jeudi 23 juin 2016

Taxi Téhéran تهران تاکسی

L’embargo envers l’Iran a prit fin ce début d’année 2016, et c’est pour moi une chance de pouvoir mettre les pieds et de rencontrer des Perses, dans ce pays qui m’a toujours fait rêver. Bien sûr, toujours de passage, je ne pouvais y faire du tourisme, mais bon, entre deux rendez-vous, je profiterais bien de quelques heures pour y voir quelque chose…
Arrivé à Téhéran de nuit, mes premières impressions de la ville ne sont plutôt pas très riches, mise à part le fait qu’à 3 heures du mat, la circulation semble encore très dense et donc promet aux heures du jour !!

Dès le lendemain, je profite donc des trajets en taxi pour « voir un peu » à quoi ressemble la ville.

Le drapeau s’affiche partout; D’aprés WIKI pour les auteurs de cet emblème, sa forme générale rappelle la tulipe, symbole des martyrs, utilisé pour rappeler les gens morts pour l'Iran. En effet, une croyance ancienne veut que, quand un homme meurt pour la patrie, une tulipe pousse à l'endroit où il est enterré (je n'ose pas imaginer si telle légende existée aux Pays-Bas...). L'emblème a été conçu par Hamid Nadimi et a été officiellement approuvé par l'ayatollah Khomeini le 9 mai 1980. Je sais vous vous en battez l'oeil mais bon...
L'expression stylisée en coufique Allah akbar apparait onze fois en haut et onze fois en bas du bandeau blanc, symbolisant le 22 bahman du calendrier persan, le11 février du calendrier grégorien, le jour de la victoire de la révolution, ça c'est plus intéressant déjà.



Comme on peut se l’imaginer la circulation est difficile mais ce n’est pas Le Caire, les conducteurs respectent le code.. ; Je suis impressionné par le nombre de 405 Peugeot ici !! je pense que c’est le modèle le plus courant roulant.



La cathédrale Saint-Sarkis (Serge en Arménien)



Si 99% des Iraniens sont musulmans, les arméniens iraniens sont la plus importante minorité religieuse du pays. Avec 20.000 chaldéens et syriaques plus quelques catholiques et évangéliques, ils forment la communauté des Iraniens chrétiens qui élisent 3 députés au parlement. Les juifs et les zoroastriens ont le même statut de minorité religieuse et ont droit à un député chacun. Ce statut de minorité religieuse est inscrit dans la constitution iranienne. (extrait de http://claudevanengeland.blogspot.ch/2014/10/choses-vues-et-entendues-teheran.html , un article intéressant que je vous invite à lire jusqu'au bout.)



Au centre de l’avenue Azadi : la tour Azadi, qui veut dire Liberté. Construite en 1971 pour la commémoration du 2500e anniversaire de l'Empire perse, elle s'appelait à l'origine la tour Shahyad, ce qui signifie "mémoire des Rois", (mon chauffeur me dit que le Shah qui avait commandé cette tour a dépenser beaucoup, beaucoup trop d'argent pour cette commemoration et que c'est la goutte qui a fait débordé le vase, provocant la révolution... mais ces propos n'engage que lui, je suis nul en Histoire Perse...) Elle a été renommée Azadi à la Révolution de 1979. Conçue par l'architecte Hossein Amanat, la tour Azadi marie les styles architecturaux Sassanides et islamiques. 45m de haut et est entièrement recouverte de quelques 25.000 plaques de marbre blanc d'Ispahan. Un musée et quelques fontaines se trouvent sous la tour, située sur la place Azadi qui possède une superficie de 50.000 m². info Wikipédia

Ouhaouu ! j'ai bien réussi ma photo là !



Arrivés à cette tour, nous avons déjà passé le sud de la ville, plus proche des zones industrielles, proche aussi du désert Dasht-e-Kavir au climat chaud et aride.
Dans une ville de plus de 8 millions d’habitants (15 dans toute l’agglomération) et qui compte environ 4 millions de voitures et 2,5 millions de deux-roues à moteurs, dont une bonne partie hors d’âge, ça fume pas mal !!!



Passé le sud donc, nous nous rapprochons de la chaine de montagnes Elbourz, plus en altitude (1300 m) et donc moins sujet à la pollution et au sable du désert. Voici un panorama de la chambre de l’hôtel

cliquez pour mieux la voir








Mais ne trainons pas, il est midi,

j’ai quelques heures devant moi, un petit en-cas vite fait 

- c’est le ramadan mais le resto de l’hôtel reste ouvert pour les clients étrangers – 











et hop ! mon taxi,  Reza, m’emmène au Musée national d’Iran.

Pour me faire plaisir, j'ai droit à Joe Dassin ! Ah Reza ! quel type sympa ;) A-t-on déjà vu un chauffeur de taxi qui fait un détour pour vous offrir les meilleurs gateaux de la ville ? eh bien voilà, il n'y en a qu'un: c'est Reza ! 

Voilà c’est tout pour le moment, une dernière image : Dans le parc à l'entrée du musée, deux employés municipaux de Téhéran : apparemment aussi énergiques que les nôtres ;))

A + !

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