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mercredi 22 juillet 2026

DÉPAUSE & ROMANS DE GARE.

 Suite à la Pause entamée le 1er mai, voici la Dépause.

Absent pendant quelques temps  – en prison je suis enfin sorti libre – Non je rigole ! Pas de barreaux juste un embouteillage invraisemblable de choses chronophages à finir ! Une accumulation intenable de bazars de toutes sortes comme un montage à la Dubout. Bon non, pas d'incarcération mais, Philfff, qui rit encore à ce genre de blague ?

Des vieux ? Hum pas sûr... des beaufs ? Y a des chances, des vieux beaufs ? oui sûrement hou la la ! Philfff ! il va falloir que tu te corriges ! Pour une reprise, c'est un peu faible ! Déjà que tes enfants feignent de rire à tes blagues avec un regard qui en dit long sur la qualité de tes jeux de mots... Bref.

Après une belle pause, me voici plein d'allant pour reprendre le fil du blog, d'ailleurs soit dit en passant qui lit encore ce genre de blog ?

Des vieux ??? Hum pas sûr...etc.

Faudrait p'têt' se mettre sur Insta ou Tik Tok ou Snapchat ? Youtube ? Mais les « shorts » je ne sais pas faire, il me faut de la longueur, incompatibilité donc.

Allez ! suffit de se regarder le nombril ! Bloguons.


Pendant ma pause, j'ai lu pas mal mais j'ai aussi fait le tri dans ma liste de livres à lire dont la longueur m'amusait beaucoup et dont certains titres ne me disait plus rien du tout. J'ai viré les sagas, les histoires à tomes multiples et gros pavés, lesquelles je ne choisis que rarement, ma préférence allant vers les polars, SF et des petits bouquins, les histoires denses mais courtes. Ces derniers, je les affectionnent particulièrement.

Pourquoi lire des livres courts au lieu de pavés ou de sagas ? Suis-je pour ce goût un paresseux ?

Je ne sais pas vous mais moi, quand je traîne dans les librairies, je vois de plus en plus de sagas, de romans à plusieurs tomes. Beaucoup de séries de fantaisies. Force est d'en déduire que les auteurs (les éditeurs itou) ont trouvé le filon pour rallonger les histoires et multiplier par le fait l'achat de livres. Je déteste ça. En cuisine si vous rallongez la sauce, elle devient insipide, ben là c'est pareil.

A contrario, ma moitié adore ces longues sagas, genre « les sept sœurs » de Lucinda Riley. Elle en est grande consommatrice, souvent je lui demande Alors ? Et elle me répond « le premier tome promettait bien mais le second est décevant. » Et ça, ça me conforte dans ma détestation. Autre constatation qui m'énerve (enfin qui m 'énerve, non je ne suis pas le genre à m 'énerver avec mes deux de tension) qui me déplait profondément ce sont les réitérations exaspérantes des thèmes. Aussitôt que l'un entre eux a son petit succès (et une belle vente). Je m'explique : Prenez par exemple Le Tatoueur d'Auschwitz – Heather Morris (2018) 250 pages en Poche – très bon livre que j'ai adoré mais ne vlà t'y pas qu' à la suite on voit fleurir tout une série de romans à la rigueur historique plus ou moins respectée : voilà fleurissant sur le terreau fertile du premier, le "bien-nommé" genre « Holocaust fiction » Parce qu'il doit y avoir des gens qui se régale du genre.

Ceci dit, c'est vrai que les longs romans ne m'inspirent plus trop. Le dernier pavé que j'ai regardé ce doit être un pavé de bœuf mariné aux échalotes, c'est vous dire à quel point j'ai lâché les rênes du vorace bibliovore... que je n'ai jamais été.

Y a t-il un semblable dans la salle ? Levez le doigt !

Il y a surement un doigt levé quelque part qui aime lire les petits bouquins « bien foutus » avec leur style bien à eux, leur originalité et leur particularité décalée, bref quelque chose de pas long mais de savoureux. Vous allez me dire genre « romans de gare » oui pourquoi pas mais pas que, si l'histoire me plait. Et puis quelque fois ça plait moins, juste ce qu'il faut pour permettre de différencier le bon grain de l'ivresse comme disait Jésus en sirotant la Guinness offerte par Saint Patrick de retour de Dubh Linn. Les moins bons vous permettent de ronronner de plaisir à la lecture d'autres romans de gare ou autres chefs-d'œuvre  qui vous séduisent.

Alors voilà. Paresseux que je suis à entamer des sagas ou des pavés, je cherche dans les blogs mes petites lectures préférées pas épaisses. Oh combien de blogs de lectures peut-il y avoir ! On pense s'y perdre mais en fin de compte, les articles sont répétitifs, écartés ceux qui ne correspondent pas à mon simple critère : « pas épais » il ne reste plus grand chose, écartés souvent - mais pas toujours - ceux, provenant de blogs féminins moins attirants à mon goût, mon choix se réduit à presque rien. Alors ? Comment font les gens ? disait Olivia. Je me pose la question. 
Il  faudrait un blog juste pour, pour partager ces petites lectures, romans de gare et petites merveilles. Entre le roman de 300 pages et + et les recueils de nouvelles. Un blog de novellas, de romans courts. Oui c'est ça. Mais qui c'est qu'à ça.

Pfff je suis en train de remonter le curseur en haut de la page et je m'aperçois que je m'étale un peu trop.
Reste-t-il quelqu'un à lire ces dernières lignes ?
 À l’ère de l'éphémérité des choses, l'instantanéité de la communication, ça fait... baroque ? Tant pis. Je ne suis pas prêt à renoncer au temps de maturation de mes pensées, incompatible avec le rythme imposé par les flux des réseaux sociaux.

La dé-pause, c'est la re-prise quoi.
 À + !

vendredi 1 mai 2026

PAUSE.

 Pause du blog ! 

Une certaine forme de sagesse se reconnaît à la volonté de ne pas brusquer la durée, de ne pas se laisser bousculer par elle, pour augmenter notre capacité à accueillir l'événement. Nous avons nommé lenteur cette disponibilité de l'individu…

Pierre Sansot.


Le blog se met en pause un certain temps pour un temps incertain. Je ferme le pc. 

Je vous souhaite un beau 1er mai. Bises à toutes et à tous.


A + !

mercredi 16 juillet 2025

PAUSE

 
"Si une ville trépide, fulmine, présente chaque matin un nouveau visage, programme sans cesse des activités culturelles, si tour à tour elle se barricade puis se rend, puis reprend l'étendard de la révolte , vous n'échapperez pas à la surcharge d'évènements et vous y prendrez goût. Vous oublierez le temps délicieux où rien ne se passait, sinon une durée pure - pure parce que rien ne la troublait. Vous méconnaitrez peu à peu ce que veut dire pureté, poésie pure (à la limite du silence), politique pure (à la limite de l'impouvoir) …

Perdant la retenue qui faisait votre charme, quand des jeunes gens en colère défileront, quand des foules se porteront vers une salle de cinéma ou un musée, quand des foules se porteront vers un stade, vous leur crierez : 

"Attendez moi, je suis des vôtres. Je veux brailler avec vous. Je veux piétiner avec vous les parquets d'un musée" Ils vous entendront.

Sur le coup de 3 heures du matin, épuisé et ravi, vous aurez la faiblesse de prononcer "c'est dingue" car vous aurez rejoint la foule innombrable des mal-disants et vous vous sentirez bien au chaud au milieu de phrases convenues en ajoutant des "quelque part", des "revisiter"...
*
Alors il est temps de faire une pause. J'éteins les écrans. On se reparle fin Août ?

*Extrait de "Du Bon Usage
de la lenteur" de Pierre Sansot.