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mercredi 25 mars 2026

TROIS JOURS A VIENNE (2) Un aprés-midi tranquille.

 Oui enfin, pas si tranquille que ça, nous avons quand même marché pas mal pour une première journée ! Aprés s'être reposés chez Aida (voir le précédent article clic). Nous avons continué notre marche vers la cathédrale Saint Etienne.

Elle est presqu'aussi blanche que Notre Dame à nous mais elle en impose avec ses toits aux tuiles vernissées: elle est superbe.

Construite au XIIéme siécle, elle a vécu une vie trépidante grâce aux incendies, aux Ottomans qui la bombardent en 1575, à Napoléon qui ne s'en prive pas non plus en 1809 et puis ça recommence en 1945. Aïe aïe aïe.



Pour l'anecdote, sachez que Wolfgang Amadeus Mozart s'y est marié avec Constance Weber en 1782.

Nous, n'étant pas invités au banquet, et vue l'heure tardive, nous avons trouvé un camion qui vendait des sandwiches aux saucisses, un food truck quoi. Bon sanwich, surprenant quand même ce pain beaucoup  plus court que la saucisse...

Ensuite visite de l'Opéra National de Vienne ! Dont vous avez déjà eu l'honneur et l'avantage de voir quelques photos dans le précédent article clic.

Et puis retour tranquille vers l'hôtel. Mais en s'arrêtant par le palais de la Sécession. 

Sur son fronton, sa devise : « Der Zeit ihre Kunst. Der Kunst ihre Freiheit » c'est à dire :: « À chaque époque son art, à chaque art sa liberté ». Mais avant d'y entrer, je dois vous préciser ce qu'est la Sécession viennoise (rassurez-vous, moi non plus je n'y connaissais rien avant de googler).

La Sécession viennoise c'est au départ "un groupe d'artistes rebelles envers la conception ancienne des arts" et devenu rapidement un courant artistique qui s'est épanoui en Autriche, plus particulièrement à Vienne, entre 1898 et 1910 et qui a marqué l'Art nouveau en peinture, sculpture, architecture et design décoratif. Elle s'apparente au Jugenstil en Allemagne. De grands artistes y ont adhéré tels que Anton Nowak, Max Lenz, Kolo Moser, Adolf Böhm, Gustav Klimt, etc (clic si vous voulez la liste)

← Photo de groupe des membres de la Sécession lors de la XIVe exposition, 1902. Photo de groupe des membres de la Sécession prise lors de la XIVe exposition, 1902. De gauche à droite, à l'arrière : Anton Nowak, Gustav Klimt, Adolf Böhm, Wilhelm List, Max Kurzweil, Leopold Stolba, Rudolf Bacher, au premier plan : Kolo Moser, Max Lenz, Ernst Stöhr, Emil Orlik, Carl Moll (Photo : Moriz Nähr, archives photographiques de la Bibliothèque nationale autrichienne)

Le bâtiment sert à des expositions temporaires mais abrite aussi d'autres permanentes, ainsi on peut admirer des œuvres ultra connues comme la Frise Beethoven de Klimt. Celui-ci créa cette frise pour la 14e exposition de la Sécession viennoise, conçue comme un hommage au compositeur Ludwig van Beethoven à l'occasion du 75e anniversaire de sa mort.

Elle représente la Neuvième Symphonie et couvre trois pans de mur d'une grande pièce blanche. Ce n'est pas une petite frise, non, les panneaux font plus de 2 m de large.

Bon.
Vous savez déjà combien je suis nul en art, mais en potassant un peu le sujet, j'ai pu saisir une explication qui me plait bien. Je ne dis pas que c'est la meilleure interprétation de la frise en rapport avec la sublime symphonie de Ludwig mais si cela vous intéresse j'ai mis des liens en bas de page. Egalement mon niveau en prise de photo n'étant pas terrible vous pourrez y trouver en même temps de meilleurs clichés.
De la juxtaposition entre les représentations klimtienne (le mot doit existé quelquepart) et les mouvements de la symphonie établie voilà la version, issue du web-journal Florilèges, que je vous propose:

Premier mouvement, panneau à gauche.
"L’aspiration au bonheur et aux désirs est représentée par des figures féminines flottant dans l’air. Elles ne touchent pas les forces hostiles qui sont au sol. Les femmes sont représentées de façon très longilignes, elles semblent apaisées et douces."

A gauche en haut, figures féminines flottantes. A droite le chavalier d'or.

Second mouvement.
"L’humanité, symbolisée par le couple à genoux et la femme derrière en prière, est représentée souffrante et suppliante. Elle implore le « chevalier d’or » en armure de s’engager dans la lutte pour le bonheur. L’homme se tient dos à l’humanité, l’épée pointée vers le sol, le regard au loin et les sourcils froncés. Il semble prêt à aider l’humanité dans cette quête du bonheur. Deux figures féminines s’inscrivent derrière lui, il s’agit de la compassion et de l’ambition."


Troisième mouvement.
"Trois belles gorgones coiffées de serpents soulignés d’or sont représentées au premier plan. Derrière elles, la maladie, la folie et la mort sont incarnées par trois autres femmes à l’allure terrifiante. La représentation de ces femmes maléfiques contraste avec les douces femmes du premier mouvement qui incarnent l’aspiration au bonheur et aux désirs. Leur père, Typhon, fils de Gaïa et de Tartare est un personnage malfaisant représenté sous la forme d’un singe. À la droite du primate, l’impudeur, la volupté et l’intempérance sont personnifiées sous les traits de trois femmes. Sur la droite de la composition, on peut voir une vieille femme nue, chétive, recroquevillée sur elle même sur un fond de serpent. Cette scène s’intitule Le souci qui ronge. "


"L’aspiration au bonheur trouve son apaisement dans la poésie, représentée dans la dernière scène de ce mouvement, forme d’art la plus importante selon Nietzsche avec la musique. Ici, elle est incarnée par la femme vêtue d’or et la musique est le thème de la frise."

Génie et Poésie

Quatrième mouvement !
" Il s’agit de l’Ode à la joie, quatrième composition de la Neuvième Symphonie de Beethoven. Le chœur est incarné par des femmes dans la frise de Klimt, alors que dans la symphonie de Beethoven ce sont des hommes qui composent le chœur. Dans l’œuvre de Klimt, le patriarcat est remplacé par le matriarcat. À droite du chœur, le chevalier enlace et embrasse une femme, on appelle cette scène Le baiser au monde entier. Le chevalier a laissé son armure d’or et se tient nu. Son dos n’est absolument pas réaliste anatomiquement. Il ondule en répondant aux rayons du soleil et aux formes du corps de la femme qu’il enlace. Il ne fait plus qu’un avec son environnement et la femme. En prenant de la distance sur cette représentation, nous pouvons également voir une forme phallique (l’homme et la femme enlacés ainsi que les rayons du soleil) qui est imbriquée dans une forme utérine (paysage à gauche et à droite des protagonistes ainsi que « les arches » vertes qui ferment l’espace). On retrouve donc l’idée d’une fusion des corps. Le chevalier n’a plus l’utilité ni le besoin de se défendre car il a trouvé le bonheur. Mission que lui avait confié l’humanité au début de la frise (premier mouvement). On peut se demander si l’homme ne trouve t-il pas une libération grâce à la femme ?"

Hymne à la joie

Le baiser au monde entier

Du palais de la récession, je ne parlerai que de la Frise. Mais il y aurait tant d'autres choses à montrer. Trop !

Après une petite pause à l'hôtel, nous sommes ressorti pour dîner, mais là vous en avez assez lu, vous saturez: on en reparlera !
A + !

Un podcast intéressant sur France musique.

mercredi 18 mars 2026

TROIS JOURS A VIENNE (1) S'imprégner de l'atmosphère de la ville.

C'était une escapade de cinq jours / quatre nuits, mais le premier c'est le voyage aller et le cinquième le voyage retour, donc restent plus que trois. Alors nous avons établi un programme, pour cette courte durée, assez complet nous pour dire au retour : ça c'est fait !

Arrivés la veille après-midi par avion, nous avons filé direction le centre ville de Vienne par train, il y a deux trains différents : le CAT ( rapide toutes les vingt minutes) et le normal S7 (toutes les trentes minutes), l'avantage du rapide n'est pas du tout extraordinaire, vous gagnerez à peine une dizaine de minutes mais le gap entre les deux tarifs est considérable : CAT : 15 €uros et pour le S7: 4,5 €.
Comme de juste, tout est fait pour que vous preniez le CAT: grandes affiches, indications claires et guichets très voyants. Pour la ligne S7, il faut chercher un peu, nous, nous avons pris les billets à l'aéroport, à un guichet à droite juste avant d'emprunter le petit tunnel qui relie l'aéroport à la gare, où deux sympathiques jeunes hommes nous ont renseignés pour l’heure du prochain, et quel quai. Voilà.

Ensuite petit trajet en métro, pour déposer les valises à l'hôtel, les guichets automatiques pour les tickets sont rouges, pas de traduction française, mais assez intuitifs pour ne pas se tromper. Notre hôtel n'étant pas dans le centre même, mais assez proche : Margaretenstraße (pour les non intiés comme moi le ß se prononce ss soit Margaretenstrasse).

mercredi 11 mars 2026

NOTRE DAME LA BRUNE

Ma moitié ayant un penchant certain pour les spas et la balnéothérapie, apprécie les escapades dans les centres des alentours. Moi-même, pas trop inspiré mais aimant néanmoins patauger, j'associe une visite à ces courts séjours (1 ou 2 nuits sur place) et la dernière en date était à Le Barroux. 

Image empruntée à https://www.ventouxprovence.fr/mont-ventoux-une-destination-a-decouvrir/les-11-villages-perches/le-village-du-barroux.html

Le Barroux est un sublime village pittoresque de Provence, plus précisément dans la campagne comtadine, il fait bon de s'y promener au calme à cette époque avant l'arrivée des touristes - enfin, je veux dire des autres touristes. 

En haut du village comme vous l'avez vu, il y a un château, on l'appelle très originalement du nom éponyme de château du Barroux.

Vue du village depuis le château.



L'histoire du château est à rebondissements comme bon nombre de ces constructions de défense massives dont les origines se perdent au fin fond des temps. 


Je ne vais pas vous énumérer les périodes fastes auxquelles font  suite celles de désolation, pour ne pas dire démolition mais si cela vous intéresse voici un lien: Provenceguide

Je vais juste vous laisser quelques images.




L'intérieur est toujours en réfection mais beaucoup de pièces sont déjà restaurées, la visite n'apporte pas grand chose car elles sont très peu meublées. A voir tout de même une fabuleuse expo de fossiles. 
Egalement, les propriètaires qui restaurent eux-même ont créé une distillerie de whisky à base de petit épeautre. Elle est visitable mais nous n'y sommes pas allés.

Voilà. Ah mais non. Pas voilà tout de suite car je ne m'appellerai pas Philfff si je n'avais pas remarqué quelque chose de remarquable à partager ! 

La Chapelle Notre-Dame-La-Brune.

Pourquoi donc nommer La brune, Notre Dame ? Y aurait-il une Notre Dame La blonde, certainement pas. Il s'agit, et vous l'avez deviné, d'une vierge noire. 

La chapelle est un exemple rare des chapelles provençales édifiées pendant les guerres de religion et dédiées à une vierge noire miraculeuse. Une légende datée de 1563 conte l’histoire d’une statue de vierge noire jetée au feu par des Protestants et miraculeusement épargnée.

La chapelle est accollée au château. On peut en voir l'intérieur depuis une porte sans pouvoir entrer pour la simple et désolante raison c'est que ça s'effondre de partout !



 La chapelle renferme des peintures murales, classées depuis 1963, qui ont été réalisées entre les XVII et XIX s. et qui représentent (ou représentaient ?) notamment des scènes de la vie de la Vierge. 

Les propriétaires ont lancés des actions pour réunir des fonds pour sa restauration:

https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/chateau-du-barroux/102470

https://www.chateaudubarroux.fr/la-chapelle-notre-dame-la-brune/

A + !

mercredi 4 mars 2026

L' ANECDOTE. LA RAISON DU PLUS FAIBLE.

  L'anecdote. Au cours d'une visite, d'un voyage, dans un livre, un film il y a toujours quelque chose qui saute aux yeux, un petit quelque chose que l'on pourrait qualifier d'anodin mais qui vous interpelle, un détail, une peinture, un parfum, que sais-je, anecdotique certes, mais qui restera un point d'ancrage dans votre mémoire en rapport avec le lieu, le livre, le film...Ici c'est une photo, une citation dans une expo tout en haut du Mont Ventoux qui m'a interpelée.


Oui oh là ! ça va ça va ! je le sais que la photo est floue ! Désolé j'ai pas fait exprès ! Voici le texte:

- Selon Darwin la loi du plus fort serait le moteur de l'évolution. Nous vivrions alors dans une nature cruelle mut par le seul instinct de survie de l'espèce et de l'individu. Plaisons nous à croire un instant qu'il en fut autrement et qu'une raison du plus faible existe...

Tout au long de l'histoire de la vie sur terre, la ou les plus gros et les plus forts n'ont pus sa résister ... Ce sont souvent les créatures les plus humbles qui ont survécu. C'est aussi parmi les plus faibles que sont nées les plus belles histoires de solidarité. Et c'est enfin chez les plus vulnérables que l'ingéniosité adaptative a développé ses plus grandes inventions - 
La raison du plus faible 
Jean-Marie Pelt

 Certes, selon vos goûts et passions, vous allez me dire "intéressant ! " ou bien "ok d'accord, y a pas de quoi en faire un fromage" Et bien personnellement, ce passage d'un livre a toqué à ma petite tête surtout "les plus faibles que sont nées les plus belles histoires de solidarité.et "les plus vulnérables que l'ingéniosité adaptative a développé ses plus grandes inventionsA partir de là, je me suis dis, il faut que je lise un peu cet auteur, et chemin faisant, me suis décidé à partager quelques extraits avec vous.

Jean-Marie Pelt a écrit trois volumes, une trilogie : La Loi de la jungle, La Solidarité et La Raison du plus faible, pour but de montrer que la nature ne se réduit pas au règne des plus forts comme le sous-entend Mr Darwin, il met aussi en œuvre des mécanismes d'inhibition de l'agressivité, de coopération et de solidarité. Bref, ce n'est pas passionnant en soi, mais il suffit d'ouvrir le dernier volume "La Raison du plus faible" et vous voilà captivé par les exemples multiples expliqués par l'auteur où le fort est, au mieux, allié au faible, et même en symbiose, au pire (pour lui) tributaire de ce dernier. De la bactérie originelle jusqu' à l'homme, tous les règnes y passent.

On connait tous la fable du chêne et du roseau (clic) le faible se plie et résiste au vent tandis que le fort... Je vais vous citer trois exemples assez originaux, pas plus, pour ne pas vous lasser, lus dans ce livre.

L'exemple du champignon.

Lorsqu'on retourne le sol, on peut voir ces filaments blanchâtres qui sont en fait des réseaux micellaires. Certains de ces champignons pour exister ont une fonction indispensable au chêne vert : ils puisent la nourriture carbonée dans les racines des arbousiers, arbustes caractéristiques du maquis corse. Celui-ci se trouve alors défavorisé au profit du chêne, et l'on passe du maquis à la forêt. Les champignons alimentent si généreusement les chênes verts que ceux-ci finissent par prendre la place des arbousiers.

Assistance mutuelle entre faible et fort mais au détriment de l'arbousier ! Cruelle nature.

Plus cruelle encore ici les mouches minuscules de la famille des Cécidomyidés (Cécidomyidés: ne cherchez pas à comprendre, c'est juste décoratif)

Ces mouches s'attaquent aux champignons, et non l'inverse, comme le ferait croire le nom de l'amanite tue-mouches qui, en réalité, n'en tue aucune. Ces mouches ont deux modes de vie différents : elles sont capables de se reproduire sexuellement, comme tout un chacun, en formant des œufs; mais d'autres ne suivent pas ce processus habituel : elles ignorent la sexualité. Ces femelles ne pondent pas d'œufs mais transforment des cellules de leur abdomen en embryons qui se développent à l'intérieur du corps de la mère, trop jeune pour avoir formé un utérus, et donc incapable de les nourrir. Aussi, pour assurer leur croissance, dévorent-ils les entrailles de leur génitrice jusqu'à la vider de toute substance. Lorsqu'ils naissent, quelques jours plus tard, après avoir envahi le corps de la malheureuse, il ne reste d'elle, leur unique parent, que l'enveloppe chitineuse, ce squelette externe léger propre aux insectes et si différent de la lourde charpente des vertébrés. Car les insectes ont leur corps dans leur squelette quand les vertébrés ont leur squelette dans leur corps…

Troisième et dernier extrait de ce petit trésor de vulgarisation bio. Celui-ci plaira à tous j'en suis sûr:

L'exemple du calamar hawaïen au clair de lune.
C'est l'histoire d'un calamar hawaïen nocturne: il redoute la lumière du jour pendant lequel il se cache sous le sable. La nuit, monsieur calamar remonte à la surface pour trouver sa nourriture, montée périlleuse pour lui car en se déplaçant à la surface de l'eau, au clair de lune, il projette sur le fond une ombre qui permet à ses prédateurs nageant sous lui de le repérer et de le happer. Le calamar a donc trouvé une parade à cette menace. Il s'est transformé en émetteur légèrement lumineux produisant une lueur diffuse qui se confond avec les reflets de la lune sur l'eau. Impossible dès lors de le repérer et de l'attaquer : il est devenu invisible. Pour produire sa lumière, le calamar a besoin de l'aide d'une bactérie appropriée : Vibrio fischeri, Les vibrions, comme leur nom l'indique, « vibrionnent », affectant la forme d'une virgule. Les jeunes calamars viennent au monde sans leurs vibrions symbiotiques. des processus d'attraction chimique attirent les vibrions vers le calamar qui leur réserve un organe ad hoc. Les vibrions se dirigent vers cet organe spécialisé, s'y introduisent, perdent leur flagelle, s'immobilisent, réduisent leur taille et commencent à émettre une lumière qui se confond avec l'éclat de la lune. Voilà le calamar camouflé et les vibrions à l'abri à l'intérieur d'un hôte qui leur assure protection et nourriture. 


Jean-Marie Pelt montre que, dans la nature, la loi du plus fort n’est pas la règle dominante.
À travers de nombreux exemples tirés de la biologie et de l’écologie, il explique que la coopération, la solidarité et l’équilibre sont souvent plus efficaces que la compétition pure.

En dernière partie, il parle de l'homme et compare un "fort" l'éblouissant Napoléon qui voulut conquérir l'Europe par la force mais au final échoua et un "faible" le mal connu Robert Schuman à l'origine de la construction européenne par son discours historique du 9 mai 1950. 

Mais le monde ne reconnaît pas que la force morale. Il aime les héros, auraient-ils couché des millions de morts sur les champs de bataille. En France, Napoléon est de ceux-là tandis que le discret Robert Schuman n'occupe qu'un très humble strapontin dans la considération de nos concitoyens...

Voilà ! J'avais à cour de parler de ce livre avec vous mais je ne vous en tartine pas davantage ! 

À  + !

ADDENDUM.
Suite aux commentaires avisés concernant la justesse du texte inscrit sur la pancarte, je rajoute cette correction. Ce texte, je l'ai cherché dans le livre (numérique) de J-M Pelt sans le trouver, et ça me tracassait un peu. J'ai donc cherché sa provenance sur le net et j'ai trouvé. Il s'agit d'une "adaptation" très approximative de la quatrième de couverture: 

Alors que l'on s'apprête à célébrer en 2009 le cent cinquantième anniversaire de la théorie de l'évolution fondée par Darwin dans L'Origine des espèces, ce nouvel essai de Jean-Marie Pelt s'emploie à récuser la fameuse " loi de la jungle " qui, dans une nature réputée " cruelle ", serait le seul moteur de l'évolution. Il montre qu'il existe une raison du plus faible : tout au long de l'histoire de la vie sur terre, des premières bactéries jusqu'à l'homme, là où les plus gros et les plus forts n'ont pas su résister aux grands cataclysmes et aux changements climatiques, ce sont souvent les créatures les plus humbles qui ont survécu. C'est aussi parmi les plus faibles que sont nées les plus belles histoires de solidarité, par la symbiose. C'est enfin chez les plus vulnérables que l'ingéniosité adaptative a développé ses plus belles inventions. Notre société humaine, livrée à un esprit de compétition exacerbé, où les " tueurs " de la guerre économique sont venus renforcer les rangs des guerriers dans la lutte pour le " toujours plus ", est promise aux mêmes cataclysmes, financiers ou nucléaires, si elle n'entend pas cette leçon de la nature qui fait de l'égoïsme la maladie mortelle des plus forts et de la solidarité la force indéfectible des faibles. Dans cet ouvrage fourmillant d'anecdotes puisées au cœur du monde végétal et animal, Jean-Marie Pelt s'en donne à cœur joie pour nous raconter l'extraordinaire énergie des petits, réputés faibles...
(https://www.fayard.fr/livre/la-raison-du-plus-faible-9782213636863/)

Ou dans la version poche:

Plus de cent cinquante ans après la publication du célèbre ouvrage de Darwin, De l'origine

des espèces, Jean-Marie Pelt s'emploie à récuser la fameuse « loi de la jungle » qui, dans une nature réputée « cruelle », serait le seul moteur de l'évolution.
Il existe bien une raison du plus faible: tout au long de l'histoire de la vie sur Terre, des premières bactéries jusqu'à l'homme, là où les plus gros n'ont pas su résister aux cataclysmes et aux changements climatiques, ce sont souvent les créatures les plus humbles qui ont survécu. Notre société humaine, dans laquelle règne un esprit de compétition exacerbé, court à la catastrophe si elle n'entend pas cette leçon de la nature qui fait de l'égoïsme la maladie mortelle des puissants et de la solidarité la force des faibles.
Un ouvrage fourmillant d'anecdotes puisées au cœur du monde végétal et animal.
(https://www.cultura.com/p-la-raison-du-plus-faible-9782253129745.html?mkpOffer=disabled)


Voilà donc la loi de la jungle transformée empiriquement en loi du plus fort et le sens du texte en est erroné. Merci à Siu et à LGDA.