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mercredi 18 mars 2026
TROIS JOURS A VIENNE (1) S'imprégner de l'atmosphère de la ville.
C'était une escapade de cinq jours / quatre nuits, mais le premier c'est le voyage aller et le cinquième le voyage retour, donc restent plus que trois. Alors nous avons établi un programme, pour cette courte durée, assez complet nous pour dire au retour : ça c'est fait !
Arrivés la veille après-midi par
avion, nous avons filé direction le centre ville de Vienne par
train, il y a deux trains différents : le CAT ( rapide toutes
les vingt minutes) et le normal S7 (toutes les trentes minutes),
l'avantage du rapide n'est pas du tout extraordinaire, vous gagnerez
à peine une dizaine de minutes mais le gap entre les deux tarifs est
considérable : CAT : 15 €uros et pour le S7: 4,5 €.
Comme de juste, tout est fait pour que
vous preniez le CAT: grandes affiches, indications claires et
guichets très voyants. Pour la ligne S7, il faut chercher un peu,
nous, nous avons pris les billets à l'aéroport, à un guichet à
droite juste avant d'emprunter le petit tunnel qui relie
l'aéroport à la gare, où deux sympathiques jeunes hommes nous ont
renseignés pour l’heure du prochain, et quel quai. Voilà.
Ensuite petit trajet en métro, pour
déposer les valises à l'hôtel, les guichets automatiques pour les tickets sont
rouges, pas de traduction française, mais assez intuitifs pour ne
pas se tromper. Notre hôtel n'étant pas dans le centre même, mais assez proche : Margaretenstraße (pour les non intiés comme moi le ß se prononce ss soit Margaretenstrasse).
Premier jour. S'imprégner de l'atmosphère de la ville.
Partis pas très tôt le matin, le petit-déjeuner était copieux et mon ventre, gourmand. Mais le serveur très guindé, épiant les clients à droite, à gauche; de peur que nous ne fauchions trop de petits en-cas dans le sac à dos ? Peut-être. En tout cas, tel Cerbère et ses trois têtes il scrute la salle intensément à créer en moi de l'intranquillité. A Dublin, dans l'hôtel de la même chaine, on nous disait que nous pouvions nous servir pour emporter comme on voulait ! Quelle différence !
Donc partis pas très tôt disais-je (fait pas chaud mais pas de pluie) nous avons une vingtaine de minutes à marcher pour gagner le centre de Vienne si l'on
y va direct mais nous avons établi un petit parcours qui nous
prendra un peu plus de temps pour
jeter un œil au passage sur quelques monuments.
On passe devant l'église Saint
Charles-Borromée (Karlskirche). Très belles colonnes !
Celles-ci encadrent le bâtiment, elles sont inspirées des colonnes
de Trajan, figurant deux minarets représentant l'islam menaçant la
chrétienté.
Au passage : un pavillon d’entrée de la station de métro Karlsplatz à Vienne, conçus par l’architecte Otto Wagner.
Ces pavillons, typiques du style Art Nouveau viennois, sont célèbres pour leurs structures en acier recouvertes de plaques de marbre blanc, ornées de motifs dorés de tournesols et de détails verts.
Un peu plus loin nous arrivons au niveau du Ring, et apercevons l'Opéra National de Vienne.
Bâtiment colossal !
Nous le visiterons l'après-midi mais je vous colle quelques photos
maintenant, vous en mourez d'impatience je sais. J'en ai plus d'une vingtaine, je dois donc faire un choix, hélas, l'endroit est sublime.
L'Opéra
National de Vienne est l'un des plus prestigieux opéras du monde
dit-on. Inauguré en 1869, il fut bombardé en 1945 puis reconstruit
en 1955.
Les salles d'entractes sont immenses.
La salle des spectacles ne l'est pas moins. Elle accueille
plus de 1700 places assises et plus de 500 debout ! A noter que
chaque année a lieu le Bal de l’Opéra (Opernball), le plus
prestigieux de la saison et se tient dans cette salle des spectacles,
le parterre est pour l'occasion, rehaussé jusqu’au niveau de la
scène pour servir de piste de danse !
Le matin donc, passé l'Opéra, sommes allés nous imprégnés de l'air autrichien des belles avenues, brrr ! basse la température, basse. Juste derrière l'Opéra, il y a le célèbre Café Tacher où il fait bon (et tendance) d'aller y déguster une Sachertorte.
Voici l'histoire: 1832,
le prince autrichien Clément-Wenceslas de Metternich organisant un
dîner important, il demande à son chef
cuisinier de servir un dessert épatant. Souffrant, celui-ci ne peut
honorer la commande qui revient alors à un jeune apprenti, Franz
Sacher, âgé de seulement 16 ans. "Ne me faites pas honte,
c’est tout ce que je vous demande" lui aurait dit le prince.
L'apprenti sert un gâteau composé d’une génoise au chocolat
agrémentée d’une fine couche de marmelade d’abricots et
recouvert entièrement d’un glaçage de chocolat. C’est un
succès.
En 1848, il
ouvre sa pâtisserie-salon de thé avec son fils Eduard, formé chez
Demel, (le pâtissier officiel de la cour impérial). Il commercialise
son gâteau sous le nom de Sachertorte avec succés. En 1876, Eduard
Sacher et Demel s’associent et ouvrent l’hôtel Sacher où l’on
sert aujourd’hui la célèbre pâtisserie.
Tacher ne nous tente pas, nous ne nous y arrêtons pas, préférant voir plus loin.
Et plus loin, il y a un beau point de vue du haut du
promontoire devant le Musée Albertina (que avons choisi de ne pas visiter : il y a tant à voir et les jours nous sont comptés).
Sur ce promontoire où crane fièrement le Feldmarschall Erzherzog Albrecht, qui n'est autre que Albert Frédéric Rodolphe Dominique de Habsbourg-Lorraine, archiduc d'Autriche et duc de Teschen sur un bel étalon, de là, donc, on embrasse toute la Albertina Platz. Mais aussi à droite on domine la Helmut-Zilk Platz et les sculptures contre la guerre et le fascisme dont la « Pierre de la République ».
Le mémorial se compose de quatre parties. On
entre dans la « Porte de la violence », qui est constituée de deux
blocs de granit provenant de Mauthausen (les plus à droite) Sur
celles-ci se trouvent des blocs de marbre représentant, à gauche,
les victimes des persécutions nazies dans les camps de concentration
et les prisons et, à droite, les victimes de la guerre. passée
cette "porte", on arrive sur la statue en bronze du « Juif
lavant la rue ». Puis ensuite la pierre de la république (juste derrière le lampadaire), un
monolithe de 8,4 m de haut et d'une masse de 57 tonnes où est gravé
un extrait de la déclaration d’indépendance du gouvernement du 27
avril 1945.
Et à droite, au bout de la Albertina Platz, sous l'affiche de Romy Schneider, en Sissi impératrice, on aperçoit le café Mozart.
Derrière le musée Albertina, nous apercevons les toits du Palais de la Hofburg. Nous irons le visiter demain.
Pour le moment, nous continuons notre balade dans les belles et larges avenues de Vienne. Les boutiques sont très belles.
Le froid nous invite à aller boire un café quelque part (et aussi pour être honnête pour un arrêt pipi), nous nous arrêtons chez Aïda, une chaine de patisserie-salon de thé. La boutique est rose bonbon, l'intérieur l'est tout autant. Heureusement que je ne me suis pas arrêté chez Cannabis World, la photo d'au-dessus, auparavant, j'aurais douté de ma vue !
Les présentoires - roses- regorgent de petits gâteaux qui font de l'oeil à mon épouse !
Elle optera pour une spécialité de Vienne ! l'apfelstrudel et moi juste un capuccino bien chaud.
Ensuite,
juste avant de visiter l'Opéra dont vous avez déjà vu les photos au-dessus, nous sommes allés visiter la cathédrale Saint-Etienne. Mais ça, c'est pour le prochain billet parce que là, franchement, ça fait long à lire non ?
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