dirais-je même uniformément. 


Je vais en faire autant tiens ! je vous clame mon texte. Oui ok sans le don de notre copista ni le talent du poète:
Et oui comme précédemment même façon de remplir l'espace pourquoi écrire petit quand on a une telle place n'est-ce pas 
le papier est grand le papier sera rempli et c'est ça la plénitude de notre artiste on devine bien le caractère de celle-ci: plein
Plein je précise pour les lecteurs au delà de nos frontières que ce n'est pas plein dans le sens de saoul non non non notre scribe ne boit pas
ou très peu 
ou alors périodiquement 
ou bien que du bon Chianti 
ou plutôt du Sciacchetrà 
mais en fait j'en sais rien 
pas dans le sens de saoul mais dans le sens de caractère entier
c'est à dire pas de place au compromis inutile le poème prend sa place dans la page et rien d'autre ne pourrait s'y glisser
Ce poème vous allez voir qu'il est lui-même dense, pas de décorum, bien structuré en trois parties que même sans traduction on devine à la forme des paragraphes (qui en fait n'existent pas) trois parties donc qui sont une la présentation de la chèvre deux le lien avec l'auteur et trois la finalité du récit.

Alors , pas réussi mon propos non ? vous avez raison : plutôt logorrhéique, certes.
Voilà pour la forme. Passons. 


Je n'ai pas trouvé de livre me donnant une traduction "officielle" de La Capra alors en voici une du poème telle qu’on peut la trouver en ligne :
---
**La Capra**

J'ai parlé à une chèvre.
Seule dans le pré, attachée,
repue d'herbe, trempée
par la pluie, elle bêlait.
Ce bêlement était comme une sœur
pour ma propre douleur. Et j'ai répondu, d'abord
par plaisanterie, puis parce que la douleur est éternelle,
qu'elle a une voix et qu'elle est immuable.
J'ai entendu cette voix
gémir dans la voix d'une chèvre solitaire.
Dans cette chèvre au visage sémitique,
j'ai entendu toutes les autres douleurs,
toutes les autres vies, se lamenter.

On les voit de suite ces trois parties :
1/ Umberto nous présente sa chèvre , elle bêle ? mais pourquoi puisqu'elle est repue d'herbe ? Elle bêle car elle est privée de liberté. Elle bêle, elle bêle. Alors elle mange. Par résilience.
2/ Ce cri amuse d'abord Umberto qui l'imite par jeu et puis, bêlement faisant, il y ressent de la compassion, s'aperçoit que c'est un cri d'une douleur. D'une douleur semblable à la sienne, immuable à tous : éternelle.
3/ Et il va jusqu'au bout Umberto: dans ce cri il n'y a pas qu'une seule douleur, non, il y comprend toutes les douleurs de toutes les autres vies : douleurs éternelles ET universelles.

Le poème date de 1909, Umberto Saba inclus à cette douleur universelle celle de la persécution des juifs à travers les âges :"cette chèvre au visage sémitique" car il faut savoir que sa mère était juive.

Voilà je ne vous embête pas plus ! vous êtes certainement plus calés (ées) que moi pour analyser un texte. Ah ! Quel plaisir de découvrir ce poème ! Je vais me renseigner sur un recueil d'Umberto Saba.

Merci ! 
Ce manuscrit est encore un beau cadeau, 
Vous savez, comme tous ceux que l'on fait soi-même, 
Un cadeau d'une belle valeur.

À  + !


Traduction du poème dégotée par l'I.A. qui me précise "tirée de sources en ligne qui proposent le texte italien et sa traduction française côte à côte. (https://traduction24.com/umberto-saba-umberto-poli-la-capra/)" mais lorsque je veux aller sur le site, il apparait une fenêtre Erreur 403 Website Unavailable : The website you are trying to reach is unavailable due to security measures in place which restrict unauthorized access.
Ce qui signifie, logiquement, que l'I.A. peut lire des sites inaccessibles au commun des utilisateurs du web…

mercredi 14 janvier 2026

Le cerveau à la retraite : GARDER LA FORME

 

Dans ma démarche pour conserver mon cerveau au top dans son bocal malgré la retraite et le vieillissement inéluctable, j'ai accumulé quelques exemples d'actions à entreprendre dans quelques articles nommés "Le cerveau à la retraite" depuis deux ans.

Bien que je suis repli de bonnes résolutions en ce début d'année, il me semble que la difficulté maintenant - n'est pas d'y adhérer (ça c'est fait) - mais plutôt de trouver la motivation de continuer à s'y prêter parce que trouver le temps, on peut toujours, mais il est si facile de tomber dans la procrastination ! Ces actions pour qu'elles soient profitables il faut les pratiquer aussi régulièrement, que ce soit devenu de bonnes habitudes.

Les voici réunies pour n'en n'oublier aucune, dans une page sur le coté droit, 

Et

cliquez sur le titre de la page 

"Garder la forme"

A + !

mercredi 7 janvier 2026

LE CERVEAU SENIOR, A LA RETRAITE. ÉCRIRE A LA MAIN 6

 Ecrire à la main, ça a commencé ici (clic si vous voulez tout comprendre) sinon ça se peut se résumer à ceci :

Newsweek écrit ceci : "Les scans du cerveau montrent que l'écriture engage plus de parties du cerveau que de taper. Bonus pour la stimulation cérébrale: il est plus facile de se rappeler quelque chose une fois qu'il est écrit sur un papier." donc je persiste et vous avec moi et je vous en remercie, à poursuivre ma quête et vous entrainer dans ce petit jeu. A ceux qui m'ont envoyé leur texte et à ceux qui me l'enverront par email (fan2lithium@gmail.com) j'aimerais les publier avec leur consentement, of course. Tout ceci restera anonyme (ou pas si vous le dites). 

Partager ses textes c'est aussi faire découvrir à d'autres vos auteurs/autrices préférés. 

Texte d'un auteur préféré, justement ! 

Notre honorable scribe nippon nous en propose un. Il s'agit d'un passage de « Words that Break Down Walls » de Taro Okamoto.

制約が多いとみんな悩んでいる

だが、制約があるからこん

自分のしたいことを貫くのが

ほんとうの行動になると思う

Alors Ouh la la !! Admiration ! Si vous êtes comme moi, ce simple bout de papier si petit, si frêle qu'il soit, nous confirme bien que l'Occident a, encore et toujours, beaucoup à apprendre de l'Extrême-Orient. La beauté des caractères, leur espacement et leur alignement impeccables nous apprennent beaucoup sur le degré de patience et d'application de l'auteur. Mais aussi sur sa philosophie: le respect et la persévérance. 

Mais traduisons le texte:

"On s'inquiète tous des restrictions excessives.

  Mais c'est précisément à cause de ces restrictions que

  je crois que persévérer dans 

ce que l'on veut faire est la véritable action" 

Le sens de cette citation confirme bien la forme du manuscrit i.e. application et persévérance. Elle est sortie d'un contexte dont j'ignore tout et par cette "extraction" elle devient universelle: Nous sommes tous universellement préoccupés par les contraintes qui s'imposent à nous, qu'elles soient sociales, politiques ou culturelles mais ces contraintes ne sont pas seulement des obstacles,: elles sont aussi des moteurs pour nos actions, réactions, créations... Ces quelques mots amènent en fait à une réflexion profonde. Et à tous les niveaux ! De très sérieux mais aussi de très légers comme les restrictions  imposées à la création d'un simple petit haïku ! (clin d'œil à Marlou) Mais quel bonheur de persévérer et d'aboutir à une petite perle bien construite !

C'est page 142, précise notre collègue. Hélas, comme je disais plus haut ( sortie d'un contexte dont j'ignore tout) je n'ai pas trouvé sur le net, une version ebook de ce livre « Words that Break Down Walls » de Taro Okamoto. Quant à celui-ci, je le connaissais comme peintre, il y a eu une expo (clic) terminée en septembre et donc si vous avez un article à mettre en lien... J'ai quand même pu lire dans le magazine "Transfuge" de mai dernier un petit encart de la plume de Damien Aubel qui qualifie Okamoto de "Vitalité Solaire". Belle image ! même si elle est peut-être un peu facile quand on sait que


Photo empruntée chez https://tabimaniajapan.com/

Taro Okamoto, c'est lui qui a créé la "Tour du Soleil" mondialement connue, totem symbole de l'exposition universelle d'Osaka en 1970.





Une phrase célèbre de cet artiste:  "l'art est explosion". Son art a marqué son pays de manière incroyable, et voici un exemple qui parle à tous : le célèbre manga Naruto ! Des ninjas, beaucoup de bagarres, il est connu dans le monde entier et adoré par des millions de jeunes, cette aventure épique compte 72 tomes. Et la magie continue avec Boruto, où l’on retrouve les exploits de son fils. Alors, admirez ça ! C'est dans le tome 40. Un adversaire de taille Deidara, ninja déserteur membre du "Corps des explosions" (explosions ? tiens, tiens) se bat en duel avec Naruto, et voulant exploser avec lui pour en finir, il voit que l'affaire tourne mal et s'explose tout seul (restez calmes, restez calmes, ce n'est qu'un manga) 

BECAUSE MY ART...

IS A BANG!!

Et oui ! On la voit bien là ! La "Tour du soleil" de Taro !

Et la phrase de l'artiste:  parce que l'art est explosion !!

Un grand merci pour la participation admirable de notre ami ! Une véritable découverte pour moi. J'espère que ceci est la première d'une belle série !

A + !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tar%C5%8D_Okamoto
https://taiyounotou-expo70.jp/about/#appearance
https://tabimaniajapan.com/culture/taro-okamotos-masterpiece-myth-of-tomorrow-at-shibuya-station
https://naruto.fandom.com/wiki/Deidara