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mercredi 22 avril 2026

TROIS JOURS A VIENNE (5) Schiele & co

 Suite de la promenade dans le Leopold Museum, pour vous montrer de la peinture et des meubles.

On commence par Egon Schiele, dont Arthur Leopold aimait acquérir les tableaux. 

Schiele né en 1890, commence à être connu dès 1910, et reconnu comme « disciple doué » du « prince des peintres », Gustav Klimt. Sa réputation grandit jusqu'en 1918 date à laquelle il meurt de la grippe espagnole : courte carrière me direz-vous, certes, vous répondrais-je. Toujours est-il que, au fil du temps, l'intérêt pour ce peintre décroît. 

Pourtant notre ophtalmo Leopold ayant une bonne vision, passionné, eu l’intime conviction qu’Egon Schiele était un grand artiste, alors que personne ne s’intéresse plus à ce peintre dans les années 1950, "on pouvait le montrer autant qu’on voulait, les responsables du patrimoine s’en moquaient éperdument".  En 1952, la toile « Maison avec linge de couleurs, banlieue II » d'un riche industriel et ami d’Egon Schiele, Heinrich Böhler, est revendue au collectionneur à un prix dérisoire. Après ça, Rudolf Léopold entreprendra pendant près d’un demi-siècle une traque effrénée des œuvres de l’artiste pour finir par être le possesseur de la plus importante collection.

Au cas où le texte ci-contre vous intéresse, je l'ai traduit (pas moi mais Deepl) et collé en bas de l'article. Mais vous n'êtes pas obligés, non, non.

Par contre, regarder les tableaux ça, oui, visite agrémentée de quelques beaux ameublements de deux artistes Josef Hoffmann et Koloman Moser.

Le Croissant de maisons II 

EGON SCHIELE
Tulln/Niederösterreich 1890-1)18 Wien
Der Häuserbogen II (Inselstadt), 1915 Crescent of Houses II (Island Town)
Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Leopold Museum, Wien | Vienna


Fleurs stylisées sur fond décoratif 
EGON SCHIELE
Tulln/Niederösterreich 1890-1918 Wien
Stilisierte Blumen vor dekorativem Hintergrund, 1908
Stylized Flowers in Front of Decorative Background
Öl, Silber- und Goldbronzefarbe auf Leinwand Oil, silver and gold bronze on canvas
Leopold Museum, Wien | Vienna

JOSEF HOFFMANN
Pirnitz/Moravie [aujourd'hui : Brtnice/République tchèque] 1870-1956 Vienne
Ensemble de mobilier provenant de la chambre de la fille de l'industriel textile Max Biach, 1902
Selon le cartel:
Fauteuil :Bois de chêne, laqué, rembourrage avec un nouveau revêtement. 
Bureau: Bois de pin, laqué, métal blanc, nickelé.
Deux armoires: Bois de pin, laqué, marqueterie en bois d'érable, métal blanc, nickelé
Armoire à miroir: Bois de pin, laqué, métal blanc, nickelé, verre de miroir
Meuble de toilette: Bois de pin, laqué, métal blanc, nickelé, verre, verre de miroir, marbre
Penderie avec rideau (reconstruction): Bois de pin, laqué, métal blanc
Table: Bois de pin, laqué, métal blanc, nickelé, marbre
Lit (partiellement reconstitué): Bois de pin, laqué blanc, avec du linge de lit neuf
Rideau (réplique): Tissu  et Petite chaise: Bois de pin, laqué




Autoportraits

Personnellement, j'ai trouvé Schiele particulièrement ingrat avec son image. C'est vrai que sur la photo du haut,non seulement il n'inpire pas la sympathie, mais de plus, il n'a pas l'air d'un Apollon. Mais au delà des critères standards de la beauté, il est absolument magique ce coup de crayon, de pinceau minimisant les teintes et les détails: et pourtant tout y est. 










Et tout est exact, en témoigne le portrait que Max Oppenheimer avait fait de lui en 1910.

Re voici Josef Hoffmann avec son Fauteuil inclinable n° 670, dit « machine à s’asseoir », vers 1905. Bois courbé, hêtre (teinté acajou), assise, dossier et panneaux latéraux en contreplaqué, tige métallique, vis métalliques.

JOSEF HOFFMANN
(Pirnitz/Mähren [heute: Brtnice/Tschechien, Ausführung execution: Fa. Jacob & Josef Ko
Liegefauteuil Nr. 670, so genannte „Sitzmaschine", um 1905 
Fauteuil No. 670, so-called "sitting machine", c. 1905
Bugholz, Buchenholz (mahagonigebeizt), Sitzfläche, Rücken- lehne und Seitenteile aus Sperrholz, Metallstange, Metall- schrauben Beechwood, dark varnish, plywood seat, backrest and side panels, metal bar and metal screws
Leopold Museum, Wien | Vienna

 Les derniers tableaux que je voulais partager: Une femme allongée,
EGON SCHIELE Tulln/Niederösterreich 1890-1918 Wien
Liegende Frau, 1917 Reclining Woman
Öl auf Leinwand | Oil on canvas
Leopold Museum, Wien | Vienna

Portrait de Wally Neuzil (1912)


 Et un petit dernier : Le Parolier 
 

Extrait du cartel (traduction DeepL)

Dans cette œuvre, réalisée à coups de pinceau rapides et sans esquisse préalable, l’artiste se présente comme un « parolier » dans une posture extrêmement contorsionnée. Sa tête est inclinée de manière peu naturelle vers la gauche et partiellement entourée d’un espace blanc semblable à un auréole, tandis que ses yeux regardent sur le côté sous ses sourcils relevés, avec une expression sceptique. À l’exception d’une veste courte, qui se fond visuellement dans l’arrière-plan, il est nu et pâle. Seuls son pénis et son nombril, placé dans une position anatomiquement incorrecte mais orientant la composition axiale vers les mains, sont représentés d’un rouge éclatant. Conformément à la convention du format carré, Egon Schiele remplit la toile d’une corporéité brute, douloureuse et abjecte, exprimant avec vivacité la crise du sujet. Réalisé au début de l’année 1911, Lyricist a été présenté lors de la première exposition personnelle de Schiele à la Galerie Miethke de Vienne en avril de la même année et reproduit dans la publication qui l’accompagnait, accompagné d’un texte d’Albert Paris Gütersloh (1887-1973). 


Et également un dernier ameublement, non pas de notre Josef plus haut, mais de Koloman Moser, artiste lui aussi dans l'art nouveau: 
Ensemble de mobilier provenant du salon de l'appartement Eisler von Terramare, 1903, Bouleau suédois, ébène, bois de corail, nacre, ivoire, verre biseauté, métal.

Sinon, j'ai bien aimé l'ameublement de l'hôtel, le salon était très cozy !


A + !


Traduction du texte sur la photo de Schiele:
"Egon Schiele est né le 12 juin 1890 à Tulln, troisième enfant d'une famille de chef de gare. Après la mort prématurée de son père, emporté par la syphilis en 1904, son oncle Leopold Czihaczek devint son tuteur. Schiele a commencé à étudier la peinture à l'Académie de Vienne en 1906. Dès 1907, il a rencontré Gustav Klimt, de 28 ans son aîné, qui allait devenir son mentor. En 1909, Schiele a quitté l'Académie et a joué un rôle central dans la fondation du groupe « Neues Kunst», dont la première exposition s'est tenue au salon du marchand d'art Gustav Pisko. Grâce à cet événement et à ses présentations à l’International Kunstschau en 1909 et à la première exposition internationale de la chasse en 1910, il consolida sa réputation de « disciple doué » du « prince des peintres », Gustav Klimt.
L'année 1910 marqua également un tournant artistique radical pour Schiele, qui abandonna le Jugendstil de la Sécession pour se tourner vers son propre expressionnisme, capturant des sentiments expressifs sur la toile. Au cours des années suivantes, les œuvres de Schiele abordèrent la crise de l'individu (masculin) et les questions d'identité, de genre et de corporéité avec un radicalisme sans précédent. Son mécène, le critique et homme de réseau Arthur Roessler, lui a valu des critiques élogieuses et l’a mis en contact avec des collectionneurs durant cette période de grande productivité artistique. En 1911, Schiele a présenté sa première exposition solo à la célèbre galerie Miethke de Vienne. Il a rejoint le groupe d’artistes munichois Sema la même année. 

Avec sa muse et compagne Wally Neuzil, il s'installa à Krumau, en Bohême, où sa mère était née, avant de partir pour Neulengbach quelques mois plus tard. C'est là qu'il fut arrêté au printemps 1912, accusé d'abus sexuel sur mineur, et passa 24 jours en prison. Grâce au soutien de Klimt, il parvint à se refaire une place sur la scène viennoise après ce scandale – qui ne fut jamais complètement oublié malgré son acquittement – et devint membre de l'Association des artistes autrichiens en 1913.
En 1915, peu avant d’être appelé sous les drapeaux, il épousa Edith Harms, une jeune fille issue d’une famille de la classe moyenne. Pendant la guerre, sa productivité avait été réduite, mais 1918 marqua enfin sa grande percée. Encouragé par l'énorme succès de la 49e exposition de la Sécession viennoise au printemps 1918, où il avait vendu de nombreux tableaux, Schiele fonda la Nouvelle Sécession de Vienne, qui se dissout rapidement à la suite d'une scission. Le Sonderbund, pour lequel Schiele avait des projets d’exposition tout aussi ambitieux, fut fondé en septembre de la même année. Quelques semaines plus tard seulement, cependant, la grippe espagnole qui faisait rage allait contrecarrer tous ses projets : trois jours après sa femme Edith, alors enceinte, Egon Schiele mourut le 31 octobre 1918."

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