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mercredi 25 mars 2015

La marée était en Loire.

La marée était en Loire, du moins à son estuaire.

La semaine dernière, parlant avec un ami marin de la grande marée, il m’expliqua que cette amplitude presque maximale du marnage (coefficient de marée 119 pour 120 max)est due en grande partie à la syzygie équinoxiale.
Pfff, ces marins alors…Il a fallu reprendre tout à zéro : Coeff.  de marée ça va, on s’imagine l’échelle, 
Mais 
Syzygie ? 
Marnage ?
Syzygie, c’est lorsque la lune et le soleil sont dans le même axe que la terre, d’où une attirance maximale. Equinoxiale : équinoxe de printemps ou d’automne, les marées les plus fortes.
Marnage, c’est la différence de hauteur d’eau entre marée basse et marée haute.

Ok Ok.  

Autre effet de la Syzygie equinoxiale, a-t-il ajouté, c’est aussi la forte affluence des gens sur la côte, si les locaux vont pêcher à pied les coquillages durant la semaine,  les parisiens, et autres terriens touristes envahissent la côte tout le week-end ! Bouchons en perspective ! Je te conseille plutôt d’y aller lundi.

Mouais, de toute façon, la pêche n’est pas mon fort et la foule non plus. Alors je suis resté à Saint-Nazaire et je n'ai pas regretter, l'estuaire était superbe. Donc voici donc quelques photos de la marée du siècle par philfff ! (Cliquez sur les photos pour mieux voir)

Le pont de St-Nazaire vu de Mindin le 22 mars marée haute et le 23 marée basse.

Un petit port le 22 marée haute et le 23 marée basse.

Idem

Le pont de St-Nazaire vu de St-Nazaire-port le 22 marée haute et le 23 marée basse.

Ile flottante le 23 13h00 Marée haute, 23 13H05 Marée basse.La syzygie équinoxiale avait un effet particulièrement efficace à cette heure précise.
à + !




samedi 28 mars 2015

Du respect ! Nom d'un dolmen, par toutatis !

Monolithisme à Saint-Nazaire : bien avant le Bloc-théâtre, bien avant le blockhaus de la base sous-marine, à deux pas de ces deux-là, se dressaient dèjà d’autres masses imposantes bien plus anciennes : un dolmen et un menhir.










Vous ne pouvez pas les manquer : à deux pas de ces deux monolithes, à l’intersection de la rue gauloise , 
de celle de l’autel des druides, 
celle du menhir,  
et enfin celle du dolmen, 
se trouve à l’ombre d’arbres centenaires ces blocs de granit.  Ce Dolmen trilithe (formé de 3 pierres) s’appelle dolmen du Bois-Savary, ou bien encore « des Trois pierres », ou encore « du Prieuré.

Des documents anciens, ci-joint, nous ont éclairés quant à la  




fabrication et pourquoi on y retrouve des restes humains. 


Ce dolmen est en fait ce qui reste d’un tumulus semblable à celui situé au lieu dit Dissignac, mais avec des volumes bien plus importants, (avec une base enterrée de 47cm,  les piliers s’élèvent à 1m90 au dessus du sol, la structure a une hauteur de 3m60 au dessus du sol, soit un totale de 4m07 avec ses fondations, la table mesure 3m40 par 1m95, et a une épaisseur de 40cm . Cette structure était donc l’entrée de la tombe d’un chef celte, profanée et en partie détruite à l’époque romaine.(SOURCE)

 Ils sont les témoins de l’évolution alentour: climatique, historique, sociale et maintenant urbaine depuis des milliers d’années… mais oui tiens, sont-ils là, vraiment, depuis ces temps anciens ?
Si je me pose la question de leur authenticités, c'est que je suis surpris: peut-on laisser construire si proche de hautes constructions modernes et enclaver ainsi ce square aux chênes verts magnifiques ?
Par respect pour leurs valeurs et par celui des habitants de la ville, peux t-on traiter avec un tel mépris s'ils ne sont pas factices ? 

Un petit tour sur Innooo (oui, je change de Google, celui-ci devient trop intrusif et tente de décider pour vous ce qui doit vous intéresser et vous prive ainsi de votre libre choix, mais ça c’est une autre histoire…) 
Sur Innooo, disais-je j’ai rapidement appris que oui, l’ensemble mégalithique est bien authentique :
Extrait de l'Inventaire des Mégalithes de Loire-Inférieure. Pitre de L'Isle en 1883: (emprunté ICI)
'Dolmen des Trois-Pierres. — Saint-Nazaire, place du Dolmen:
Il y a quelques années, il fallait, pour visiter ce dolmen, prendre à travers champs dans la direction du nord-ouest, et à 1 kilomètre de l'église, dans une pièce de terre dépendant de la métairie du Bois Savary, on apercevait sa masse grandiose dominant un épais fourré d'ajoncs. Maintenant, sans avoir changé de place, il se trouve au milieu d'un square bordé de trottoirs, à la rencontre de plusieurs rues nouvellement tracées du nouveau Saint-Nazaire. La jeune ville a monté jusqu'à lui, mais dans sa marche elle a respecté ce vieux géant et c'est là un acte singulièrement intelligent. En voyant les rues s'écarter pour faire place à ces simples blocs de pierre, les paysans comprendront peut-être quelle mystérieuse valeur s'attache à ces souvenirs du passé.


Le dolmen, vu par ThomasDobrée, le 10 juillet 1836, (doc. DRAC-44)

Via Innooo,  sur le site de St-Nazaire/hautefort, on apprend que jusqu’en 1928, le menhir se trouvait couché sur le sol, c’est Marcel Baudoin, (1860-1941), docteur en archéologie, qui le fit relever après étude du site. Ce monsieur, ethnographe, et co-fondateur de la Société Préhistorique de France, l’a-t-il remis à la bonne place, peut-être ceci est contestable mais l’emplacement du dolmen lui est avéré.
Photographie du site par le comte Henri de Lestrange (1853-1926), au début du 20e siècle. En dehors du menhir relevé, on voit clairement que les éléments aujourd'hui en place, étaient déjà ainsi situés au moment du classement par l'Etat. (source : Ministère de la Culture (France) - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine - diffusion RMN.)





Alors ? pourquoi des hlm si prés du square ? pourquoi dégrader un tel lieu ? pourquoi mettre du béton, dévaluant ainsi ce témoignage unique ? pourquoi n’a-t-on pas au contraire marquer notre respect par une large avenue ? un parc ? que sais-je les idées, les architectes de talents n’en manquent pas et la reconstruction de la ville aprés guerre donnait le libre choix et l'espace. En fouilletant (oui, c’est nouveau comme mot, j’en suis l’auteur : fouiner par-ci par-là en feuilletant internet ou un livre) on peut voir que pourtant la prise de conscience était là : un exemple  . Mais quid de la contestation de la population ?

Alors ça n’a pas suffi, la connerie (pardon)a eu le dernier mot. 



Oui Obélix, quelquefois il y a des baffes qui se perdent.
 Merci encore à ce Monsieur, son site est épatant.


à + !


mercredi 8 janvier 2025

LES SOLDES AU CROISIC.

Et oui ! Les soldes ! C'était lors de notre virée au bout du bout de la Loire et c'était à peine arrivés au Croisic que mon épouse est attirée par les affiches sur les vitrines :  20% pastille bleue 50% pastille orange 70 violette !!! whaouh !!! (oui j'exagère beaucoup). 

Nous avions visité Guérande et en revenant sur St Nazaire, désireux de profiter au max de ce jour lumineux (et unique pour ces trois jours passés là-bas) nous nous sommes arrêté au Croizic. 

Le port du Croisic est très accueillant, en sont pour preuves les nombreux touristes, badauds, et autres oisifs qui s'y promènent.



Tandis que ma moitié était manifestement plus séduite par les devantures colorées et annonciatrices de bonnes affaires des boutiques, j'hésitais à déambuler le long du quai du Port Ciguet. 




Bien m'en a pris à déambuler le long du quai si gai du port: outre les jolis bateaux qui s'accouplent publiquement tout le long, on a installé des panneaux d'œuvres de peintres locaux.

"Le Croisic, aux couleurs des peintres"

 Et me voilà parti, fuyant l'inévitable essayage du pull marin rayé bleu-blanc à -70% pour une quête à ma mesure: la découverte des peintres du coin.






Je vous en propose quatre dont j'ai relevé les textes également.




Chalutiers du Bono,  Émile Gautier (1920-2013) 
1954, huile sur toile, collection particulière.

Originaire de Saint-Nazaire, Émile Gautier est un peintre autodidacte qui enseigna le dessin pendant des décennies dans cette ville. Élève des peintres Georges Éveillard et Émile Simon, il contribua au développement artistique régional en animant un groupe qui organisait chaque année des expositions à Saint-Nazaire.
Il forma de nombreux artistes comme Gustave Tiffoche ou Simone Sauzereau et se lia d'amitié avec de nombreux autres comme Chapleau ou Jean Fréour.
Après la Seconde Guerre Mondiale, l'artiste passe ses étés au Croisic où sa belle-famille a une maison. Habillé d'une vareuse rouge et coiffé d'un béret, il parcourt le port et la presqu'île qu'il peint sous tous les aspects, même s'il reste le peintre de la Brière. Ses œuvres révèlent principalement son talent de dessinateur qu'il lie à une touche colorée très douce.



Bateaux dans la Petite Chambre par André Béronneau (1896-1973)
1927, huile sur panneau, collection Ville du Croisic.

Actif durant la première moitié du XX° siècle, André Béronneau est un peintre paysagiste né à Bordeaux.
Il est connu pour ses paysages de Bretagne, de Vendée (Concarneau, Douarnenez, Les Sables d'Olonne, Le Croisic...) et de Provence, surtout la Côte d'Azur (Collioure, Martigues, Sainte-Maxime, Saint-Tropez...). Il a exposé son travail au Salon des Indépendants à Paris entre 1926 et 1935.
Cette vue du port vers la place de la Croix de Ville témoigne de la pratique courante chez l'artiste de la peinture au couteau qui donne beaucoup de relief au sujet peint.



Pêcheurs sur le quai d'Aiguillon par Georges Lhermitte (1882-1967)
3 quart du XX siècle, huile sur panneau, collection Ville du Croisic.

Georges Lhermitte est peintre de la Marine, il fréquente régulièrement Le Croisic dans les années 1950-1960 où sa famille possède toujours une maison.
L'artiste est naturellement intéressé par l'activité du port, très dynamique à l'époque avec la pêche à la sardine. Il peint de nombreuses scènes pittoresques comme ces marins-pêcheurs apportant les caisses de poisson sur une charrette vers la criée. L'automobile n'a pas encore envahi les quais et les touristes peuvent déambuler tranquillement au milieu des marins à la tâche.



Bateaux accouplés au Croisic
par Robert Micheau-Vernez (1907-1989)
octobre 1982, huile sur toile, collection particulière.

Né à Brest en octobre 1907, Robert Micheau-Vernez, en parallèle à ses études, suit les cours du soir de l'École des Beaux-Arts de la ville, sous la direction des peintres Paul Léonard et Charles Lautrou. Il poursuit à l'École régionale des Beaux-Arts de Nantes sous la férule d'Émile Simon et intègre de 1928 à 1930 l'École supérieure des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier du maître Lucien Simon. Il travaille aussi à l'Académie de la Grande Chaumière et fréquente les ateliers d'art sacré de Maurice Denis. Artiste peintre avant tout, son œuvre est néanmoins multiple, dessins, illustrations, affiches, vitraux, faïences pour Henriot Quimper...
Dès 1961, Micheau-Vernez vient peindre au Croisic durant deux mois et ce durant une dizaine d'années. Il s'y installe définitivement en 1980. De son appartement du quai du Port Ciguet, il peint et observe l'activité du port. Ses toiles sont souvent des compositions qui reprennent différents léments du port sans les situer précisément. Sa touche très colorée reste ne des caractéristiques majeures de l'ensemble de son œuvre. Il décède u Croisic en juin 1989.


A + !

mercredi 20 novembre 2024

TROIS JOURS A L'ESTUAIRE DE LA LOIRE. 3

 Hier, nous avions mi-soleil/mi-nuages et sommes allés dans le parc de Brière et à Guérande (ici) mais ce matin la météo nous dit: pluie, pluie, pluie...

Alors dès potron-minet nous sommes sortis, pour savoir comment s'habiller dit Madame, aucune goutte ne tombait encore, Daniel Dewar et Grégory Gicquel nous disaient de prendre un pull over. 

Le bord de mer de St Nazaire était venteux mais doux, nous n'avons pris que nos parkas. 
Daniel Dewar et Grégory Gicquel, ce pull-over fait partie à Saint-Nazaire d'un groupe de trois sculptures monumentales: "Le Pied, le Pull-over et le Système Digestif".

Nous décidons, nous plus Provençaux que les vrais Provençaux, de braver les éléments, de rouler jusqu'à Nantes pour visiter le château des ducs de Bretagne.

Nantes. Après être passés devant la pauvre cathédrale fermée au public qui soigne ses brûlures sous une bruine continuelle, nous sommes arrivés au château. La petitesse de la cour nous place près des bâtiments et nous laisse l'impression qu'ils nous toisent avec condescendance: restez humbles devant la noblesse du lieu, semblent-ils nous dirent.

Le ciel n'a pas de figure, à peine nous arrivons qu'il cesse de bruiner. Bref entrons. L'accueil n'est pas plus  chaleureux, la réceptionniste nous hèle dès la porte franchie, nous vend les tickets et sans plus un regard, reprend sa lime à ongles et s'adonne à ce qui est surement sa passion capitale: peaufiner l'arrondi de ces ongles, mais ce n'est qu'un détail sans importance. Ce qui l'est important par contre c'est que, vu que le musée est sur 5 étages, un ascenseur est disponible pour les handicapés ou les vieux fatigués.

Je n'aurais pas la faiblesse de vous faire le guide dans ce bel endroit. Certains le font très bien avec l'intitulé "Que faire en 3 ou 4 jours à Nantes" Je vous partage par contre quelques photos et lecture de quelques cartels.

Dans la première salle, nous avons droit à un petit récap de l'Histoire Nantaise et ça m'est personnellement très utile:

A L'ORIGINE DE NANTES ET DU DUCHÉ DE BRETAGNE

Les Namnètes, un peuple gaulois d'origine celte, établissent un bourg à la confluence de la Loire et de l'Erdre entre le siècle et la fin du a' siècle avant notre ère.

Devenu Condevicnum après la conquête de l'Armorique par Jules César, en 57 avant J. C.. la cité gallo romaine assure, par la Loire et le Rhône, le lien entre l'océan Atlantique et la mer Méditerranée. Elle devient un évêché quatre siècles plus tard.

Dès le 8e siècle, les Bretons mènent des luttes contre les Francs pour défendre leur territoire. En 851, à l'initiative de Nominoë, la Bretagne devient un vice royaume, autonome du royaume de Francie

occidentale, au sein de l'Empire carolingien.

Assaillie par les Vikings et affaiblie par des guerres de succession internes, la jeune royauté disparaît pour laisser place au duché de Bretagne, en 936. Alain Barbetorte, premier duc de Bretagne, fixe sa résidence A Nantes où il établit son château.

Aux siècles suivants, les ducs de Bretagne ne cessent d'affirmer leur pouvoir face au roi de France, pour garantir l'indépendance de leur duché….

En 1364, la guerre de succession de Bretagne s'achève par la victoire de la maison de Montfort à la bataille d'Auray. Anne de Bretagne en fut la dernière héritière.

Avançant dans le temps nous découvrons dans une autre salle une fresque géante interactive relatant les dates marquantes de la ville.

J'ai choisi l'édit de Nantes.

1598 L'édit de Nantes
Henri de Navarre, chef du parti protestant, hérite du trône à la mort d'Henri Ill mais essuie le refus des catholiques qui constituent une Sainte Ligue, Depuis son accession au trône en 1589 et sa conversion au catholicisme en 1993, le roi Henri IV veut reconquérir son royaume en mettant fin à la guerre civile.
En avril 1593, aux mains du duc de Mercoeur, membre de parti ultra-catholique, Nantes reste la seule ville de France encore insoumise. Le roi se dirige alors vers elle avec son armée an de la soumettre.
Le 13 avril 1598, Henri IV entre en vainqueur dans Nantes, loge au château, sa demeure royale et signe un édit le 30 avril.
Dans un royaume où le catholicisme demeure la religion d'Etat, il accorde aux protestants une relative liberté de culte, ainsi que des dispositions judiciaires, militaires et politiques. En imposant à ses sujets une cohabitation entre catholiques et protestants, Henri IV rompt avec le modèle de l'Eglise d'Etat garante d'unité religieuse, système dominant en Europe.

1685 La révocation de l'édit de Nantes
L'édit de Fontainebleau, signé par le roi Louis XIV en octobre 1685, révoque l'édit de Nantes. La diversité religieuse disparaît au profit de l'affirmation de l'absolutisme monarchique voulu le souverain. 
Cette décision provoque un véritable exode: environ 250 000 protestants quittent la France pour s'établir dans des « pays du refuge» (Angleterre, Hollande, Allemagne...).
Pour les « nouveaux convertis » restés en France commencent soit une période d'oubli de leur foi, soit une période de culte clandestin, parfois en assemblées portant le nom de « culte du désert » . Certains s'opposent violemment à la décision royale, comme les camisards des Cévennes et du Bas- Languedoc entre 1702 et 1704.

Vous allez me dire ouaip ! tout ça c'est assez scolaire ! c'est vrai mais c'est intéressant quand même.

Plus distrayante est cette maquette de la ville de Nantes dans ses remparts.
Le château est au premier plan.

Et les quais de l'Erdre ne sont pas loin.
En parlant de cours d'eau, l'Erdre se jette dans la Loire juste là à Nantes.
Et qui dit eau dit bateau !

Le musée offre beaucoup d'objets navals, certains impressionnants comme ces figures de proues.


LE DÉCOR DU NAVIRE
Cette figure de proue provient du quatre-mâts Asie construit au chantier Laporte de Rouen en 1897. De retour du Chili avec un chargement de nitrates, le navire sombre en 1919 à l'entrée de l'estuaire de la Loire. La figure de proue est découverte sur la plage de Tharon en 1920 par un habitant du village qui en fait don au musée des Salorges. Si la symbolique de la figure de proue illustre tant la force militaire que la puissance commerciale maritime, elle est aussi une figure protectrice qui, brisant et dominant les flots, guide le navire et le protège.





Ceux-ci me rappellent un roman fantasy de Robin Hobb : Les Aventuriers De La Mer, où les bateaux appelés les "vivenefs" sont faits de "bois-sorcier" et parlent via leur figures de proue. Une très belle série de romans !

Il y a également de belles toiles.

L'EMBOUCHURE DE LA LOIRE
The mouth of the Loire River La desembocadura del Loira
Cette vue de l'embouchure de la Loire et du vieux port de Saint- Nazaire montre la rade encombrée de nombreux navires. Au centre du tableau, un canot se dirige vers un trois-mâts à la cape. À bord, il s'agit certainement du capitaine regagnant son navire. L'artiste nantais Charles Leduc, élève du peintre de marine Charles Leroux, compose ici une image riche en détails pour illustrer l'importance du trafic maritime à l'embouchure du fleuve.
Navires à l'entrée de Saint-Nazaire Charles Leduc (1831-1911) Vers 1870-1880

)
LES CHANTIERS The shipyards Los astilleros
Cette œuvre de jeunesse du peintre d'origine nantaise, Jean-Émile Laboureur (1877-1943), représente le fameux chantier de construction Dubigeon. Fondé vers 1740 sur les bords de la Chézine, ce chantier se fixe en 1846 à Chantenay. Plusieurs centaines de navires dont le Belem, sont sortis des cales de ce constructeur dont le nom reste à jamais lié à l'histoire des chantiers navals nantais.
Le chantier de constructions navales Dubigeon à Chantenay Jean-Emile Laboureur
(1877-1943) 1901. Acquis avec l'aide du Fonds régional d'acquisitions pour les musées


Autre salle qui marque l'esprit, c'est celle qui concerne l'esclavage. Les objets, tableaux, livres témoins de l'inhumanité de ces temps-là font froid dans le dos.


Le Code Noir. The Black Code / El Código negro Code/El
En mars 1685 est promulguée une ordonnance qui instaure le cadre législatif et le statut légal de l'esclave dans la société française. Il s'agit du Code noir. Son principal auteur, Jean-Baptiste Colbert, remplit les fonctions de Premier ministre du roi Louis XIV. Ce texte, qui fait de l'esclave << un être de Dieu » et en même temps un bien meuble, montre toute la difficulté de donner un statut d'esclave à un être humain dans la société chrétienne du 17e siècle. Il témoigne surtout de l'importance économique du commerce des Noirs et de la nécessité d'organiser la société avec cette nouvelle composante, jusque-là peu développé dans l'Occident chrétien : la possession d'un homme par un homme. L'ordonnance cherche à répondre à des questions pratiques : à qui
appartiennent les enfants d'esclaves si les parents ont des maîtres différents? Peut-on affranchir ses enfants issus d'une union avec un esclave? Peut-on mutiler ses esclaves? Est-on obligé de les baptiser ? Le Code noir fut relativement peu observé dans les colonies françaises au 18e siècle, les propriétaires estimant qu'il leur était trop souvent défavorable.




...
aura les oreilles coupées
 et sera marqué d'une fleur
de lys sur une épaule; 
et s'il récidive un autre 
mois... il aura le jarret
coupé et il sera marqué
d'une fleur de lys sur
l'autre épaule, et la oi-
sième fois, il sera puni de
mort. » [...]
XLII.
POURRONT seulement les 
maîtres, lorsqu'ils croiront
que leurs esclaves l'au ont
mérité, les faire en hai-
ner et les faire battre de
verges ou cordes. »
XLIV.
...






Sur la photo plus haut, deux tableaux m'interpellent, ils sont bien placés en occupant le mur du fond, ils sont ensemble et en fait ils sont inséparables.
Au 17é siècle la France affirme ses ambitions dans le domaine colonial Supplantant les Provinces-Unies, elle devient au cours du 17e siècle a deuxième puissance commerciale d'Europe, derrière l'Angleterre. La traite transatlantique des captifs Africains participe au développement de son économie et à son enrichissement. 

Des tableaux témoignent de l'existence de personnes vivant en esclavage sur le sol de France sous l'Ancien Régime. 
Les époux Deurbrouck, riches bourgeois, négociants et armateurs à Nantes.
Leur appartenance sociale induit bien sûr de se faire représenter en grands portraits et afficher leurs richesses et leur réussite sociale.


Dominique Deurbrouck est au travail, devant sa bibliothèque, dans un intérieur au mobilier cossu dont les détails manifestent son activité d’armateur négociant et son statut social. Assis dans un haut fauteuil à sa table d’écriture dont le pied en forme de mascaron rappelle ceux des hôtels particuliers nantais du 18e siècle, il tend la main vers des papiers qui symbolisent ses affaires commerciales en cours. Parmi les ouvrages qui l’environnent, on reconnaît une « Histoire de la mer », un « Dictionnaire d’économie » et un « Dictionnaire de commerce ». Une tabatière ouverte sur sa table d’écriture évoque les voyages « au lointain ». Richement vêtu d’un brocart en velours vert rehaussé de broderies d’or, il domine, dans l’espace de la toile ainsi que par son attitude et son regard posé vers le spectateur, son esclave noir qui apparaît, en retrait, derrière la table.

La représentation de ce dernier rassemble les signes explicitant son statut : il porte au cou un collier de servitude en argent, aux oreilles des créoles et est vêtu d’une livrée, uniforme imposé par les ordonnances royales pour distinguer le statut d’appartenance à une famille dans le cas des esclaves. En outre, il porte dans ses bras un chien, symbole de fidélité.








Marguerite apparaît dans un espace tout aussi luxueux mais aux connotations plus féminines, évoquant la beauté et l’exotisme. Vêtue d’une robe claire aux motifs floraux, elle est assise de face sur un fauteuil de style Louis XV, sur le dossier duquel est posé un perroquet gris du Gabon. Ce perroquet originaire de l’ouest du continent africain est à la mode au 18e siècle comme animal de compagnie. Elle porte la main à une tasse de porcelaine contenant du chocolat ou du café, posée sur une table au piètement galbé et fin et au plateau de marbre.

Son esclave noire apparaît derrière elle. Ses vêtements blancs, la coiffe qui recouvre sa tête, le collier de perles et les boucles d’oreilles soulignent le caractère sombre de sa peau et manifestent son statut d’esclave. Elle apporte à sa maîtresse sur un plateau un pot de faïence contenant un autre produit exotique : du sucre.













LA MARIE-SÉRAPHIQUE
D'un faible tonnage, La Marie-Séraphique représente le type de navire le plus couramment utilisé dans le cadre de la traite atlantique, permettant de transporter entre 300 et 350 esclaves à chaque campagne. Quatre expéditions de traite sont référencées pour ce navire entre 1769 et 1773, ce qui dénote une importante activité.
La Marie-Séraphique
Arthur Ollive
1965











Je ne vous parlerais pas des plans des bateaux où sont décrits l'aménagement du pont des esclaves, ni des représentations des tortures infligées aux esclaves "récalcitrants", mais, je voudrais finir le thème sur une note d'humanité : le Portrait de la duchesse d'Orléans affranchissant Antoine Rolly (Anonyme, 1702-1705)


« LES GENS DE COULEUR » EN FRANCE AU XVIII© SIÈCLE 

Françoise-Marie de Bourbon, fille legitimée de Louis XIV, obtient, le 5 janvier 1702, l'affranchissement d'Antoine Rolly par César de Coullet, major général de la Martinique. Cet acte, sans doute le premier passé devant notaire en France, reste rare, mais la pratique tend à se développer. À partir de 1711, la Monarchie sollicite les tribunaux pour la limiter. En 1746, une taxe de 1000 livres par esclave est instaurée, suivie bientôt d'autres restrictions. Les affranchis constituent pourtant une part de la population de plus en plus importante. Un recensement de 1777 indique que Nantes comptait 700 « gens de couleur », selon les termes de l'époque, dont plus de la moitié étaient libres (par naissance ou par affranchissement).

Plus d'info ici


(1)

En redescendant nous pouvons découvrir le domaine industriel des Mrss Lefèvre et Utile.

L'USINE COMME OBJET DE VALORISATION
The factory as a promotional tool/ La fábrica como objeto de valorización
Ce plan-relief de l'usine LU à Nantes a été réalisé pour être exposé dans le pavillon de l'entreprise
à l'Exposition universelle de 1900 à Paris. L'objectif est alors de présenter au grand public et aux consommateurs l'ensemble du site industriel, son importance et sa qualité d'implantation. L'usine devient un véritable objet de communication en soi.
L'ancien quartier de la gare et de l'usine Lefevre-Utile
Paul Duchesne
1900


Qui n'a pas mangé un petit beurre Lu dans sa vie ?

(1) Photo chipée dans le paquet de petits Lu de Wiki

Voilà ce que je vous dévoile de ce musée. Il est 13h30 lorsque nous sortons, et nous cherchons un petit resto pour le déjeuner. Pas loin, "le cochon qui fume" nous souhaite la bienvenue. Fish & chips pour moi (oui, je sais c'est gras à souhait, pardon ma chère cholestérolémie), Bavette de bœuf et sa compotée d'oignons pour ma moitié. Bon rapport qualité/prix et bon accueil.
Le ciel pleure son chagrin (surement d'être en Loire Atlantique) à seaux ! La visite des rues de Nantes sera pour une autre fois sinon une autre vie... Nous décidons d'aller visiter les machines de l'île. Ce sera sur le prochain billet !

A + !

Comme d'habitude tout ce qui est en italique et en carmin est copie des cartels et autres commentaires.

mardi 22 décembre 2020

Cheverny pour moi

Juste une petite intro pour l'histoire:

Exceptée la période 1537 - 1564, ou la famille Hurault sera expropriée du château, pour être attribuée à Pierre puis à Bernard de Ruthie, et enfin à Diane de Poitiers,Le château reste dans les mains de cette famille depuis plus de 6 siècles. Et ça continue.

Voilà ça c'est fait.

Voici quelques photos de ma visite. Pour la même raison que  à Chambord  puis à Blois et à Chenonceau. Pour moi, les conserver quelque part. 

Je n'ai hélas pas trouvé de roman historique pour vous balader le temps de regarder ces photos et qui se rapporterait au château, (histoire du lieu trop simple ?). Pourtant le site en vaut la peine: il est magnifique.













Oui, je n'ai trouvé aucun roman qui se situerait dans le château. Excepté Tintin qui, plusieurs fois y est allé car, parait-il, Hergé s'est inspiré de Cheverny pour son château de Moulinsart. 

Hergé a retirer les ailes mais la disposition des fenêtres et œil de bœuf est identique.

Tintin que j'avais déjà rencontré là, à St Nazaire.

A + !