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mercredi 5 novembre 2025

DANS LA COUR DU CHATEAU DE LA MERE DE MARCEL.

 Un dimanche d'octobre, nous sommes allés au Château de Vauclaire (clic) 
assister à une représentation de
 la troupe théâtrale "Dans la Cour des grands (clic) "

Cette compagnie développe des randonnées ou des balades théâtrales dans le si beau décor des collines de Provence. Mais pourquoi donc en Provence me direz-vous (ou pas). Té ! parce que, tout simplement elle se consacre aux œuvres de Marcel Pagnol (clic)

Nous avions déjà profité de leurs spectacles les années précédentes, difficilement car la demande est forte pour réserver et les représentations vite complètes, "La Fille Du Puisatier" était géniale à voir, et Naïs très très émouvante, au dénouement, les femmes pleuraient, les hommes n'en menaient pas large.




Mais cette fois-ci, c'était différent, ils jouaient "Le Château De Ma Mère" (clic). 

Une balade théâtrale, c'est pas compliqué, on se balade, on s'assoit: ils jouent une saynète, on se relève, on se balade dans la belle nature, passe au-dessus des canaux d'irrigations et rebelote on s'assoit et ils jouent...

Le château de Vauclaire se prête parfaitement à cette balade, forêt, canaux d'irrigations, clairières, tout y est: normal ! nous sommes en Provence





Nous sommes installé devant la belle façade du château de Vauclaire et deux comédiens nous ont "pris en mains"; Petites plaisanteries pour chauffer l'ambiance, puis incarnant Mr Jouve et Baptistin Faure, ils attendent Marcel Pagnol pour lui présenter le château qu'il a acquis sans le voir, pour en faire ses studios de cinéma.

Sur ces entrefaits, Marcel arrive et donne le top pour le début de l'histoire : "Nous sommes en 1941, Marcel Pagnol vient d'acquérir, sans l'avoir vu, un vaste domaine pour y implanter sa cité du cinéma dont il rêve depuis des années. Aujourd'hui, est le grand jour, il va enfin la découvrir en compagnie des personnels des studios Marcel Pagnol. Mais au moment de commencer la visite, Marcel reconnait ce lieu. Il entraîne alors les spectateurs et son équipe dans une déambulation dans le temps et les souvenirs. Le voyage pour 1905 commence…"

Certes, avoir lu le livre auparavant est un +, mais de fil en aiguille, de clairière en clairière, le spectateur comprend tous ces souvenirs de l'enfance de Marcel.








L'accent est mis sur le chemin fastidieux que la famille Pagnol, père, mère et ses deux fils, doivent parcourir à pied pour rejoindre la maison de campagne le weekend. 




Ils rencontrent alors Bouzigue, ancien élève de Pagnol père, instituteur, leur confie une clef qui leur facilite le trajet car elle permet un raccourci en suivant le canal de Marseille mais à travers des propriétés privées.






Ces traversées dans les jardins de somptueuses bastides et châteaux vont être la cause de rencontres pas toujours agréables.




Très peu de temps est consacré à l'amitié qui lie Marcel à son compagnon de jeu Lili passant l'été à piéger les petits oiseaux dans l'immense garrigue provençale et leur grand désappointement quand la fin des vacances approchent.

J'ai bien aimé l'histoire de la rencontre avec le méchant gardien d'un château voisin, dont la vue inquiète la femme de Pagnol, bien jouée et l'on se régale. Le gardien leur adresse un procès-verbal qui met Joseph Pagnol, le père, dans tous ses états pensant à sa carrière d'instituteur. Il terrifie également Augustine l'épouse qui s'évanouit.


Heureusement, Bouzigue viendra à la rescousse !


L'épilogue si touchant dans le livre ne m'a pas vraiment ému, peut-être une mise en scène un peu maigre, entre le récit de Marcel et le chant de sa mère qui entonne "le temps des cerises" ? Je suis loin d'être un expert cependant je dirais que ça "flotte" un peu, n'ayant pas le terme "pro" pour traduire mon sentiment.
En tout cas une belle distribution de comé-diennes et diens bien talentueux, on ne voit pas passer le temps ! 


Le Château de ma mère fait partie d'une série de romans dits "Souvenirs d'enfance" de Pagnol, il est le second aprés "La gloire de mon père" et suivi de "Le temps des secrets", puis vient "Le temps des amours".

J'ai une vieille édition, chinée je ne sais plus où,

il me manque le dernier livre, le temps des amours, impossible de le dénicher, je ne suis pas sûr qu'il existe dans cette édition.

À + !

Comme toujours l'écriture en italique et de cette couleur indique la retranscription d'un cartel, d'une explication donnée près de l'œuvre ou bien d'un extrait de livre d'un auteur mais certainement pas de moi.

mercredi 29 octobre 2025

LA CUEILLETTE DES OLIVES.

L'ouverture du moulin m'a paru plutôt hâtive, le 11 octobre, et si beaucoup ont attaqué dare-dare la cueillette, nous avons attendu jusqu'à ces jours derniers pour commencer: les olives étaient très vertes et aucune n'avait viré (passé du vert au violet).

En générale, c'est la variété "Aglandau" qui murit la première et c'est donc par elle que l'on attaque

(enfin on attaque c'est une façon de parler, on attaque oui, doucement, doucement).



puis la variété "saloninque" suit, 


















Et enfin la variété "Cayon", une petite olive ronde. 


La récolte sera dans la moyenne, pas très importante non plus : juste ce qu'il nous faut un bon compromis entre temps passé à entretenir, tailler, arroser et amender sans que cela nous prennent trop de temps : faut pas pousser non plus !
À + !

mercredi 22 octobre 2025

LE CERVEAU SENIOR, A LA RETRAITE. ÉCRIRE A LA MAIN 2

Ecrire à la main, oui, je reviens là-dessus, car certains m'ont envoyé la photo de leurs belles écritures en email, et je me devais de - uno, les remercier et, -deusio, poursuivre ma quête à vous entrainer avec moi dans ce petit jeu. A ceux qui m'ont envoyé leur texte et à ceux qui me l'enverront par email (fan2lithium@gmail.com) j'aimerais les publier avec leur consentement, of course.

Ecrire à la main, ça a commencé ici (clic si vous voulez) et ça se résume à ceci :

Newsweek écrit ceci : "Les scans du cerveau montrent que l'écriture engage plus de parties du cerveau que de taper. Bonus pour la stimulation cérébrale: il est plus facile de se rappeler quelque chose une fois qu'il est écrit sur un papier."

Alors voilà je persiste - et j'espère que vous ferez de même - cette fois-ci avec un petit billet d'humeur à la suite: ça me soulage.


... Puis alors que Vesper vient embrunir nos yeux,
Attaché dans le Ciel je contemple les Cieux,
En qui Dieu nous escrit, en notes non obscures, 
Les sorts & les destins de toutes créatures. 
Car lui, en dédaignant (comme font les humains) 
D'avoir encre et papier et plume entre les mains,
Par les astres du ciel qui sont ses caractères, 
Les choses nous prédit & bonnes & contraires; 
Mais les hommes chargés de terre et du trépas, 
Méprisent tel écrit, & ne le lisent pas. 
Elégie. RONSARD.
Sonnets pour Hélène.

C'est bien écrit, ça.

Et si bien écrit que Stendhal l'a repris comme incipit du Chapitre 2 de "La Chartreuse de Parme". Un peu modifié, il est vrai (ou la version que j'ai n'est pas l'originale ? Qu'importe)

C'est bien écrit, l’Elégie, poème de Ronsard, une réflexion sur ses sentiments pour Hélène, une méditation lyrique donc sur l’amour, mais aussi le temps, l’éternité: la passion pour la belle dame qui se mêle à une réflexion philosophique.

C'est bien écrit ce bout de texte et ça dit beaucoup de choses mais quoi ? Que ce Dieu nous fait des signes - (non obscurs, il veut dire explicites) depuis le ciel ? 
Et que nous, nous les lisons mais qu'on n'en fait pas cas: on s'en fiche ? "On méprise et on ne les lit pas" ?  
Pas faux: ne voit-on pas la température grimper? des évènements météorologiques de plus en plus violents ? Que l'on est en train de manger du plastique qui nourrit nos futurs cancers ? Oh bien sûr ce n'est pas une voix sortant des nuages du ciel qui me dit oh ! toi là, l'humain ! C'est pas bien de jeter le plastique dans la poubelle grise ! Non, pas un signe non obscur juste quelque chose de moins en moins flou, que nos spécialistes nous traduisent. 

Pourtant ça aurait été bien pratique cette voix ! 
Imaginez le ciel de Wu Zetian, 
Celui de Gengis Khan, 
de Mao Tsé-Toung, 
de Hitler, 
de Pol Pot, 
de Tito, 
de Saddam Hussein, 
de Napoléon, 
de Poutine, 
de Netanyahou, 
des Terroristes du Hamas, 
de Kim Jung un, 
de Bachar El Assad, 
de Isaias Afewerki, 
de etc (et ce dernier m'effraie encore plus). 
Dans leur ciel à eux,  au-dessus de leurs têtes ravagées, ce Dieu leur parlerai d'une voix forte et impérieuse des "notes non obscures" 

Alors quoi Ronsard ? Que me chuchotes-tu ? Que je suis un peu naïf, oui sûr, en levant le regard vers le ciel on ne cherche pas à percevoir un signe divin, non on interroge plutôt son ciel à soi  sous sa boite crânienne: sa conscience. Et c'est vrai, là-dedans, y a des notes non obscures que vous voyez très bien comme dans celle de Wu Zetian,  Gengis Khan, de Mao Tsé-Toung, de Hitler... Mais on est humain, chargé de terre et de trépas, on méprise tel écrit, et ne le lit pas.

Et moi j'ai jeté ma bouteille plastique dans la poubelle grise, bref rien a changé depuis que Pierre de Ronsard a concocté ce poème en 1587.

Ah nom de dieu !  Que me prend-il à me répandre comme ça sur mon article bien propre.

A + !