- Hé marche à droite Phil ! Tu sais que j'aime être toujours de ce coté !
- Comme tu veux ...
- Je ne sais pas pourquoi. L'habitude... Alors, raconte ce feu arrière ? T'avait pas les yeux en face des trous ou quoi ?
- Mais non René ! Je te dis que c'est un caddie !
- Ah ah c'est vrai ! les caddies ça ne respecte pas le code de la route..;
- Rahh… laisse moi te raconter. On était sur une place là-bas aux Pennes, là ou est le parking du radiologue - pour ma femme - Je l'attendais en bouquinant dans la voiture et soudain j'ai entendu un grand bing !
- Tu n'avais pas mis le frein à main…
- Mais si René ! Attends. J'étais arrêté et garé ! En sortant de la voiture j'ai vu ce caddie derrière contre mon feu droit: le coin du caddie l'avait explosé ! Dedans il y avait des pelles des balais, un bidon d'essence, une tronçonneuse et je ne sais quoi encore. Mais chose bizarre : il y avait personne. J'ai fait le tour de la place: dé - gun, comme tu dis. Sauf un jeune qui, sorti très vite d'un entrepôt, s'éloignait avec un balai.
Ni une ni deux je fonce vers l'entrepôt, dedans, je remarque un autre caddie et plus loin des bureaux avec une femme; je lui explique mon souci. Elle appelle le "Patron" .
- Regarde Phil, les amandiers sont bien chargés au bout là-bas.
- Oui. Bon je continue ou pas ?
- Vas-y
-Ce monsieur arrive, je lui explique l'accident. Lui me dit " Ah mais un caddie, quel caddie ? Je n'ai pas de caddie moi ! "
Ça commençait bien ! Je lui demande de me suivre que je lui montre. On sort de son entrepôt et je lui indique à 100 mètres ce caddie derrière ma voiture, et rebelote:
"Mais c'est à qui ce caddie ? il est pas à moi ce caddie pardi ! à qui il est ?"
J'allais lui demander s'il ne se foutait pas un peu de ma poire, quand tout à coup le jeune revient en courant en criant : ...
- Oh regarde Phil ! ils sont bons à manger ces amandons, tiens, prends lui et prend lui aussi et ceux-là !
- Bon René ! je continue ?
- Oui oui !! tout à l'heure, mange ! Ah ils sont bons mais...
- Donc le jeune revient en criant...
- Té ! vé : trop mous, il faudra attendre encore. Bons mais pas assez gros, aussi il faudra y revenir.
- Oui tu as raison, j'y reviendrais, j'y reviendrais !

