lundi 3 mars 2014

L'oubli volontaire en Ligurie.

et Mme Péricand parvint à monter dans un train qui allait dans la direction de Nîmes…
Elle regarda encore une fois tout ce qu’elle emportait, « tout ce qu’elle avait sauvé ! » ses enfants, sa mallette. Elle toucha les bijoux et l’argent cousu sur sa poitrine. Oui, elle avait agi en ces moments terribles avec fermeté, courage et sang-froid. Elle n’avait pas perdu la tête ! Elle n’avait pas perdu… Elle poussa soudain un cri étranglé. Elle porta ses mains à son cou et se renversa en arrière, et sa gorge exhala un râle sourd comme si elle étouffait.
-Mon Dieu, Madame ! Madame se trouve mal ! s’exclama la nounou.
Mme Péricand, d’une voix éteinte, put enfin gémir :
-Nounou, ma pauvre Nounou, nous avons oublié…
-Mais quoi ? Quoi donc ?
- Nous avons oublié mon beau-père, dit Mme Péricand, fondant en larmes.
(Suite Française, Irène Némirovsky)

Oubli cocasse ou bien acte manqué freudien, pensais-je en lisant cette fin de chapitre.




Pour ma part,


Juste arrivé en Ligurie. 
Le  responsable d’une société « omet »  de me prévenir que tout est reporté d’une semaine…
Je devine, derrière cet oubli volontaire, l’immense joie que ma venue procure…

Juste arrivé en Ligurie
Donc pour ne rien y faire avant 6 jours,  
Je me sens un peu comme le beau-père de Mme Péricand !





« Quant au mois de mars, je le dis sans aucune arrière-pensée politique, ça m'étonnerait qu'il passe l'hiver »

à + !

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