mercredi 27 août 2014

La Collection Lambert en Avignon ET en la prison Sainte-Anne. LA DISPARITION DES LUCIOLES

La Collection Lambert en Avignon ET en la prison Sainte-Anne. LA DISPARITION DES LUCIOLES

« Alors que le grand marchand d’art Yvon Lambert annonce la fermeture de sa galerie parisienne pour décembre, une grande partie de sa collection avignonnaise est délocalisée à la prison Sainte-Anne, désaffectée depuis 2003. L’exposition La disparition des lucioles, hommage à Pasolini,  est une expérience esthétique et sensorielle qui n’oublie pas l’histoire des détenus. » (MEDIAPART)

Je ne vais pas mentir, le but premier de notre visite n’était pas l’expo de la collection Lambert mais bien son écrin, le lieu si particulier où ses œuvres étaient exposés : La prison Ste-Anne en Avignon.
Et nous n’avons pas été déçus.
Le décor est rude, émouvant, froid, inhospitalier.
Et ce qui marque, ce ne sont pas  les œuvres mais les murs auxquelles elles sont accrochées, les portes par lesquelles on y accède.
J’étais entré avec le projet de faire un billet sur l’expo, j’en suis sorti avec la conviction qu’il me faudra en faire deux voire trois. Voici le premier.

du 17 mai au 25 novembre Avignon, à la Prison Sainte Anne

Titre de l’expo emprunté au texte de Pasolini (le texte intégral ici) 

La collection Lambert est enrichie de quelques œuvres empruntées  à d’autres collections. Elle se découvre dès l’entrée de la Maison d’arrêt : au premier couloir  X.Veilhan nous montre 5 policiers sous 5 réverbères qui montent la garde (ou bullent ?). 

La plupart des œuvres se situent dans les cellules ouvertes 
ou bien quelquefois fermées, 
il faut alors – comme un maton – coller son œil au judas pour les voir




Le fait d'exposer une création comme une pile de valises dans une prison n'a pas le même impact sur le visiteur que si elle était exposée dans un aéroport.

L' exemple "Guilty" montre bien que nous sommes manipulés : l'artiste montre une femme tatouée "coupable".
Coupable , ça peut-être de chose futile comme la gourmandise,  de plus profond: d'être nue et belle nous la voyons nous comme : coupable  d'un fait grave, illégal car jugée, et emprisonnée.


KIKI SMITH, Fille avec globe.
Ainsi "La Fille avec globe " ou l'installation
 «Mannequin avec empreinte de pinceau n°50» 
ne délivrent pas le même message derriére
 une porte de prison: 
Je considére donc que le message porté par une sculpture, 
l'allégorie d'une installation peuvent
 être ici amplifiés ou bien détournés du sens initial 
voulu par l'auteur. 






Mais trève de commentaires, je vous laisse regarder ces quelques photos...












CLAUDE LEVEQUE, J'ai revé d'un autre monde


François Halard Niel Toroni, «Mannequin avec empreinte de pinceau n°50»


Tiens un Wharol ! la chaise électrique...










Article intéressant: http://www.claudinecolin.com/fr/1045-la-disparition-des-luciole


à + !

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