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mercredi 9 juillet 2025

NOTRE GRANDE DAME.

 Les grands enfants ayant prévu une escapade à Bordeaux, nous sommes montés à la capitale garder les petits. Ceux-ci sont adorables, leur énergie nous booste et secoue mon esprit de sexagénaire.

Notre mission accomplie, on s'est dit tiens, avant de redescendre si on allait visiter la toute neuve Notre Dame ?

Nous n'avons pas choisi la meilleure heure pour cette visite : 10h30 am, la queue est conséquente. Elle

commence au niveau de la cathédrale, à côté des toilettes publiques...fermées (!! d'ailleurs je me dois de râler contre la gestion en France 
de ces lieux indispensables, en Italie d'où nous revenons, comme dans la plupart des pays européens la politique urbaine respecte ce besoin essentiel, en France non. Mais comment fait-on ? Les hommes pissent comme les chiens le long des murs, d'un tronc, les femmes entre-deux voitures, ou alors il faut aller boire une verre dans un café. Quel mépris pour l'humain.)
Voilà j'ai poussé mon petit cri, c'est inaudible, je sais, ne sert à rien mais soulage.

Bon...ah oui ! La queue commence donc au niveau de Notre Dame et s'éloigne d'elle jusqu'au fond du parvis, là où une belle tribune en bois a été installée, puis revient vers Notre-Dame et se termine par un zigzag entre les barrières métalliques. Une petite demi-heure en fait car ça avance très vite et ça a même très vite passé car un couple grec nous a divertis: il s'insère incognito dans la file devant nous. Je commence à  leur expliquer que le bout de queue n'est pas là mais au fond. Ils me regardent et me disent en anglais "sorry we don't understand"
Ah les ruffians ! Alors je leur répète en anglais et leur précise que s'ils veulent tricher ok mais derrière nous ! Ils étaient de Thessa, donc comme on connaissait bien on discuté un peu, et sommes étonnés de la blancheur des pierres, elles qui avaient absorbé des siècles de pollution de toutes sortes.


Bon je digresse, je digresse et pendant ce temps tout le monde zappe et va direct aux photos !

Alors je me tais la voici la belle Dame.


Le jugement dernier, et comme d'hab, les uns les yeux vers leur dieu, les autres enchainés entrainés par un méchant diablotin

A l'intérieur, et oui je me répète c'est la blancheur retrouvée des pierres qui interpelle.

Au risque de déplaire je ne vais pas faire le guide chrétien vous expliquant tous les chefs-d'œuvre qui sont disséminés dans les nombreuses chapelles non il y a des sites très bien conçus pour ça (liens en fin d'article) La multitude des œuvres restaurées, notamment les peintures, font qu'il serait impossible de détailler tout ce qui nous intéresse. J'envie les parisiens qui peuvent de temps à autre entrer juste pour se consacrer uniquement  à telle ou telle autre œuvre.
Mais juste attirer l'attention sur des superbes toiles nettoyées comme suit
Comme ces quelques tableaux remarquables: Les Mays. Ceux-ci, grands formats (entre 3,50 et 4,50 m de hauteur) étaient commandés entre 1630 et 1707 par la confrérie Sainte-Anne-Saint-Marcel des orfèvres parisiens et offerts chaque mois de mai en signe de dévotion à la Vierge.
Ce premier représente, parmi les premiers miracles des apôtres, "saint Pierre guérissant les malades de son ombre" peint en 1635 par Laurent de La Hyre.

Cet autre May, "La Prédication de saint Pierre à Jérusalem" de Charles Poërson, resplendit par sa couleur bleue.

Encore un May où l'on voit "Doctor Angelicus" ou "Saint Thomas d’Aquin" dans l'œuvre de Antoine Nicolas "Saint Thomas d’Aquin, la Fontaine de Sagesse". Tout le monde, anges y compris s"abreuvent à ma fontaine de sagesse.

En haut n'est pas un May, mais
 une toile provenant de l'église "Le triomphe de Job" par Guido Reni mais anciennement identifiée comme "Jésus Christ recevant des offrandes de parfums et de moutons", d'auteur inconnu, et placé dans la sacristie des messes. A noter que sur le Wikipédia italien, cette toile n'est nullement mentionnée (!?).

ADDEDUM du 10/07/25: Signora Siu, s'étant enquis de l'absence de notes à propos de ce tableau, nous dégoté deux liens qui nous renseigne plus amplement sur ce Triomphe De Job. 
Grand merci, gente dame, je me prosterne à vos pieds, comme ainsi fit le peuple aux pieds de Job.

Au dessous notez un autre May "Le Martyre de Saint Etienne" par Charles Le Brun.

Parmi toutes les merveilles, je ne peux pas passer sur le nouveau reliquaire.
De 2,8 mètres de large, le reliquaire abrite en son cœur, la couronne d'épines, un fragment du bois de la Croix et un clou de la Passion, la relique est installée au centre d’une auréole avec des cabochons en verre sur fond d’or. Au sol, une pierre noire d’un côté évoquant le tombeau et une pierre blanche de l’autre évoquant la résurrection.


Et puis il y a le pauvre coq ! 

Un petit commentaire encore, l'ancien coq, rescapé du grand barbecue, est exposé. Voici quelques phrases du cartel en dessous.
"Coq de la flèche. Entreprise Monduit, d'après un modèle d'Adolphe Victor Geoffroy-Dechaume. L'incendie de Notre-Dame de Paris a suscité une immense émotion en France et dans le monde entier. Le soir même, dans un élan de générosité sans précédent, des centaines de milliers de donateurs se sont mobilisés...Le coq en cuivre qui couronnait la flèche de Notre-Dame de Paris à 96 mètres de hauteur, que l'on pensait disparu durant l'incendie, a été retrouvé le lendemain dans les décombres de la cathédrale. de Notre-Dame de Paris. Endommagé par sa chute, il est devenu un symbole de la résilience..."

Ainsi se termine le billet, il y a tant de choses à voir dans Notre-Dame de Paris qu'il serait très présomptueux de vouloir en faire le tour complet, n'est-ce pas ?

Alors à + !



https://notre-dame-de-paris.culture.gouv.fr/fr/le-grand-decor-de-notre-dame-les-tableaux
https://www.notredamedeparis.fr/visiter/visiter-la-cathedrale/
https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/les-grandes-fetes-chretiennes/careme-et-paques/371866-la-couronne-depines-a-notre-dame-de-paris/

LES TOCARDS DU MI5 DE MICK HERRON

 Parmi les polars, j'apprécie pleinement ceux dit "d'espionnage", c'est un plaisir d'enfant qui persiste en moi certainement : le rêve d'être un espion !  Je me régale trop.

Et si par la suite, la découverte de John Le Carré a entretenu le feu, celui-ci brûlotait chichement. 

Ainsi lorsque ma fille m'a offert les deux premiers romans de Mick Herron, à peine ai-je compris de quoi il retournait que déjà je jubilait :) 

Je n'écris pas de chroniques de littérature, ce qu'il y a de plus chronique chez moi étant ma lenteur, bien sûr, vous trouverez bien quelques bouts de textes d'auteurs maigrement disséminés dans le blog mais pas plus. 
Sauf quand une lecture me régale vraiment. Alors je me surprend à vouloir faire partager mon euphorie au plus grand nombre, m'imaginant certainement que les amateurs de ce genre de romans, ignorants totalement l'existence de Mick Herron et de ses récits d'espionnage, dont, maintenant planant sur mon euphorie devenue béatitude, je regarde comme de saintes évangiles au pays des agents secrets, ont besoin de mon anagogie pour enfin connaître ce divin auteur.

Mick Herron est anglais. Si l'on regarde son wiki, on voit que ses livres ne sont pas très nombreux mais de qualité : les nominations à des prix littéraires sont aussi nombreuses. Mais hélas, seulement quatre sont traduits en français.

Alors bien sûr, vous pouvez passer la case lecture et aller directement à la case Série car oui il y a la série tirée de ces romans et qui cartonne, assez réussie d'après ma fille. 

Voici les livres en question:

La Maison Des Tocards. Le premier à lire impérativement avant les deux autres. La Maison Des Tocards , c'est un peu  la poubelle des services secrets britanniques, mais une poubelle qu'on ne veut pas vider, on garde les déchets: des agents qui ont merdouillé, qu'on ne peut donc plus leur confier des vraies missions de renseignement et qu'on ne veut pas forcément jeter dans la nature. Jackson Lamb en est le chef et franchement, il est à la hauteur de sa tâche et je dirais même de ses taches...vous comprendrez pourquoi si vous ouvrez le livre. Trois choses écrites avec brio: le scénario, l'action et l'humour.

Dans ce premier tome, l'accent est mis sur un de ces agents placardisés River Cartwright, dernier arrivé qui doit comme les autres se plier à n'effectuer que du travail administratif répétitif, sauf que. Et oui ! Sauf qu' une vidéo diffusée sur Internet montre un otage menacé d'exécution et pensant à se racheter, River Cartwright décide, à l'aide de ses compagnons d'infortune, de sauver cet homme.

Avec mes quelques neurones, j'avoue ne pas avoir retenu tous les noms des tocards de suite, j'ai du mal avec ces noms anglais: j'ai dû me faire une petite liste mais à part ça, j'ai dévoré ce premier tome à pleines dents !

Les Lions Sont Morts (Prix Gold Dagger de la Crime Writers’ Association, élu polar de l’année 2013 par le Times). Sur ce deuxième tome, on gagne du temps: les personnages nous ont déjà été présentés. La mort de Dickie Bowe, ancien espion à l'époque de la guerre froide dans un bus de Londres, ne semble pas naturelle à Jackson Lamb qui connaissait bien Dickie, ils étaient en poste en Allemagne de l’Est au même moment. Lamb mène sa propre enquête  et récupère son portable qui lui révèle une magouille d'agents russes sur le point d'être mise en œuvre...Les Tocards relégués à des tâches de bureau sautent à pieds joints sur une mission qui s'avère bien délicate.

Tellement emballé par, primo, le fait que ce bouquin eut un prix et que deuxio, j'étais tellement emballé par le premier tome que le démarrage m'a paru un peu long mais la suite ne m'a pas déçue. Là comme dans La Maison Des Tocards, l'enquête est bien ficelée, l'humour plus ou moins fin de chaque personnage m'a bien plu. Et également de l'action, du suspense; un régal.

Et le troisième:


Mission Tigre. Les deux premiers romans m'ayant donné faim, j'ai attaqué Opération Tigre sans attacher ma serviette autour du cou, tant pis. Et j'ai bien fait: je n'en ai fait qu'une bouchée. Le chapitre 1 débute ainsi: Comme souvent en cas de corruption, l'histoire commença avec des mecs en costume. Une des agents du Placard est enlevée et séquestrée. On doit la libérer contre une drôle de rançon. Les caractères de chaque personnage sont bien affirmés, pas un d'entre eux ne nous est indifférent, alors quand on en perd un... (ou pas ?)

Ayant lu ce troisième tome comme on mange son dessert préféré, et bien, à la fin, j'ai la même sensation de manque: déjà fini ! il était trop petit ! Attention ! Mick Herron est addictif.

Voilà c'est tout.

Il y a bien un quatrième polar toujours dans la même veine avec le MI5 comme cadre et les même dirigeants, mais la section des Tocards n'est pas de la partie. Plus noir que les trois précédents, très peu d'humour, c'est quand même un très bon roman policier: Agent Hostile.

Sinon, pour les non-lisants, il y a la série : Slow Horses. Mais c'est dommage.

A + !