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mercredi 15 avril 2026

LA RETRAITE EN MARCHANT, EN BARJAQUANT. LA TACHE DE MARIOTTE.

— Alors Phil en forme ? 

 Carrément René ! Avec les beaux jours, et ce mistral qui s'est enfin arrêté, je me sens rajeunir ! 

— Ah ah !! alors on monte jusqu'en haut de la colline alors ! Comme ça on verra les pins qui se sont couchésavec ce vent, il parait qu'il y en a une palanquée.

— Ok c'est parti.

— Et ce stage du permis ? Racontes, tu l'as réussi ?

— Le stage de récupération des points oui c'est tout bon je devrais regagner 4 points dans un mois. Si tu avais vu ! Certains participants étaient étonnants ! il y avait un père et ses deux enfants ! lui pour excès de vitesse, (il a précisé que ce jour là il n'avait heureusement pas touché au cannabis ni à la cocaïne), un irréductible: il était déjà venu l'année dernière, et puis le fils pour consommation de cannabis et la fille pour téléphone au volant,  à plusieurs reprises.

— Et, le père, il dit ça comme ça ?

— Ben oui, ça lui semble tout naturel, remarques bien, une dizaine de jeunes étaient là pour le cannabis alors ça ! ça m'a scotché, cette banalisation des drogues.

— Et l'alcool ?

— Aucun ! Personne ! Ou alors les concernés n'ont rien dit. Je dirais un tiers "téléphone au volant", un tiers "cannabis" le reste c'est "feux ou stops grillés" et "excès de vitesse".
Pour l'alcool, les jeunes ont répondu dans la majorité "si je bois trop, je dors dans la voiture". Sinon il y avait des malchanceux comme celui qui double à 140 une voiture de flics banalisée, ou celui qui voulait passer son permis poids lourd mais qui s'est fait prendre avec  le téléphone alors qu'il lui faut absolument ses douze points. Sans compter les professionnels qui parcourent la France et qui perdent des points pour excès de vitesse, ceux-là ils viennent "refaire le plein de points" régulièrement, leur boulot en dépend ! 

—  Et ça se passe comment ? 

—  C'est simple, on fait des "ateliers en groupe" sur ce qui est important à connaitre, des prises de conscience du genre qu'on a qu'une vie et qui est bien futile de la perdre pour un stop grillé...

—  Hé hé ! et pour deux grillés alors hé hé hé ! (pas la ref ? clic !) 

—  Oui pour mes deux stops grillés, tiens ! lorsque j'ai dit aux animatrices du stage que ce stop n'avait pas lieu d'être, vu que la visibilité est impeccable, tu sais ce qu'elles m'ont répondu ?

—  Vas-y dis moi.

—  Monsieur, connaissez-vous la tache de Mariotte ? Alors je réponds non et elles expliquent. Dans chacun de nos yeux nous avons une petite tache qui est aveugle c'est a dire qu'à cet endroit il n'y a aucune cellule réceptrice. Donc il y a un angle où la lumière ne passe pas. Concrètement, il vous est déjà arrivé d'avancer à un croisement et soudain une moto ou un vélo vous passe juste sous le nez et vous vous exclamez "ah ! d'où il sort celui-là !" Et bien celui-là, lorsque vous regardiez de son coté, vous ne l'avez fait que d'un œil et, celui-là, était pile dans la tache de Mariotte ! 
Voilà pour quoi Monsieur il faut s'arrêter à un stop et aussi tourner la tête pour que vos deux yeux voient les cotés.

—  Hum ? Bizarre ce truc ! Tu y crois toi ? 

—  Comment douter ? Et puis elles nous ont fait faire le test. Je te dis, tu le feras chez toi. Tu prends une feuille A4, tu la plies en 2 dans le sens de la longueur, d'un coté tu fais une petite croix et de l'autre tu fais une rond gros comme un euro. Tu tends la feuille devant toi le plus loin possible, ton regard fixe le rond, mais tu vois quand même la croix sans vraiment la regarder, tu approches la feuille lentement toujours en fixant que le rond et tout à coup, la croix va disparaitre ! que du blanc ! tu as atteint le point de Mariotte. Après si tu te rapproches encore elle va réapparaitre. Tu l'éloignes, tu repasses dedans, tu...

—  Oui j'ai compris ! C'est pour ça que maintenant à ce stop, tu t'arrêtes.

—  Et oui René, et je compte, moi aussi, un cro-co-dile, deux cro-co-diles, trois cro-co-diles avant de repartir...


A + !

mercredi 8 avril 2026

TROIS JOURS A VIENNE (4) Belles vues chez l'ophtalmo.


 Voilà. Sortis de chez Haas Beisl après un très bon cappucino, on s'est dit il nous reste assez de temps pour
"se faire" le musée qui nous tentait le plus : Le Leopold Museum. 

Le musée tient son nom à Rudolf Leopold car ce cher Leopold, ophtalmologiste de son métier, était grand collectionneur d'oeuvres d'art qui en détenait plus de 5000. Collection racheté par l'état autrichien pour créer le Leopold Museum.

Comme l'affiche l'annonce, le musée abrite la plus grande collection mondiale de tableaux d'Egon Schiele. 




Le grand espace du bâtiment, l'absence de foule stressante, la blancheur ou la neutralité des murs, tout incite à penser que, 

tout viennois, tout voisins de Vienne, doit se dire souvent "Tiens si j'allais balader dans Leopold"

Alors venez promener avec moi, je partage quelques œuvres avec leurs cartels (en italique rouge)

D'abord des expressionnistes

ALBIN EGGER-LIENZ  Stribach près de Lienz, Tyrol 1868–1926 Santa Justina près de Bolzano, Italie  Trois moissonneurs (Version I), 1918 Huile sur toile Musée Leopold, Vienne.

ALBIN EGGER-LIENZ
Stribach bei Lienz/Tirol 1868-1926 St. Justina bei Bozen/Italien
Drei Schnitter (1. Fassung), 1918 Three Reapers (Version I)
Öl auf Leinwand Oil on canvas Leopold Museum, Wien | Vienna

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CARRY HAUSER Vienne 1895-1985 Rekawinkel/Basse-Autriche Double portrait, 1926 Huile sur toile | Oil on canvas Musée Leopold, Vienne | Vienna.

CARRY HAUSER Wien 1895-1985 Rekawinkel/Niederösterreich
Doppelbildnis, 1926 Double Portrait
Öl auf Leinwand | Oil on canvas Leopold Museum, Wien | Vienna

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Celui-là, expressionniste mais peut-être plus dans le style Art déco. Signé Viktor Franck, Demi-nu féminin, 1930.


VIKTOR PLANCKH
Troppau/Mähren [heute: Opava/Tschechien] 1904- 1941 Athen
Weiblicher Halbakt, 1930 Female Semi-Nude
Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Oesterreichische Nationalbank, Leihgabe im Leopold Museum | Oesterreichische Nationalbank, Loan at the Leopold Museum



RICHARD GERSTL, Smaragda Berg, 1906/07

RICHARD GERSTL
Wien 1883-1908 Wien
Smaragda Berg, 1906/07
Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Privatbesitz, Dauerleihe im Leopold Museum, Wien |
Private collection, permanent loan in the Leopold Museum, Vienna

Encore RICHARD GERSTL avec un autoportrait en demi-nu, 1902/04

RICHARD GERSTL
Wien 1883-1908 Wien
Selbstbildnis als Halbakt, 1902/04 Semi-Nude Self-Portrait
Öl auf Leinwand | Oil on canvas Leopold Museum, Wien | Vienna
M637

Quelques belles scultures.

Le superbe bronze "Cheval cabré" de  HERBERT BOECKL (+ d'infos sur le site clic)


HERBERT BOECKL
Klagenfurt 1894-1966 Wien
Springendes Pferd, 1929 Prancing Horse
Bronze
Leopold Museum, Wien | Vienna

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Buste de jeune homme de Wilhem Lehmbruck (+ d'infos sur le site clic)

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AUGUSTE RODIN
Paris 1840-1917 Meudon/Frankreich
Das ewige Idol, Entwurf 1893, Guss 1971 The Eternal Idol, Design 1893, cast 1971
Bronze
Leihgabe The Kasser Mochary Family Foundation, Montclair, New Jersey | Loaned by he Kasser Mochary Family Foundation, Montclair, New Jersey




AUGUSTE RODIN
Paris 1840-1917 Meudon/France
L'idole éternelle, esquisse de 1893, moulée en 1971
Bronze
Prêt de la Fondation de la famille Kasser Mochary, Montclair, New Jersey | Prêt de la Fondation de la famille Kasser Mochary, Montclair, New Jersey



Belle mise en valeur du buste en céramique de Richard Luksch ! Ce buste féminin captive par son expression : la femme semble écouter les deux délicates figures masculines nues qui lui murmurent à l'oreille.
RICHARD LUKSCH (Vienna 1872–1936 Hamburg)
Wiener Ziegelfabrik und Baugesellschaft
The Insinuation 1902/03 
Ceramic  (white glaze)

Et puis il y a Oscar KoKoschka !! 
Avec ce tableau dénonciateur "Annexation - Alice au pays des merveilles"


OSKAR KOKOSCHKA
Pöchlarn/Niederösterreich 1886-1980 Montreux/Schweiz
Anschluss - Alice im Wunderland, 1942
Annexation - Alice in Wonderland
Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Wiener Städtische Versicherung AG-
Vienna Insurance Group
Extrait du site du musée :
"Peinture allégorique, « Annexion – Alice au pays des merveilles » (1942). Faisant référence aux trois singes de la connaissance, qui refusent d'entendre, de parler et de voir, l'artiste représenta le ministre britannique des Affaires étrangères, Neville Chamberlain (1869-1940), casqué et moustachu, ainsi qu'un soldat du Troisième Reich et un évêque. Personnifications des trois grandes puissances – l'Angleterre, l'Allemagne nazie et la France – et des trois classes sociales – la société civile, l'armée et le clergé –, ces trois hommes symbolisent les principaux facteurs responsables du déclin de l'Europe. À droite, derrière les barbelés, on aperçoit Alice nue, nommée d'après l'héroïne du roman de Lewis Carroll (1832-1898), "Alice au pays des merveilles". Incarnant à la fois la « vérité » et « l'Autriche », Alice détourne le regard, Vienne s'embrasant derrière elle. L'œuvre représente la critique par Kokoschka de la politique d'apaisement menée par les Alliés face à l'invasion d'Adolf Hitler, et traduit visuellement le cri de protestation désespéré de l'artiste." 
(https://onlinecollection.leopoldmuseum.org/en/search/query=kokoschka&offset=0&limit=30&layout=default)
OSKAR KOKOSCHKA
Pöchlarn/Niederösterreich 1886-1980 Montreux/Schweiz
Selbstbildnis, eine Hand ans Gesicht gelegt, 1918/19
Self-Portrait, One Hand Touching the Face
Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Leopold Museum, Wien | Vienna



OSKAR KOKOSCHKA
Pöchlarn/Basse-Autriche 1886-1980 Montreux/Suisse
Autoportrait, une main posée sur le visage, 1918/19
Self-Portrait, One Hand Touching the Face
Huile sur toile | Oil on canvas
Musée Leopold, Vienne | Vienna


On peut voir Klimt, bien sûr. En voici juste quatre.

LA MORT ET LA VIE
Ce tableau de grand format, dont il existait une version antérieure, aborde le cycle de la vie humaine. L'allégorie de Klimt se compose de la personnification de la mort sur le côté gauche et du cycle de la vie en trois parties sur le côté droit, constitué d'une mère et de son enfant, d'une femme âgée et d'un couple d'amoureux. 

GUSTAV KLIMT Baumgarten bei Wien 1862-1918 Wien
Tod und Leben, 1. Fassung, 1910/11. Reproduktion aus: Die Kunst für Alle, Jg. 28, Heft 21, München 1913, 1913 Death and Life, 1st version, 1910/11. Reproduction from: Die Kunst für Alle, Vol. 28, no. 21, Munich 1913
Heliognoireg vir
Bibliosek, Lory Leopold Museums

Ces deux suivants, franchement il faut les voir sur place, les photos là j'avoue ça ne rend pas.
A gauche: Le grand peuplier II (Orage naissant), 1902/03 - A droite de la gauche: Un matin au bord de l'étang, 1889
GUSTAV KLIMT                                                                          GUSTAV KLIMT
Baumgarten bei Wien 1862-1918 Wien                                        Baumgarten bei Wien 1862-1918 Wien
Die große Pappel II (Aufsteigendes Gewitter), 1902/03                     Ein Morgen am Teiche, 1889 
The Large Poplar II (Gathering Storm)                                         A Morning by the Pond
Öl auf Leinwand | Oil on canvas                                                Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Leopold Museum, Wien | Vienna                                               Leopold Museum, Wien | Vienna









GUSTAV KLIMT
Baumgarten bei Wien 1842-1918 Wien
Dame mit Cape und Hut vor rotem Wintergrund, 1997/98
Lady with Cape and Hat on a Red Background
Olauf Leinwand all on canvas Klint-foundation, Wien Vienna


GUSTAV KLIMT
Baumgarten près de Vienne 1842-1918 Vienne
Dame à la cape et au chapeau sur fond rouge hivernal, 1997/98
Lady with Cape and Hat on a Red Background
Huile sur toile Fondation Klimt, Vienne






Voilà. J'espère que cela n'a pas été trop long et que parmi ces artistes vous avez pris plaisir à en voir ou revoir quelques uns. 

Et ? Et Schiele ?  Car notre ophtalmologue de renom et grand passionné d’art, entreprendra pendant près d’un demi-siècle une traque effrénée des œuvres de l’artiste avec un seul objectif en tête, lancer une carrière posthume à ce peintre trop longtemps incompris, rassemblant la collection de Schiele la plus importante au monde : ça vaut bien un article à part non ?

A + !

mercredi 1 avril 2026

TROIS JOURS A VIENNE (3) Hofburg vaut le détourg et Gastro viennoise (ambiguitas).

 Voilà, sortis du Palais de la Sécession hier après-midi, nous sommes allés détendre nos orteils à l'hôtel après ces quelques km viennois. Et puis sommes allés dîner autrichien.

Dîner dans un resto authentique autrichien, le Waldviertlerhof : schnitzel pour moi et goulash pour ma moitié. Je ne dirais pas que c'est bon, disons que c'est typique, mon ventre ne vous parlera pas autrichien (sauf s'il a des velléités de conter ses borborygmes) le schnitzel est un peu sec et ma moitié a passé la soirée entre les toilettes et le lit... (55 € avec une bière et une bouteille d'eau). Par contre le cadre est très typique, les serveurs également, très corrects, cependant ils doivent certainement ranger leur sourire et leur jovialité dans un tiroir avant de prendre leur service.

Ça me rappelle une villégiature près de Salzbourg chez l'habitant : à 30 ans, j'avais été terrifié par l'accueil glacial de l'hôtesse qui nous logeait ! Bref . Nous voulions du typique ? Ça vaut le détour.

La nuit passée, pas trop bien, 
QU'A CELA NE TIENNE !
A NOUS VIENNE !
Quelques petits pains et gateaux du petit dèj dans le sac et nous sommes reparti en vadrouille. 

Jour 2

Aujourd'hui nous filons direct au Palais Impérial: la Hofburg. 



En fait on pourrait plutôt parler de complexe de palais, je dirais personnellement "quartier palatial" : 2600 pièces réparties dans 18 "ailes". Rien que ça. Et puis il faut ajouter l'église, le centre équestre, etc... 

Dans tous ces bâtiments, il y a des musées, notamment les plus vus : le musée Sisi et les appartements royaux, dont je vous laisse quelques photos.

Sissi.

Le musée Sisi nous montre la vie quotidienne de l'impératrice. Tout le monde a en tête, tout au moins en France, Romy Schneider incarnant Sissi, qu'elle était belle ! qu'elle était sympathique ! Alors lorsque j'ai découvert la vraie Sisi, j'ai été déçu : Sisi était déjà moins jolie ! mais ce n'est pas grave, l'impératrice est présentée comme une personne obnubilée par son apparence, de sa beauté, de sa taille de guèpe, de ses cheveux longs d'1,70 m qu'elle faisait brosser pendant 3 heures tous les jours, loin de s'intéresser au peuple, elle fuyait toutes les cérémonies officielles parait-il. Bref pas l'aspect abordable, l'impératrice ! 

Soucieuse de sa forme physique, elle faisait du sport, musculation, ( ci-dessus, matériel de muscu dans ses appartements) mais aussi marche, équitation, etc. 

Les appartements royaux.

Les appartements sont tous, bien entendu, trés bien décorés, mais de pièces en pièces, on se lasse de regarder. D'ailleurs, je me demande comment ils pouvaient supporter ce rouge, ce blanc crème partout ! 





Loin d'être royaliste, je n'ai prêté que peu d'attention aux fonctions de chaque pièce. Par contre les tableaux immenses en jettent ! 

 L'empereur François et l'impératrice Caroline Auguste dans une calèche tirée par quatre chevaux lipizzans lors de leur sortie de la Hofburg. Peinture de Johann Peter Krafft. 1826-1830. 

Mais ce qu'il ne faut pas raté c'est la bibliothèque nationale et sa salle d'apparat. 


Photo du net

Ah ! mais je dois vous avouer qu'on a raté la visite ! Il fallait attendre. Nous avions trop faim ! 

Et sommes retourné vers l'hôtel pour trouver un bon petit resto, j'en profite pour vous montrer l'architecture caractéristique des immeubles de Vienne.


Nous avons trouvé le restaurant Haas Beisl conseillé par la charmante hôtesse d'accueil de l'hôtel, qui repartait le lendemain pour son pays natal le Portugal, on la sentait heureuse ! 
Alors, pour ne pas rester sur un mauvais souvenir, nous avons réitéré le repas qui nous avait déçu ailleurs, donc: Wiener rindsgulasch pour mon épouse et Wiener schnitzel von der kalbsschale pour moi !

Nous n'avons pas été déçus, pour le même niveau de prix que le Waldviertlerhof,  je vous recommande cette adresse !

La suite de la journée dans le prochain billet.

A + !