Les grands enfants ayant prévu une escapade à Bordeaux, nous sommes montés à la capitale garder les petits. Ceux-ci sont adorables, leur énergie nous booste et secoue mon esprit de sexagénaire.
Notre mission accomplie, on s'est dit tiens, avant de redescendre si on allait visiter la toute neuve Notre Dame ?Nous n'avons pas choisi la meilleure heure pour cette visite : 10h30 am, la queue est conséquente. Elle
commence au niveau de la cathédrale, à côté des toilettes publiques...fermées (!! d'ailleurs je me dois de râler contre la gestion en France de ces lieux indispensables, en Italie d'où nous revenons, comme dans la plupart des pays européens la politique urbaine respecte ce besoin essentiel, en France non. Mais comment fait-on ? Les hommes pissent comme les chiens le long des murs, d'un tronc, les femmes entre-deux voitures, ou alors il faut aller boire une verre dans un café. Quel mépris pour l'humain.)
Voilà j'ai poussé mon petit cri, c'est inaudible, je sais, ne sert à rien mais soulage.
Bon...ah oui ! La queue commence donc au niveau de Notre Dame et s'éloigne d'elle jusqu'au fond du parvis, là où une belle tribune en bois a été installée, puis revient vers Notre-Dame et se termine par un zigzag entre les barrières métalliques. Une petite demi-heure en fait car ça avance très vite et ça a même très vite passé car un couple grec nous a divertis: il s'insère incognito dans la file devant nous. Je commence à leur expliquer que le bout de queue n'est pas là mais au fond. Ils me regardent et me disent en anglais "sorry we don't understand"
Ah les ruffians ! Alors je leur répète en anglais et leur précise que s'ils veulent tricher ok mais derrière nous ! Ils étaient de Thessa, donc comme on connaissait bien on discuté un peu, et sommes étonnés de la blancheur des pierres, elles qui avaient absorbé des siècles de pollution de toutes sortes.
Bon je digresse, je digresse et pendant ce temps tout le monde zappe et va direct aux photos !
Alors je me tais la voici la belle Dame.
Alors je me tais la voici la belle Dame.
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| Le jugement dernier, et comme d'hab, les uns les yeux vers leur dieu, les autres enchainés entrainés par un méchant diablotin |
A l'intérieur, et oui je me répète c'est la blancheur retrouvée des pierres qui interpelle.
Au risque de déplaire je ne vais pas faire le guide chrétien vous expliquant tous les chefs-d'œuvre qui sont disséminés dans les nombreuses chapelles non il y a des sites très bien conçus pour ça (liens en fin d'article) La multitude des œuvres restaurées, notamment les peintures, font qu'il serait impossible de détailler tout ce qui nous intéresse. J'envie les parisiens qui peuvent de temps à autre entrer juste pour se consacrer uniquement à telle ou telle autre œuvre.
Mais juste attirer l'attention sur des superbes toiles nettoyées comme suit
Comme ces quelques tableaux remarquables: Les Mays. Ceux-ci, grands formats (entre 3,50 et 4,50 m de hauteur) étaient commandés entre 1630 et 1707 par la confrérie Sainte-Anne-Saint-Marcel des orfèvres parisiens et offerts chaque mois de mai en signe de dévotion à la Vierge.
Ce premier représente, parmi les premiers miracles des apôtres, "saint Pierre guérissant les malades de son ombre" peint en 1635 par Laurent de La Hyre.
Cet autre May, "La Prédication de saint Pierre à Jérusalem" de Charles Poërson, resplendit par sa couleur bleue.
Encore un May où l'on voit "Doctor Angelicus" ou "Saint Thomas d’Aquin" dans l'œuvre de Antoine Nicolas "Saint Thomas d’Aquin, la Fontaine de Sagesse". Tout le monde, anges y compris s"abreuvent à ma fontaine de sagesse.
En haut n'est pas un May, mais
une toile provenant de l'église "Le triomphe de Job" par Guido Reni mais anciennement identifiée comme "Jésus Christ recevant des offrandes de parfums et de moutons", d'auteur inconnu, et placé dans la sacristie des messes. A noter que sur le Wikipédia italien, cette toile n'est nullement mentionnée (!?).
ADDEDUM du 10/07/25: Signora Siu, s'étant enquis de l'absence de notes à propos de ce tableau, nous dégoté deux liens qui nous renseigne plus amplement sur ce Triomphe De Job.
Grand merci, gente dame, je me prosterne à vos pieds, comme ainsi fit le peuple aux pieds de Job.
Au dessous notez un autre May "Le Martyre de Saint Etienne" par Charles Le Brun.
Parmi toutes les merveilles, je ne peux pas passer sur le nouveau reliquaire.
De 2,8 mètres de large, le reliquaire abrite en son cœur, la couronne d'épines, un fragment du bois de la Croix et un clou de la Passion, la relique est installée au centre d’une auréole avec des cabochons en verre sur fond d’or. Au sol, une pierre noire d’un côté évoquant le tombeau et une pierre blanche de l’autre évoquant la résurrection.Et puis il y a le pauvre coq !
Un petit commentaire encore, l'ancien coq, rescapé du grand barbecue, est exposé. Voici quelques phrases du cartel en dessous.
"Coq de la flèche. Entreprise Monduit, d'après un modèle d'Adolphe Victor Geoffroy-Dechaume. L'incendie de Notre-Dame de Paris a suscité une immense émotion en France et dans le monde entier. Le soir même, dans un élan de générosité sans précédent, des centaines de milliers de donateurs se sont mobilisés...Le coq en cuivre qui couronnait la flèche de Notre-Dame de Paris à 96 mètres de hauteur, que l'on pensait disparu durant l'incendie, a été retrouvé le lendemain dans les décombres de la cathédrale. de Notre-Dame de Paris. Endommagé par sa chute, il est devenu un symbole de la résilience..."
Ainsi se termine le billet, il y a tant de choses à voir dans Notre-Dame de Paris qu'il serait très présomptueux de vouloir en faire le tour complet, n'est-ce pas ?
Alors à + !
https://notre-dame-de-paris.culture.gouv.fr/fr/le-grand-decor-de-notre-dame-les-tableaux
https://www.notredamedeparis.fr/visiter/visiter-la-cathedrale/
https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/les-grandes-fetes-chretiennes/careme-et-paques/371866-la-couronne-depines-a-notre-dame-de-paris/











