Quelques autres intérieurs à vous montrer :
la Cathédrale St Isaac, et la forteresse Pierre et Paul.
Oui je sais, j’avais parlé précédemment du Palais de Peterhof, de
celui de Youssoupov, de l’église St Sauveur du sang versé, etc, etc. mais l’ampleur
de la tâche est immense et j’y passerais le reste de l’année et déjà les
congés sont terminés,les missions repartent et d'autres passages à partager : il va falloir suivre le rythme, alors adieu St Pé !
Après un passage dans la Cathédrale de Kasan dans
laquelle la déco et la file de gens qui attendent pour pouvoir embrasser et
prier devant l’icone m’ont bien impressionné,
après ce passage donc, nous allons dans
une encore plus impressionnante cathédrale.
Face à la statue d’ Alexandre 1er, (je dis bien : face, car derrière c'est le parlement) l’auteur
de la commande, se dresse celle-ci :
A voir la maquette de la construction, ça n’a l’air
de rien mais dès qu’on sait qu’elle est la troisième Cathédrale d’Europe après celles
de Saint-Pierre à Rome et de St Paul à Londres, on y regarde de plus près.
Je laisse l’extérieur de la construction pour une autre
fois, juste vous préciser l’extraordinaire défi de l’époque (1855) pour ériger
une masse de 300 000 tonnes sur un terrain marécageux...
L’intérieur est splendide. Lapis-lazuli, Lazulites, granit,
marbre, malachite et autre nobles materiaux se disputent la décoration.
Sous la magnifique coupole culmine a plus de 100 métres au
milieu des superbes peintures une colombe blanche attire l’œil, sachez qu’elle
a une envergure de plus de 3 métres !
Autre intérieur, autre atmosphére : la cathedrale de
la forteresse Pierre et Paul. Très belle décoration encore ici, outre la masse grouillante de touristes, l’espace est « encombré » de nombreux tombeaux : les membres de la famille impériale de Russie. Tous les Romanov et leurs descendants ont droit à être inhumés ici.
À droite se trouve le tombeau d'Alexandre II de Russie enjaspevert de l'Altaïet à droite le tombeau de l'impératrice Marie de Hesse (Maria Alexandrovna), enrhodoniterose de l'Oural. Les cercueils sont déposés sous les tombeaux et non à l'intérieur.
Ici la derniére
famille Romanov ayant régné et donc la fin fut tellement tragique !
Et je terminerais
avec une derniére superbe salle du palais Catherine ou palais de Tsarskoïe
Selo.
Le prochain billet sera rempli d’extérieurs de ces palais !
à + !
Coincés entre la mission en
Iran et celle de Sicile, nous avions prévu un grand week end culturel à St
Pétersbourg. C'était aussi l'époque des nuits blanches et la fête des voiles rouges, c'est vous dire que nous étions loin d'être seuls !
Qui dit culturel dit musées,
églises, châteaux, parcs et jardins, palais, et aussi ballet. Tout ça compacté en 5 jours, voyages inclus, ce fut assez dense mais nous sommes loin de le
regretter ! Saint Pétersbourg est une ville extraordinaire ou j’avais déjà
fait un passage en voiture ici, et un autre à pied là.
La quantité de choses à visiter est
tellement vaste ! Une infime partie
nous avons vue et voici partagée : une infime partie de l’infime partie.
Pour parler
« imagé » pour moi, les gros morceaux de ce gâteau historique et culturel
qu’est St Pét sont l’Hermitage, le Palais de Peterhof, le Palais Youssoupov,
L’église St Sauveur du sang versé, la « Cathédrale » St Isaac, le
Palais la Cathédrale Notre Dame de Kazan, le Palais Catherine, (appelé souvent
aussi palais de Tsarskoïe Selo), la Forteresse Pierre et Paul, le Musée Russe.
Mais bon il y en a tellement
d’autres que ma liste est très arbitraire et ne saurait se substituer à la
propre opinion de chacun.
Commençons par le début,
l’incontournable complexe de l’Ermitage. De gauche à droite le théâtre de l’Ermitage, le Vieil Ermitage,
le Petit Ermitage, le palais d’Hiver (le Nouvel Ermitage, situé derrière le
Vieil Ermitage n’est pas visible) ;
l'entrée se fait par le Théâtre.
L’intérieur des palais est
extraordinairement… chargé ! De l’or partout le style rococo jusqu’ à
saturation du regard, tout dans ce décorum est embelli à l’extrême, une visite
juste pour ces intérieurs vaut la peine.
La salle des portraits
Bien sûr, le musée avec ses 3 millions d’objets collectionnés vaut aussi le détour.
L’horloge de paon, dans
le petit Hermitage, sur une colonnade de marbre et orné de
lustres en cristal, est une merveille unique de l'Ermitage.
Il s'agit en fait,
d'une grande horloge automatique animé par trois animaux mécaniques en taille
réelle enfermés dans une cage de cristal, dorée et ornées de pierres
précieuses.
Cette horloge a été
imaginée et construite par James Cox vers 1775 au Royaume-Uni et achetée pour
Catherine II en 1781 par le Prince Grigori Potemkine, l'un des favoris de
Catherine II. Démontée pour le transport, apparemment personne ne sut la remonter correctement.
Son mécanisme fonctionnera que quelque huit ou neuf après son acquisition ;
Voici une video:
Et toujours partout des lustres extraordinaires et des des sols non moins
étonnants, à l’instar de cette mosaïque romaine, copie du sol
se trouvant au Vatican avec une tête de Méduse au centre.
La grande Catherine fut si impressionnée par les gravures de fresques de
Raphaël au Vatican qu'en 1787, elle a commandé à Giacomo Quarenghi la création d'une
copie d'une galerie du Vatican, connue comme la Loggia de Raphaël.
Parmi les autres objets exposés actuellement (40000 sur les 3 millions) outre la collection d'icônes religieux, les
plus connus que j’ai pu voir sont ceux-ci :
La Madone Litta 1490
La Madone Benois
Les deux De Vinci peints, l’un au début de sa carrière d’artiste et l’autre
vers la fin. L’évolution est d’ailleurs frappante nous dit la guide, n’étant
pas peintre moi-même j’ai du mal à percevoir le côté frappant de l’évolution
mais c’est vrai que (à gauche) dans le dernier Marie est beaucoup plus soignée et l’enfant
mieux proportionné.
Ah Rembrandt ! Qui ne connait pas Le retour du fils prodigue, que voilà. Toute l’histoire
et une très belle description dans le lien ICI .
Une micro mosaïque signée Giacomo Raffaelli, « Temple à Tivoli »
La guide explique ces mosaïques, si fines que l’on croirait des peintures !
Elles étaient constituées à l’envers, afin de pouvoir couler le
« ciment » pour le jointement des pièces. Si bien que l’on ne
découvrait le tableau qu’à la fin et donc aussi les imperfections : ici en
voici une belle ! cherchez un peu…
Et oui ! L’homme en uniforme, bien qu’il nous tourne le dos a le pied
gauche complètement retourné à l’envers comme si il était face à nous ! Fallait
pas être distrait Raffaëlli ! Ce tableau moins connu, a la particularité d’avoir sa petite histoire originale : d’après la guide, un riche homme de Russie avait
commandé à l’artiste une œuvre représentant la vie d’une ferme. Mais la vision bucolique de ce monsieur, était loin de la
réalité et, quand le tableau fut livré, le commandeur refusa la commande, outré
de voir une vache urinant à grands jets !!! (Ah mon dieu que la campagne est
répugnante !)
Parlons un peu technique ici, tout du moins son effet car la maitrise de cette technique je ne connais que Michelaise qui aurait pu si bien nous l’expliquer.
Alors regardez ce tableau: Il s’agit de « L’Arrivée
de l'ambassadeur de France à Venise »de Giovanni Antonio Canal dit Canaletto. Lorsque vous êtes à sa droite : la palais rempli les deux tiers dans le cadre.
Maintenant si vous vous tenez à sa gauche !!! juste un petit quart
est concédé au même palais !
Photo piquée sur https://oliaklodvenitiens.wordpress.com/2013/09/17/antonio-canal-au-musee-de-lhermitage/
étonnant non ? moi j’en suis tout espanté:/
Voilà donc un bref passage dans une foule d'oeuvres d'art,
et j'en termine pour l'Ermitage avec la magnifique chapelle. A + !