Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est Vienne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vienne. Afficher tous les articles

mercredi 8 avril 2026

TROIS JOURS A VIENNE (4) Belles vues chez l'ophtalmo.


 Voilà. Sortis de chez Haas Beisl après un très bon cappucino, on s'est dit il nous reste assez de temps pour
"se faire" le musée qui nous tentait le plus : Le Leopold Museum. 

Le musée tient son nom à Rudolf Leopold car ce cher Leopold, ophtalmologiste de son métier, était grand collectionneur d'oeuvres d'art qui en détenait plus de 5000. Collection racheté par l'état autrichien pour créer le Leopold Museum.

Comme l'affiche l'annonce, le musée abrite la plus grande collection mondiale de tableaux d'Egon Schiele. 




Le grand espace du bâtiment, l'absence de foule stressante, la blancheur ou la neutralité des murs, tout incite à penser que, 

tout viennois, tout voisins de Vienne, doit se dire souvent "Tiens si j'allais balader dans Leopold"

Alors venez promener avec moi, je partage quelques œuvres avec leurs cartels (en italique rouge)

D'abord des expressionnistes

ALBIN EGGER-LIENZ  Stribach près de Lienz, Tyrol 1868–1926 Santa Justina près de Bolzano, Italie  Trois moissonneurs (Version I), 1918 Huile sur toile Musée Leopold, Vienne.

ALBIN EGGER-LIENZ
Stribach bei Lienz/Tirol 1868-1926 St. Justina bei Bozen/Italien
Drei Schnitter (1. Fassung), 1918 Three Reapers (Version I)
Öl auf Leinwand Oil on canvas Leopold Museum, Wien | Vienna

*

CARRY HAUSER Vienne 1895-1985 Rekawinkel/Basse-Autriche Double portrait, 1926 Huile sur toile | Oil on canvas Musée Leopold, Vienne | Vienna.

CARRY HAUSER Wien 1895-1985 Rekawinkel/Niederösterreich
Doppelbildnis, 1926 Double Portrait
Öl auf Leinwand | Oil on canvas Leopold Museum, Wien | Vienna

*




Celui-là, expressionniste mais peut-être plus dans le style Art déco. Signé Viktor Franck, Demi-nu féminin, 1930.


VIKTOR PLANCKH
Troppau/Mähren [heute: Opava/Tschechien] 1904- 1941 Athen
Weiblicher Halbakt, 1930 Female Semi-Nude
Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Oesterreichische Nationalbank, Leihgabe im Leopold Museum | Oesterreichische Nationalbank, Loan at the Leopold Museum



RICHARD GERSTL, Smaragda Berg, 1906/07

RICHARD GERSTL
Wien 1883-1908 Wien
Smaragda Berg, 1906/07
Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Privatbesitz, Dauerleihe im Leopold Museum, Wien |
Private collection, permanent loan in the Leopold Museum, Vienna

Encore RICHARD GERSTL avec un autoportrait en demi-nu, 1902/04

RICHARD GERSTL
Wien 1883-1908 Wien
Selbstbildnis als Halbakt, 1902/04 Semi-Nude Self-Portrait
Öl auf Leinwand | Oil on canvas Leopold Museum, Wien | Vienna
M637

Quelques belles scultures.

Le superbe bronze "Cheval cabré" de  HERBERT BOECKL (+ d'infos sur le site clic)


HERBERT BOECKL
Klagenfurt 1894-1966 Wien
Springendes Pferd, 1929 Prancing Horse
Bronze
Leopold Museum, Wien | Vienna

*
Buste de jeune homme de Wilhem Lehmbruck (+ d'infos sur le site clic)

*




AUGUSTE RODIN
Paris 1840-1917 Meudon/Frankreich
Das ewige Idol, Entwurf 1893, Guss 1971 The Eternal Idol, Design 1893, cast 1971
Bronze
Leihgabe The Kasser Mochary Family Foundation, Montclair, New Jersey | Loaned by he Kasser Mochary Family Foundation, Montclair, New Jersey




AUGUSTE RODIN
Paris 1840-1917 Meudon/France
L'idole éternelle, esquisse de 1893, moulée en 1971
Bronze
Prêt de la Fondation de la famille Kasser Mochary, Montclair, New Jersey | Prêt de la Fondation de la famille Kasser Mochary, Montclair, New Jersey



Belle mise en valeur du buste en céramique de Richard Luksch ! Ce buste féminin captive par son expression : la femme semble écouter les deux délicates figures masculines nues qui lui murmurent à l'oreille.
RICHARD LUKSCH (Vienna 1872–1936 Hamburg)
Wiener Ziegelfabrik und Baugesellschaft
The Insinuation 1902/03 
Ceramic  (white glaze)

Et puis il y a Oscar KoKoschka !! 
Avec ce tableau dénonciateur "Annexation - Alice au pays des merveilles"


OSKAR KOKOSCHKA
Pöchlarn/Niederösterreich 1886-1980 Montreux/Schweiz
Anschluss - Alice im Wunderland, 1942
Annexation - Alice in Wonderland
Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Wiener Städtische Versicherung AG-
Vienna Insurance Group
Extrait du site du musée :
"Peinture allégorique, « Annexion – Alice au pays des merveilles » (1942). Faisant référence aux trois singes de la connaissance, qui refusent d'entendre, de parler et de voir, l'artiste représenta le ministre britannique des Affaires étrangères, Neville Chamberlain (1869-1940), casqué et moustachu, ainsi qu'un soldat du Troisième Reich et un évêque. Personnifications des trois grandes puissances – l'Angleterre, l'Allemagne nazie et la France – et des trois classes sociales – la société civile, l'armée et le clergé –, ces trois hommes symbolisent les principaux facteurs responsables du déclin de l'Europe. À droite, derrière les barbelés, on aperçoit Alice nue, nommée d'après l'héroïne du roman de Lewis Carroll (1832-1898), "Alice au pays des merveilles". Incarnant à la fois la « vérité » et « l'Autriche », Alice détourne le regard, Vienne s'embrasant derrière elle. L'œuvre représente la critique par Kokoschka de la politique d'apaisement menée par les Alliés face à l'invasion d'Adolf Hitler, et traduit visuellement le cri de protestation désespéré de l'artiste." 
(https://onlinecollection.leopoldmuseum.org/en/search/query=kokoschka&offset=0&limit=30&layout=default)
OSKAR KOKOSCHKA
Pöchlarn/Niederösterreich 1886-1980 Montreux/Schweiz
Selbstbildnis, eine Hand ans Gesicht gelegt, 1918/19
Self-Portrait, One Hand Touching the Face
Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Leopold Museum, Wien | Vienna



OSKAR KOKOSCHKA
Pöchlarn/Basse-Autriche 1886-1980 Montreux/Suisse
Autoportrait, une main posée sur le visage, 1918/19
Self-Portrait, One Hand Touching the Face
Huile sur toile | Oil on canvas
Musée Leopold, Vienne | Vienna


On peut voir Klimt, bien sûr. En voici juste quatre.

LA MORT ET LA VIE
Ce tableau de grand format, dont il existait une version antérieure, aborde le cycle de la vie humaine. L'allégorie de Klimt se compose de la personnification de la mort sur le côté gauche et du cycle de la vie en trois parties sur le côté droit, constitué d'une mère et de son enfant, d'une femme âgée et d'un couple d'amoureux. 

GUSTAV KLIMT Baumgarten bei Wien 1862-1918 Wien
Tod und Leben, 1. Fassung, 1910/11. Reproduktion aus: Die Kunst für Alle, Jg. 28, Heft 21, München 1913, 1913 Death and Life, 1st version, 1910/11. Reproduction from: Die Kunst für Alle, Vol. 28, no. 21, Munich 1913
Heliognoireg vir
Bibliosek, Lory Leopold Museums

Ces deux suivants, franchement il faut les voir sur place, les photos là j'avoue ça ne rend pas.
A gauche: Le grand peuplier II (Orage naissant), 1902/03 - A droite de la gauche: Un matin au bord de l'étang, 1889
GUSTAV KLIMT                                                                          GUSTAV KLIMT
Baumgarten bei Wien 1862-1918 Wien                                        Baumgarten bei Wien 1862-1918 Wien
Die große Pappel II (Aufsteigendes Gewitter), 1902/03                     Ein Morgen am Teiche, 1889 
The Large Poplar II (Gathering Storm)                                         A Morning by the Pond
Öl auf Leinwand | Oil on canvas                                                Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Leopold Museum, Wien | Vienna                                               Leopold Museum, Wien | Vienna









GUSTAV KLIMT
Baumgarten bei Wien 1842-1918 Wien
Dame mit Cape und Hut vor rotem Wintergrund, 1997/98
Lady with Cape and Hat on a Red Background
Olauf Leinwand all on canvas Klint-foundation, Wien Vienna


GUSTAV KLIMT
Baumgarten près de Vienne 1842-1918 Vienne
Dame à la cape et au chapeau sur fond rouge hivernal, 1997/98
Lady with Cape and Hat on a Red Background
Huile sur toile Fondation Klimt, Vienne








Voilà. J'espère que cela n'a pas été trop long et que parmi ces artistes vous avez pris plaisir à en voir ou revoir quelques uns. 

Et ? Et Schiele ?  Car notre ophtalmologue de renom et grand passionné d’art, entreprendra pendant près d’un demi-siècle une traque effrénée des œuvres de l’artiste avec un seul objectif en tête, lancer une carrière posthume à ce peintre trop longtemps incompris, rassemblant la collection de Schiele la plus importante au monde : ça vaut bien un article à part non ?

A + !

mercredi 1 avril 2026

TROIS JOURS A VIENNE (3) Hofburg vaut le détourg et Gastro viennoise (ambiguitas).

 Voilà, sortis du Palais de la Sécession hier après-midi, nous sommes allés détendre nos orteils à l'hôtel après ces quelques km viennois. Et puis sommes allés dîner autrichien.

Dîner dans un resto authentique autrichien, le Waldviertlerhof : schnitzel pour moi et goulash pour ma moitié. Je ne dirais pas que c'est bon, disons que c'est typique, mon ventre ne vous parlera pas autrichien (sauf s'il a des velléités de conter ses borborygmes) le schnitzel est un peu sec et ma moitié a passé la soirée entre les toilettes et le lit... (55 € avec une bière et une bouteille d'eau). Par contre le cadre est très typique, les serveurs également, très corrects, cependant ils doivent certainement ranger leur sourire et leur jovialité dans un tiroir avant de prendre leur service.

Ça me rappelle une villégiature près de Salzbourg chez l'habitant : à 30 ans, j'avais été terrifié par l'accueil glacial de l'hôtesse qui nous logeait ! Bref . Nous voulions du typique ? Ça vaut le détour.

La nuit passée, pas trop bien, 
QU'A CELA NE TIENNE !
A NOUS VIENNE !
Quelques petits pains et gateaux du petit dèj dans le sac et nous sommes reparti en vadrouille. 

Jour 2

Aujourd'hui nous filons direct au Palais Impérial: la Hofburg. 



En fait on pourrait plutôt parler de complexe de palais, je dirais personnellement "quartier palatial" : 2600 pièces réparties dans 18 "ailes". Rien que ça. Et puis il faut ajouter l'église, le centre équestre, etc... 

Dans tous ces bâtiments, il y a des musées, notamment les plus vus : le musée Sisi et les appartements royaux, dont je vous laisse quelques photos.

Sissi.

Le musée Sisi nous montre la vie quotidienne de l'impératrice. Tout le monde a en tête, tout au moins en France, Romy Schneider incarnant Sissi, qu'elle était belle ! qu'elle était sympathique ! Alors lorsque j'ai découvert la vraie Sisi, j'ai été déçu : Sisi était déjà moins jolie ! mais ce n'est pas grave, l'impératrice est présentée comme une personne obnubilée par son apparence, de sa beauté, de sa taille de guèpe, de ses cheveux longs d'1,70 m qu'elle faisait brosser pendant 3 heures tous les jours, loin de s'intéresser au peuple, elle fuyait toutes les cérémonies officielles parait-il. Bref pas l'aspect abordable, l'impératrice ! 

Soucieuse de sa forme physique, elle faisait du sport, musculation, ( ci-dessus, matériel de muscu dans ses appartements) mais aussi marche, équitation, etc. 

Les appartements royaux.

Les appartements sont tous, bien entendu, trés bien décorés, mais de pièces en pièces, on se lasse de regarder. D'ailleurs, je me demande comment ils pouvaient supporter ce rouge, ce blanc crème partout ! 





Loin d'être royaliste, je n'ai prêté que peu d'attention aux fonctions de chaque pièce. Par contre les tableaux immenses en jettent ! 

 L'empereur François et l'impératrice Caroline Auguste dans une calèche tirée par quatre chevaux lipizzans lors de leur sortie de la Hofburg. Peinture de Johann Peter Krafft. 1826-1830. 

Mais ce qu'il ne faut pas raté c'est la bibliothèque nationale et sa salle d'apparat. 


Photo du net

Ah ! mais je dois vous avouer qu'on a raté la visite ! Il fallait attendre. Nous avions trop faim ! 

Et sommes retourné vers l'hôtel pour trouver un bon petit resto, j'en profite pour vous montrer l'architecture caractéristique des immeubles de Vienne.


Nous avons trouvé le restaurant Haas Beisl conseillé par la charmante hôtesse d'accueil de l'hôtel, qui repartait le lendemain pour son pays natal le Portugal, on la sentait heureuse ! 
Alors, pour ne pas rester sur un mauvais souvenir, nous avons réitéré le repas qui nous avait déçu ailleurs, donc: Wiener rindsgulasch pour mon épouse et Wiener schnitzel von der kalbsschale pour moi !

Nous n'avons pas été déçus, pour le même niveau de prix que le Waldviertlerhof,  je vous recommande cette adresse !

La suite de la journée dans le prochain billet.

A + !

mercredi 25 mars 2026

TROIS JOURS A VIENNE (2) Un aprés-midi tranquille.

 Oui enfin, pas si tranquille que ça, nous avons quand même marché pas mal pour une première journée ! Aprés s'être reposés chez Aida (voir le précédent article clic). Nous avons continué notre marche vers la cathédrale Saint Etienne.

Elle est presqu'aussi blanche que Notre Dame à nous mais elle en impose avec ses toits aux tuiles vernissées: elle est superbe.

Construite au XIIéme siécle, elle a vécu une vie trépidante grâce aux incendies, aux Ottomans qui la bombardent en 1575, à Napoléon qui ne s'en prive pas non plus en 1809 et puis ça recommence en 1945. Aïe aïe aïe.



Pour l'anecdote, sachez que Wolfgang Amadeus Mozart s'y est marié avec Constance Weber en 1782.

Nous, n'étant pas invités au banquet, et vue l'heure tardive, nous avons trouvé un camion qui vendait des sandwiches aux saucisses, un food truck quoi. Bon sanwich, surprenant quand même ce pain beaucoup  plus court que la saucisse...

Ensuite visite de l'Opéra National de Vienne ! Dont vous avez déjà eu l'honneur et l'avantage de voir quelques photos dans le précédent article clic.

Et puis retour tranquille vers l'hôtel. Mais en s'arrêtant par le palais de la Sécession. 

Sur son fronton, sa devise : « Der Zeit ihre Kunst. Der Kunst ihre Freiheit » c'est à dire :: « À chaque époque son art, à chaque art sa liberté ». Mais avant d'y entrer, je dois vous préciser ce qu'est la Sécession viennoise (rassurez-vous, moi non plus je n'y connaissais rien avant de googler).

La Sécession viennoise c'est au départ "un groupe d'artistes rebelles envers la conception ancienne des arts" et devenu rapidement un courant artistique qui s'est épanoui en Autriche, plus particulièrement à Vienne, entre 1898 et 1910 et qui a marqué l'Art nouveau en peinture, sculpture, architecture et design décoratif. Elle s'apparente au Jugenstil en Allemagne. De grands artistes y ont adhéré tels que Anton Nowak, Max Lenz, Kolo Moser, Adolf Böhm, Gustav Klimt, etc (clic si vous voulez la liste)

← Photo de groupe des membres de la Sécession lors de la XIVe exposition, 1902. Photo de groupe des membres de la Sécession prise lors de la XIVe exposition, 1902. De gauche à droite, à l'arrière : Anton Nowak, Gustav Klimt, Adolf Böhm, Wilhelm List, Max Kurzweil, Leopold Stolba, Rudolf Bacher, au premier plan : Kolo Moser, Max Lenz, Ernst Stöhr, Emil Orlik, Carl Moll (Photo : Moriz Nähr, archives photographiques de la Bibliothèque nationale autrichienne)

Le bâtiment sert à des expositions temporaires mais abrite aussi d'autres permanentes, ainsi on peut admirer des œuvres ultra connues comme la Frise Beethoven de Klimt. Celui-ci créa cette frise pour la 14e exposition de la Sécession viennoise, conçue comme un hommage au compositeur Ludwig van Beethoven à l'occasion du 75e anniversaire de sa mort.

Elle représente la Neuvième Symphonie et couvre trois pans de mur d'une grande pièce blanche. Ce n'est pas une petite frise, non, les panneaux font plus de 2 m de large.

Bon.
Vous savez déjà combien je suis nul en art, mais en potassant un peu le sujet, j'ai pu saisir une explication qui me plait bien. Je ne dis pas que c'est la meilleure interprétation de la frise en rapport avec la sublime symphonie de Ludwig mais si cela vous intéresse j'ai mis des liens en bas de page. Egalement mon niveau en prise de photo n'étant pas terrible vous pourrez y trouver en même temps de meilleurs clichés.
De la juxtaposition entre les représentations klimtienne (le mot doit existé quelquepart) et les mouvements de la symphonie établie voilà la version, issue du web-journal Florilèges, que je vous propose:

Premier mouvement, panneau à gauche.
"L’aspiration au bonheur et aux désirs est représentée par des figures féminines flottant dans l’air. Elles ne touchent pas les forces hostiles qui sont au sol. Les femmes sont représentées de façon très longilignes, elles semblent apaisées et douces."

A gauche en haut, figures féminines flottantes. A droite le chavalier d'or.

Second mouvement.
"L’humanité, symbolisée par le couple à genoux et la femme derrière en prière, est représentée souffrante et suppliante. Elle implore le « chevalier d’or » en armure de s’engager dans la lutte pour le bonheur. L’homme se tient dos à l’humanité, l’épée pointée vers le sol, le regard au loin et les sourcils froncés. Il semble prêt à aider l’humanité dans cette quête du bonheur. Deux figures féminines s’inscrivent derrière lui, il s’agit de la compassion et de l’ambition."


Troisième mouvement.
"Trois belles gorgones coiffées de serpents soulignés d’or sont représentées au premier plan. Derrière elles, la maladie, la folie et la mort sont incarnées par trois autres femmes à l’allure terrifiante. La représentation de ces femmes maléfiques contraste avec les douces femmes du premier mouvement qui incarnent l’aspiration au bonheur et aux désirs. Leur père, Typhon, fils de Gaïa et de Tartare est un personnage malfaisant représenté sous la forme d’un singe. À la droite du primate, l’impudeur, la volupté et l’intempérance sont personnifiées sous les traits de trois femmes. Sur la droite de la composition, on peut voir une vieille femme nue, chétive, recroquevillée sur elle même sur un fond de serpent. Cette scène s’intitule Le souci qui ronge. "


"L’aspiration au bonheur trouve son apaisement dans la poésie, représentée dans la dernière scène de ce mouvement, forme d’art la plus importante selon Nietzsche avec la musique. Ici, elle est incarnée par la femme vêtue d’or et la musique est le thème de la frise."

Génie et Poésie

Quatrième mouvement !
" Il s’agit de l’Ode à la joie, quatrième composition de la Neuvième Symphonie de Beethoven. Le chœur est incarné par des femmes dans la frise de Klimt, alors que dans la symphonie de Beethoven ce sont des hommes qui composent le chœur. Dans l’œuvre de Klimt, le patriarcat est remplacé par le matriarcat. À droite du chœur, le chevalier enlace et embrasse une femme, on appelle cette scène Le baiser au monde entier. Le chevalier a laissé son armure d’or et se tient nu. Son dos n’est absolument pas réaliste anatomiquement. Il ondule en répondant aux rayons du soleil et aux formes du corps de la femme qu’il enlace. Il ne fait plus qu’un avec son environnement et la femme. En prenant de la distance sur cette représentation, nous pouvons également voir une forme phallique (l’homme et la femme enlacés ainsi que les rayons du soleil) qui est imbriquée dans une forme utérine (paysage à gauche et à droite des protagonistes ainsi que « les arches » vertes qui ferment l’espace). On retrouve donc l’idée d’une fusion des corps. Le chevalier n’a plus l’utilité ni le besoin de se défendre car il a trouvé le bonheur. Mission que lui avait confié l’humanité au début de la frise (premier mouvement). On peut se demander si l’homme ne trouve t-il pas une libération grâce à la femme ?"

Hymne à la joie

Le baiser au monde entier

Du palais de la récession, je ne parlerai que de la Frise. Mais il y aurait tant d'autres choses à montrer. Trop !

Après une petite pause à l'hôtel, nous sommes ressorti pour dîner, mais là vous en avez assez lu, vous saturez: on en reparlera !
A + !

Un podcast intéressant sur France musique.

mercredi 18 mars 2026

TROIS JOURS A VIENNE (1) S'imprégner de l'atmosphère de la ville.

C'était une escapade de cinq jours / quatre nuits, mais le premier c'est le voyage aller et le cinquième le voyage retour, donc restent plus que trois. Alors nous avons établi un programme, pour cette courte durée, assez complet nous pour dire au retour : ça c'est fait !

Arrivés la veille après-midi par avion, nous avons filé direction le centre ville de Vienne par train, il y a deux trains différents : le CAT ( rapide toutes les vingt minutes) et le normal S7 (toutes les trentes minutes), l'avantage du rapide n'est pas du tout extraordinaire, vous gagnerez à peine une dizaine de minutes mais le gap entre les deux tarifs est considérable : CAT : 15 €uros et pour le S7: 4,5 €.
Comme de juste, tout est fait pour que vous preniez le CAT: grandes affiches, indications claires et guichets très voyants. Pour la ligne S7, il faut chercher un peu, nous, nous avons pris les billets à l'aéroport, à un guichet à droite juste avant d'emprunter le petit tunnel qui relie l'aéroport à la gare, où deux sympathiques jeunes hommes nous ont renseignés pour l’heure du prochain, et quel quai. Voilà.

Ensuite petit trajet en métro, pour déposer les valises à l'hôtel, les guichets automatiques pour les tickets sont rouges, pas de traduction française, mais assez intuitifs pour ne pas se tromper. Notre hôtel n'étant pas dans le centre même, mais assez proche : Margaretenstraße (pour les non intiés comme moi le ß se prononce ss soit Margaretenstrasse).