Ecrire à la main, ça a commencé ici (clic si vous voulez tout comprendre) sinon ça se peut se résumer à cela :
Newsweek écrit ceci il y a longtemps déjà : "Les scans du cerveau montrent que l'écriture engage plus de parties du cerveau que de taper. Bonus pour la stimulation cérébrale: il est plus facile de se rappeler quelque chose une fois qu'il est écrit sur un papier." donc je persiste et vous avec moi et je vous en remercie, à poursuivre ma quête et vous entrainer dans ce petit jeu. A ceux qui m'ont envoyé leur texte et à ceux qui me l'enverront par email (fan2lithium@gmail.com) j'aimerais les publier avec leur consentement, of course. Tout ceci restera anonyme (ou pas si vous le dites).
Et voilà.
Elle a récidivé.
Cela faisait si longtemps que je devais vous la montrer cette page, mais lent comme je suis, vous avez dû attendre. Mi scusi.
Et voilà, elle nous revient et comme précédemment, même façon de remplir rapidement l'espace. Il me semble qu'elle a clamé le poème devant la page blanche et les mots chantés en ce langage italien (Ah que j'aime entendre parler les italiens !) se sont placés sur le papier, bien ordonnés, structurés dirais-je même uniformément.
Je vais en faire autant tiens ! je vous clame mon texte. Oui ok sans le don de notre copista ni le talent du poète:
Et oui comme précédemment même façon de remplir l'espace pourquoi écrire petit quand on a une telle place n'est-ce pas
le papier est grand le papier sera rempli et c'est ça la plénitude de notre artiste on devine bien le caractère de celle-ci: plein
Plein je précise pour les lecteurs au delà de nos frontières que ce n'est pas plein dans le sens de saoul non non non notre scribe ne boit pas
ou très peu
ou alors périodiquement
ou bien que du bon Chianti
ou plutôt du Sciacchetrà
mais en fait j'en sais rien
pas dans le sens de saoul mais dans le sens de caractère entier
c'est à dire pas de place au compromis inutile le poème prend sa place dans la page et rien d'autre ne pourrait s'y glisser
Ce poème vous allez voir qu'il est lui-même dense, pas de décorum, bien structuré en trois parties que même sans traduction on devine à la forme des paragraphes (qui en fait n'existent pas) trois parties donc qui sont une la présentation de la chèvre deux le lien avec l'auteur et trois la finalité du récit.
Alors , pas réussi mon propos non ? vous avez raison : plutôt logorrhéique, certes.
Voilà pour la forme. Passons.
Je n'ai pas trouvé de livre me donnant une traduction "officielle" de La Capra alors en voici une du poème telle qu’on peut la trouver en ligne :
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**La Capra**
J'ai parlé à une chèvre.
Seule dans le pré, attachée,
repue d'herbe, trempée
par la pluie, elle bêlait.
Ce bêlement était comme une sœur
pour ma propre douleur. Et j'ai répondu, d'abord
par plaisanterie, puis parce que la douleur est éternelle,
qu'elle a une voix et qu'elle est immuable.
J'ai entendu cette voix
gémir dans la voix d'une chèvre solitaire.
Dans cette chèvre au visage sémitique,
j'ai entendu toutes les autres douleurs,
toutes les autres vies, se lamenter.
On les voit de suite ces trois parties :
1/ Umberto nous présente sa chèvre , elle bêle ? mais pourquoi puisqu'elle est repue d'herbe ? Elle bêle car elle est privée de liberté. Elle bêle, elle bêle. Alors elle mange. Par résilience.
2/ Ce cri amuse d'abord Umberto qui l'imite par jeu et puis, bêlement faisant, il y ressent de la compassion, s'aperçoit que c'est un cri d'une douleur. D'une douleur semblable à la sienne, immuable à tous : éternelle.
3/ Et il va jusqu'au bout Umberto: dans ce cri il n'y a pas qu'une seule douleur, non, il y comprend toutes les douleurs de toutes les autres vies : douleurs éternelles ET universelles.
Le poème date de 1909, Umberto Saba inclus à cette douleur universelle celle de la persécution des juifs à travers les âges :"cette chèvre au visage sémitique" car il faut savoir que sa mère était juive.
Voilà je ne vous embête pas plus ! vous êtes certainement plus calés (ées) que moi pour analyser un texte. Ah ! Quel plaisir de découvrir ce poème ! Je vais me renseigner sur un recueil d'Umberto Saba.
Merci !
Ce manuscrit est encore un beau cadeau,
Vous savez, comme tous ceux que l'on fait soi-même,
Un cadeau d'une belle valeur.
À + !
Traduction du poème dégotée par l'I.A. qui me précise "tirée de sources en ligne qui proposent le texte italien et sa traduction française côte à côte. (https://traduction24.com/umberto-saba-umberto-poli-la-capra/)" mais lorsque je veux aller sur le site, il apparait une fenêtre Erreur 403 Website Unavailable : The website you are trying to reach is unavailable due to security measures in place which restrict unauthorized access. Ce qui signifie, logiquement, que l'I.A. peut lire des sites inaccessibles au commun des utilisateurs du web…
Beau manuscrit ! L'italien est une belle langue chantante...difficile de se lamenter avec elle. Ce poème le montre avec brio (qui n'est pas d'origine italienne ;)
RépondreSupprimerBelle analyse aussi !
Bonne journée !
Anna
Tout à fait d'accord avec toi Anna, il est beau ce poème en manuscrit et tellement touchant. Bonne soirée !
SupprimerBonjour Phifff c'est un beau poème sur manuscrit vraiment très beau et bien écrit je te souhaite un bon jeudi et une bonne fin de semaine
RépondreSupprimerMerci Jean Marie ! oui bien écrit et bien choisi également !
SupprimerQue je l'aime cette chèvre italienne!
RépondreSupprimerCompassion. On s'y attache vite à cette chèvre attachée !
SupprimerCreo no haber leído nunca nada de Umberto Saba. Hay tantos escritores, tantas corrientes literarias, tantas épocas...que uno es muy limitado.
RépondreSupprimerMe hace pensar el poema en que el balido de una cabra, si es una cabra montés que anda y corretea libre por los riscos de las serranías, no puede ser como el de la oveja. Al fin y al cabo una cabra sueelta es libre, las ovejas son lo que son, individualidades en función del rebaño. Claro que acaso Saba habla de la cabra de redil, que las hay, pero para mí el sinónimo de libertad es el de la cabra pirenaica, por ejemplo. Dejemos ahora de lado la metáfora de rebaño aplicada a los grupos humanos; tal vez nos pondría de mal humor.
Salut!
Querido caminante:
SupprimerEs cierto que un rebaño de cabras retozando en la naturaleza es sinónimo de libertad, pero creo que un rebaño de cabras en un prado balando de la misma manera no se siente prisionero de una cuerda.
Umberto nos presenta a su cabra , que balaba porque estaba atada, privada de libertad. Y distingue en ese balido una diferencia fundamental: se trata de un grito de dolor, mientras que el rebaño no balido con esa intención.
(No, no he estudiado la lengua caprina en la universidad, es solo una sensación).
La metáfora está ahí, caminante, la metáfora está ahí.
¡Que pases una buena noche! Eres muy amable por visitar mi blog 😉.
Goedemorgen Philfff...
RépondreSupprimerik kom je even een heel mooi weekend toewensen...
Prettig weekend, Marlou
Fijn weekend, Marlou, en tot maandag!
RépondreSupprimerComo otro comentario, tampoco yo he leído nada del autor.
RépondreSupprimerMe ha gustado.
Gracias por darlo a conocer.
Un abrazo
¡Gracias por estas palabras que llegarán directamente al corazón de la autora del manuscrito!
SupprimerSaludos cordiales.
Bonjour
RépondreSupprimerJ'espère que comme nous ton week-end c'est bien passé et que tu vas bien ou pas plus mal.
Voila une nouvelle semaine qui commence, je te la souhaite agréable.
Bisous de nous deux.
Et oui une nouvelle semaine. Celle-ci commence avec le soleil mais finira encore avec la pluie... Je vais profiter de l'extérieur au maximum ! Merci pour ton passage Jacques !
Supprimerbonjour Phifff en passant hier nous avons eu un temps épouvantable de la pluie toute la journée le Garonne déborde sur Langon mais que d'eau, je te souhaite un bon Mercredi amitiés
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